dimanche 21 juillet 2019

Les naufragés de Velloa

440 pages
Quatrième de couverture:

 XXVIIIe siècle. Suite à la destruction de la Terre, Mars et Vénus régentent le système solaire et protègent jalousement leur surface des milliards de réfugiés condamnés à l’errance et la précarité.
  Quand l’agent martien Mark Slaska découvre la preuve que l’Embrun 17, un vaisseau de naufragés à qui Vénus a refusé l’asile, a rejoint l’étoile Sigma Draconis quatre cents ans plus tôt, une vive stupéfaction s’empare des deux planètes-forteresses. Comment un appareil à peine capable de franchir la distance Terre-Vénus a-t-il pu parcourir une distance de près de 20 années-lumière de manière quasi-instantanée ? Existe-t-il une force, dans l’orbite de l’étoile, qui les y aurait invités ?
  Martiens et Vénusiens décident d’organiser une mission conjointe vers le système de Sigma Draconis. Mais, derrière l’entente de façade, les représentants des deux peuples sont bien décidés à découvrir la force mystérieuse qui se cache dans l’orbite de l’étoile, et s’en emparer pour assoir la domination de leur camp.

Mon Post-it:

La Terre n’est plus, des milliards de réfugiés errent dans le système solaire mais Mars et Vénus sont des peuples puissants aux technologies avancées, ils vont unir leurs savoirs ,afin d’envoyer une mission vers Sigma Draconis, tenter de découvrir et de s’emparer de la force capable de parcourir des années-lumière en une fraction de seconde ( rien que ça ! )
Au terme de ce voyage, ils vont découvrir Velloa une planète particulière par bien des aspects, ou les réfugiés d’Embrun 17 un vaisseau de naufragés ont élu domicile grâce à la force convoitée par les Martiens et les Vénusiens.
Dès les premières pages Romain Benassaya nous mets dans le bain en frappant un grand coup dès la première partie, le space-opéra se transforme rapidement en planet-opéra, on découvre les particularités de Velloa, son peuple, son écosystème, son IA mais c’est surtout l’histoire autour des personnages de Mark, Karen, Linea, des natifs et les autres qui font le sel de ce livre, chacun va tenter de tirer la couverture vers soi pour des causes bien différentes, l’essentiel du sujet tourne autour des rencontres aliens puissantes et bien imaginées par l’auteur qui distillent adroitement les clés pour nous apporter les éléments qui vont éclaircir nos doutes et nos intuitions, j’ai trouvé des technologies intéressantes mais que l’on retrouve dans de nombreux livres du genre ( implants, sauvegarde de personnalité, auto-réparation médicale, vision améliorée etc …) le totem quantique et le super processeur quantique, technologie qui agit sur l’espace et le temps sont bien trouvés, les périodes de réminiscences des personnages apportent de la profondeur au récit et l’intrigue qui se tient jusqu’au bout, où toutes les réponses nous sont données, pas de fin ouverte ici.
je vais m’arrêter là pour ne rien divulgâcher même si j’ai envie de vous en parler davantage tellement j’ai aimé ce livre! 
Alliance, vengeance, trahison, aventure et bien des choses vous attend dans les naufragés de Velloa, bien construit et riche avec une belle plume et un style captivant de Romain Benassaya que je découvre.
Le roman aurait pu être plus long, tant on sent qu’il y a de l’ambition et de l’envie, il n’y a pas de temps mort, un développement aurait encore amélioré le roman, ceci dit, on n’est jamais content, quand c’est trop long on veut raccourcir et quand c’est bon on en veut plus, ainsi soit il !

Ma note: 10/10 💙💙

illustration: 7/10

de Niko Henrichon, fidèle à l'histoire du livre, simple,  ça manque de netteté et de contraste, c'est dommage.

j'ai aimé la présentation de l'illustrateur en fin d'ouvrage, c'est bien joué de la part de l'éditeur.

Éditions critic avec extrait et vidéo de l'auteur qui présente son livre, Clic


lecture 4

challenge


mardi 16 juillet 2019

La débusqueuse de mondes

340 pages

Quatrième de couverture:

À bord de son cybersquale nommé Koba, D’Guéba, une créature aux allures de grenouille, parcourt l’espace à la recherche de planètes abandonnées qu’elle pourra terraformer puis revendre. D’Guéba est une experte, elle est débusqueuse de mondes.
Alors qu’elle explore l’un de ces mondes dans l’espoir de se l’approprier, D’Guéba fait la connaissance d’Otto, un Humain, seul survivant du crash du vaisseau dans lequel il était esclave pourvoyeur de rêves. Bavard, pot de colle et a priori doté d’une intelligence limitée, Otto s’invite à bord de Koba.
Alors que la batracienne a bel et bien l’intention de se débarrasser de ce passager gênant dans le spacioport où elle pense conclure une affaire, les évènements ne vont finalement pas se dérouler comme prévus…
Dans cette histoire narrée tour à tour par ses trois personnages principaux et non sans humour, Luce Basseterre nous emmène à la rencontre d’êtres étonnants et de mondes aussi riches que diversifiés.

Mon Post-it:

J’ai trouvé quelques idées intéressantes dans ce livre de Luce Basseterre, notamment  le fait de mettre en avant des personnages non-humains dans un space opéra où foisonnent des planètes peuplées d’espèces dignes d’une forêt tropicale, avec des communautés et corporations très variées, ou l’être humain n’est pas le centre de l’univers ! 

Les trois personnages principaux se partagent la narration tour à tour, D’gueba la batracienne débusque des planètes à ensemencer, à terraformer puis à revendre à ses clients, elle est accompagnée par Koba son cyber-squale, vaisseau vivant toujours entourés de ses remoras, véritables radars furtifs et puissants et Otton, esclave humain, sauvé par D’gueba.
Dans leur voyage interstellaire, la Caudata va tenter à chaque visite de planète de déposer son encombrant passager, mais Otton est rusé et la tâche n’est pas aisée, au fur et à mesure de leur périple, ils vont outrepasser leurs différences, apprendre à se connaître, à s’apprécier et une  "amitié" va s’installer. 
Des accords commerciaux vont être compromis et une planète va être disputée férocement, où  Koba va avoir un rôle essentiel.

Malheureusement, je me suis un peu ennuyé, malgré une lecture fluide, mais sans à-coups qui n'a pas aidé à me sortir de ma torpeur, les idées sont là mais pas assez développées, on passe d’une planète à l’autre en un claquement de doigt, les échanges inter-espèces sont trop survolés, ça manque de punch même s’il y a une tentative vers les cinquante dernières pages.

Ma note: 6/10

illustration: 8/10 


Le livre de poche imaginaire cliquez ici
Éditeur d'origine: Mü éditions cliquez ici


lecture 3

challenge

jeudi 11 juillet 2019

Bonheur TM

 336 pages, roman court, tome 1

Quatrième de couverture:

Demain. Quelque part dans la jungle urbaine…
Il ouvre les yeux. Se lève. Y a du boulot…
« Avez-vous consommé ? » Il contemple l’hologramme aux lettres criardes qui clignotent dans la cuisine sans parvenir à formuler la moindre pensée.
« Souhaites-tu du sexe oral ? »
La question de sa femme l’arrache à sa contemplation. Il réfléchit quelques secondes avant de refuser la proposition : il a déjà beaucoup joui cette semaine et il n’a plus très envie. Sans oublier que le temps presse.
Sa femme lui demande de penser à lui racheter une batterie nucléaire. Une Duracell. Il hoche la tête tout en avalant son bol de céréales Weetabix sur la table Microsoft translucide qui diffuse une publicité vantant les mérites d’une boisson caféinée Gatorade propice à l’efficacité. Il se lève, attrape sa femme, lui suce la langue pendant de longues secondes, puis enfile sa veste Toshiba – son sponsor de vie – et se dirige vers la porte. Dans le ciel encombré, sur les façades des tours, sur le bitume, ou simplement à hauteur d’homme, des milliers d’hologrammes se déplacent lentement au gré de courants invisibles au cœur des monades grouillantes.
Il est flic. Section des « Crimes à la consommation », sous-section « Idées ». Veiller à la bonne marche du monde, telle est sa mission. Autant dire que la journée promet d’être longue...

Mon Post-it:

Nous avons perdu notre identité, le monde a sombré dans la surconsommation, dirigé par les marques, chacun se voit attribuer un sponsor de vie, la vie est devenue consommation, un devoir civique ! qui peut être réprimé, et dans ce rôle nous suivons Toshiba et Walmart, deux flics de la répression de la non- consommation, on les découvre dans leurs vies quotidiennes à la façon d’un policier version SF. 
On ne lit pas Bonheur TM pour l’intrigue qui est légère, mais pour son côté, choc ! Et ça fonctionne.
Chaque jour, la même discipline, consommer, consommer, consommer, les verbatim répétitifs comme " avez-vous consommez " apporte cette oppression dans le récit, la pollution visuelle et auditive est permanente, le sexe et ses travers sont dérangeants, les jeux d’argent sont indécents, tout est poussé à son paroxysme, et peut même s’avérer mortifère.
Jean Baret met le doigt là où ça fait mal, une analogie à notre monde actuel, un funeste bonheur !
Ce livre j’en ai parlé autour de moi, généralement quand c’est le cas, c’est que l’ouvrage est bon et oui c’est un bon livre, même s’il y a des répétitions, même si ça dérange, même si ça choque, même si ça ne plaira pas à tout le monde, c’est la triste réalité d’un monde en perdition, individualiste, d’un Homme emprunt à la pléonéxie ? à vous de voir si vous le lirez ou pas, car, " C’est votre droit le plus absolu " ! 

Tout ça m’a fait pensé à une citation que j’aime beaucoup de Ralph Waldo Emerson : " Être vous-même dans un monde qui tente constamment de vous changer est le plus grand des accomplissements "

J’ai eu la chance de le découvrir en audio livre et la prestation de Frédéric Kneip apporte une véritable ambiance à Bonheur TM, je lirai la suite de cette façon c’est certain.

Ma note: 9/10 💙

illustration: 8/10

D'Aurélien Police, illustration accrocheuse, épurée mais qui aurait pu être encore plus "dérangeante" 



Éditions le Bélial Cliquez ici
Lire un extrait ici


dimanche 30 juin 2019

Trois hourras pour Lady Évangeline

roman court, 240 pages

Quatrième de couverture:


« Le Temps Incertain était l’un des plus puissants bâtiments militaires de sa catégorie. Il mit quatorze heures à mourir.
Au voisinage d’Esméralda, les rides de l’espace-Tau annoncèrent sa venue et froissèrent temporairement l’espace local. Si un quelconque caillou errant avait été assez gros pour endommager le vaisseau, il aurait été repoussé hors de portée.

Mais ce qui se tenait là était trop minuscule pour être affecté.

Du moins au début. »


Évangeline, jeune fille de bonne famille à la conduite dévergondée, est envoyée par son père diplomate sur un planétoïde école. Mais une étrange population d’insectes en prend le contrôle. Seule Évangeline en réchappe, au prix d’une métamorphose qui la terrifie.

Cependant, à quatorze sauts-Tau de là, le bâtiment de son père est confronté à un ennemi terrifiant : un nuage de particules intelligentes dévore littéralement les vaisseaux et les colonies humaines.

Pour survivre, Évangeline et son père vont devoir accepter leurs différences et unir leurs forces. Si c’est encore possible.



Mon Post-it:


Évangéline est une adolescente qui va être en mode survie sur le planétoïde école où elle est envoyée, elle va découvrir et utiliser ses sens de manière engagés afin de pouvoir survivre à une ruche d’insectes hostile, intrusive mais non violente, c’est une partie du livre intéressante, elle va devoir déceler le fonctionnement de la ruche, gérer ses émotions et ses pulsions, développer des capacités d’adaptations surprenantes. ( notamment la façon de se nourrir, j’ai adoré,) 
le décor est assez déroutant, c’est comme évoluer dans un intestin ( la couverture est assez explicite sur ce point)  
Pendant ce temps dans un autre environnement son père ambassadeur sur un vaisseau va lui être confronté à ce fameux nuage de particules intelligentes carnivore de métal, impressionnant et déconcertant.
D’un côté un «  ennemi » organique, gluant, chaud et de l’autre un « ennemi » froid, abstrait, violent.
Le livre fait la part belle aux héroïnes, l’humour n’est pas sans reste et l’auteur de manière intelligente alterne les chapitres tantôt Évangéline et la promiscuité avec sa ruche, tantôt sur le vaisseau du père ambassadeur où la situation est vraiment critique, puis plus on avance plus une synergie s’opère, esprit d’équipe et  coopération vont aider ce joli petit monde à se sortir de l’impasse, ils vont devoir outrepasser les différences de genre et d’esprit pour sauver l’humanité face des intelligences bien différentes.
J’ai tout simplement adoré ce livre, faire un roman court, intelligent, bien pensé sans fioritures, qui nous fait réfléchir sur les Autres, leurs façons de penser et comment appréhender la différence, ont-ils seulement conscience d’eux-mêmes ?

A lire de toute urgence

Ma note: 10/10 💙💙

illustration: 9/10 💙

de Pierre Bourgerie vraiment belle qui attire l'oeil et fidèle à l'histoire, intrigante, le contraste est beau.

Voir aussi l'avis de Au pays des caves trolls

L'atalante Cliquez ici



lecture 2

challenge 

lundi 24 juin 2019

La fleur de dieu




Trilogie, tome 1 , 336 p

Quatrième de couverture:An 10996.
L’Empire s’étend sur dix-huit mille mondes habités. Au-delà de ses frontières, vit une diaspora humaine dont on ignore tout. Dans les déserts suspendus de la planète sacré,  Sor’Ivanya, pousse la Fleur de Dieu. Ce remède à de nombreux maux est aussi un vecteur privilégié pour accéder au divin. Grâce à la Fleur de Dieu, l’Homme sait désormais ce qui advient de la mémoire après la mort. 
Alors qu’un impitoyable seigneur de la guerre fomente un coup d’état, la formule chimique de la Fleur de Dieu est dérobée par une organisation anarchiste paradoxalement très organisée. Au même moment, l’apparition sur  Sor’Ivanyia d’un enfant aux pouvoirs extraordinaires bouleverse toutes les certitudes scientifiques et religieuses de l’Empire. Qui est cet enfant ? Est-il seulement humain ? Est-il ce Messie que certaines religions ont cessé d’attendre ?

Mon post-it:

Après un début un peu laborieux dû aux allers-retours dans le glossaire (et, ils sont nombreux) ceci afin d’installer le décor et l’univers dans lequel l’auteur veut nous plonger, la suite va s’avérer beaucoup plus fluide et éclairante, l’intrigue prend forme, la fleur de Dieu va devenir le centre d’un tumulte et susciter bien des convoitises. (argent, pouvoir, psychotrope )
L’univers est vaste et les protagonistes, qu’ils soient Empereur, scientifique, religieux, anarchiste ou militaire vont à leurs façons tenter de s’accaparer les bienfaits et propriétés de la puissante et rare fleur, mais un enfant va contrecarrer leurs plans et ils vont découvrirent tour à tour l’énergie, la puissance et le mystère de celui-ci. 
Le premier tome plante le décor, j’avais un peu "peur" avant de commencer, je m’attendais à une lecture complexe qui tournerait essentiellement autour du politico-religieux, ce n’est pas le cas.
Il faut quand même un peu de motivation pour se plonger dans l’univers mais rien de rédhibitoire, certaines définitions dans le glossaire ne sont pas essentielles à l’histoire et certaines formules auraient pu être expliquées directement dans le récit, il aurait gagné en épaisseur, le déroulement de l’intrigue m’a paru assez simple et percutant, malgré quelques répétitions sur la découverte de l’enfant qui se raconte tour à tour dans chaque camp.
J’ai vraiment aimé le système des portes, les psychotropes, les transes, la biopuce … mais pour ne rien divulgâcher je ne vais pas aller plus loin.
je l’ai lu en 3 jours, c’est un tome court mais efficace, vivement la suite …

Ma note: 8,5/10

illustration: 8/10

de Pascal Casolari, colorée, dynamique et fidèle au livre, avec la fleur ou l'enfant ça m'aurait plu

Voir aussi l'avis de Le chien critique, de AnudarLes lectures du Maki

Albin Michel Imaginaire cliquez ici


lecture 1

challenge










mardi 18 juin 2019

Le chasseur et son ombre

400 pages - parution VF 2013
Quatrième de couverture:

Ramon Espejo est un dur à cuire, un homme qu’on ne pousse à bout qu’à ses risques et périls. L’ambassadeur européan en a fait l'amère expérience et l’a payé de sa vie, contraignant Ramon à s’enfuir. Pour échapper à la police, celui-ci s’enfonce au cœur d’une région encore inexplorée de la planète São Paulo et fait une découverte qui pourrait avoir des répercussions à l’échelle de la galaxie. Il est alors entraîné bien malgré lui dans une course-poursuite d’un genre très particulier. 



Un roman d’aventure intelligent et surprenant écrit par une triade d’écrivains dont le talent n’est plus à démontrer, comptabilisant à eux trois un nombre de prix record.



Mon Post-it:




Un livre écrit par une triade d’auteur, un exercice pas facile, assez réussi pour ce planet-opéra qui nous transporte au coeur de la planète « Sao Paulo », Ramon le personnage que l’on suit dans ce livre, va devoir quitter la ville à la suite  de sérieux ennuis  et s’engouffrer dans une région inexplorée pour se faire oublier, il y fera une découverte surprenante, d’une entité alien étonnante et endémique.
Ramon Espejo tenue en laisse par un lien organique « le sahael »   va devoir faire preuve de ruse pour  remplir le contrat qui lui permettra de se libérer du joug de ce monstre, alors va s’ensuivre une course-poursuite vraiment atypique ( et c’est là tout le sel du livre). Ramon et Maneck ( oui, l’alien à un petit nom) vont se découvrir au fil des pages et l’humain va en savoir plus sur l’autre espèce d'alien « les Enye d’argent « qui l’ont fait venir sur cette planète et qui ne sont peut être pas si bien attentionnés que cela !
Il devra prendre la bonne décision pour préserver la galaxie ( même si l’enjeu n’est pas aussi grand que l’annonce la quatrième de couverture ), le thème de la morale est central dans ce livre. 
Malgré un bon début et des idées intéressantes le récit est plombé par une lenteur et un manque de rythme par moment, à moitié pardonné grâce à un format court, une écriture vraiment fluide et une aventure originale qui m'a plu.


Ma note: 7,5/10

illustration: 10/10 💙

Hervé Leblan, une parfaite réussite, j'adore !

Voir l'avis de Baroona


Folio SF, Cliquez ici

mardi 11 juin 2019

Réjouissez-vous, percé jusques au fond du coeur

512 pages

 Quatrième de couverture:

John Allaire eut le privilège de voir le premier les nuages se disperser dans le ciel pour dévoiler la forme légèrement incurvée d’un gigantesque objet solide.

« Comme le dessous d’une assiette en porcelaine. Puis une lueur s’est mise à briller au milieu. À briller comme pas possible. J’ai dû me protéger les yeux, mais ça m’a pas empêché de voir descendre le faisceau de lumière. Droit sur une femme – qu’était à guère plus de cinq mètres de moi. Elle a pas eu le temps de comprendre ce qui lui tombait dessus. »

Margot Revette confirma. « Elle marchait tranquillement. D’un coup la lumière l’a aspirée, puis plus de lumière, et plus de femme non plus. »

Un Premier Contact sans contact*. Les extraterrestres sont arrivés, mais pas d’extraterrestre à l’horizon.

Attention pourtant : l’Intervention commence. Et vous n’avez pas idée du chambardement. 


* À une exception près : Samantha August, romancière de science-fiction canadienne.

Mon Post-it:
Notre humanité n’a pas réussi le challenge, l’état de notre monde est critique !
cette analyse qui acte la première partie du livre est un rappel de notre situation, une intervention est nécessaire et elle sera extraterrestre. 
Un premier contact qui se fera par l’intermédiaire de Samantha August, autrice de SF Canadienne,
E.T  va commencer par mettre le holà à la frénésie de destruction de notre habitat, de la violence, de la pollution et
nous donner un véritable défi, chercher une nouvelle définition de la nature humaine pour sauver notre planète et notre humanité ! les gouvernements vont devoir aller au-délà du nombrilisme auquel ils ont l’habitude, dépasser leurs clivages.
C’est une réflexion sur notre monde actuel, un cri du coeur de Steven Erickson pour notre avenir, l'idée que nous ne puissions pas nous en sortir seul, de faire intervenir un force supérieur pour filer un coup de pouce à tout ce merdier est une belle idée.
Alors, certes il y a des sujets forts dans ce livre de premier contact/anticipation ( écologie, démographique, sur la violence, la politique, le psychisme … ) qui m’ont plu, mais le côté SF est trop effacé et le récit trop linéaire parfois verbeux, c'est vraiment dommage car cela aurait pu être un roman "coup de poing" dans l'air du temps.

Ma note: 6,5/10

illustration: 6/10 

photographie de Shutterstock, je comprends cette illustration après avoir lu le livre, mais quand même c'est pas extra.


Éditions L'Atalante cliquez ici


jeudi 6 juin 2019

Les enfants de Poseidon 2 - Sous le vent d'acier

Poche, 768 pages, trilogie


Quatrième de couverture:

L'une vit sur terre dans un monde qui change, tandis que l'humanité explore de nouveaux modes d'existence. L'autre est partie dans l'espace lointain enquêter sur l'ultime périple d'Eunice Akinya et sa découverte d'une science physique révolutionnaire. La troisième voyage à bord d'un vaisseau générationnel à des années-lumière de la Terre, vers une planète abritant un fascinant labyrinthe extraterrestre. Toutes trois sont une seule personne : Chiku Akinya, et revêtent une importance capitale pour notre avenir dans l'espace. Et toutes trois sont en grave danger...

Mon Post-it:

Un second tome bien ficelé et à la hauteur, plus prenant que le premier volume, de par sa "quête" spatiale pour rejoindre Creuset, exoplanète habitable, le récit essentiellement basé sur un personnage "Chiku" (oui c'est son nom !).
Le tour de force d'Alastair Reynolds, c'est l'idée de cloner Chiku et de suivre l'aventure de chacune d'elles (elles sont trois du coup) dans des contextes différents mais qui s'unissent pour un seul et même but ( j'arrête là, pour ne rien divulgâcher)
Elles vivent leur vie indépendamment mais peuvent se synchroniser et se "nourrir" les unes des autres; bref les idées foisonnent et se consolident ( IA s'est renforcée, les Tantors, les humains vivent plus longtemps, l'histoire de la bille messagère, j'adore ! et bien d'autres choses...) 
Voilà un livre qui m'a fait vibrer même si encore une fois, le livre aurait pu être un peu plus court, mais c'est soigné, travaillé et la fin est convaincante. 


Ma note: 9/10 💙

illustration: 8,5/10

de Dominic Harman, bien mieux que le premier tome, plus lumineuse et bien en phase avec l'histoire.

Voir aussi l'avis de Un papillon dans la lune, de Lorhkan et Le culte d'Apophis



mardi 4 juin 2019

Les Enfants de Poseidon 1 - la terre bleue de nos souvenirs

Poche, 768 pages, Trilogie
Quatrième de couverture:

Au XXIIe siècle l’Afrique est devenue la première puissance économique et technologique grâce à l’empire industriel bâti sur la famille Akinya sur l’exploration spatiale. Mais ses enfants Geoffrey et Sunday ont rejeté cet héritage pour se consacrer à leurs propres passions, l’intelligence animale et une carrière artistique. La mort soudaine de leur grand-mère, pionnière de l’espace, va les projeter dans une course désespérée contre leur propre famille et d’autres puissances à l’affût d’un terrible secret… Une révélation qui pourrait bien faire voler leur univers idyllique en éclats.

Mon Post-it:


La grand-mère de Sunday et Geoffrey va leur laisser un héritage qui bien malgré eux va leur faire vivre des aventures dont le système solaire sera leur terrain de "jeu", dans ce Space-Opera, j'ai trouvé beaucoup de bonnes idées ( notamment sur les technologies de communications, IA, et biens d'autres), mais aussi une petite sensation d'éparpillement , on sent bien qu'Alastair Reynolds déborde d'imagination.
En dépit de cela, c’est bien construit, riche et plutôt accessible à condition d’être motivé !
Un premier tome que j’ai trouvé un peu long qui aurait mérité quelques passages percutants, j’ai perdu pied par moments, mais l’auteur sait nous accrocher, attiser notre curiosité.
J’ai quand même  passé un bon moment de lecture et je vais donner mon avis sur le tome 2, bien meilleur... ici

Ma note: 7,5/10

illustration: 7/10

De Fred Augis, l'idée du livre est là, c'est un peu sombre.

Voir aussi l'avis de Un papillon dans la lune


samedi 1 juin 2019

Le choix

96 pages, novella 

Quatrième de couverture: 



Ils sont amis depuis toujours, ils ont seize ans ou presque. Damian vit et travaille avec son père, éleveur de crevettes et cogneur d’enfants. Lucas s’occupe de sa mère, ancienne passionaria d’un mouvement écologiste radical clouée au lit par la maladie dans la caravane familiale. Le monde est en proie à un bouleversement écologique majeur — une montée des eaux dramatique et une élévation de la température moyenne considérable. Au cœur du Norfolk noyé sous les flots et écrasé de chaleur, la rumeur se répand : un Dragon est tombé du ciel non loin des côtes. Damian et Lucas, sur leur petit voilier, entreprennent le périlleux voyage en quête du mystérieux artefact extraterrestre, avec en tête un espoir secret : décrocher la clé des étoiles…



Mon Post-it:


Un livre vraiment court, qui va à l’essentiel, à travers l’aventure de deux ados curieux d’un artefact extraterrestre tombé du ciel, sur une terre écologiquement en perdition (rapport à notre époque, pollution, mer de plastiques etc ), ils vont apprendre que la vie est parfois cruelle, faite de choix et d’incertitude.
Ils viennent d’un univers familial différent, et le choix qu’ils vont faire en découle assez directement (à mes yeux en tout cas).
Récit parfois violent, jamais malsain,  Paul J. mcAuley nous montre aussi que les rapports humains sont parfois ambivalents, la partie SF est légèrement en retrait mais ne gâche en rien le plaisir, la fin est pleine d’espoir et symbolique. (l’arbre) 

ma note: 7/10

illustration: 7/10

D'Aurélien Police, au début et pendant la majeure partie du livre, je ne comprenais pas cette illustration mais j'ai compris le symbole qu'il a voulu mettre en avant et je salue cette idée.


Voir aussi l'avis de l'épaule d'Orion




Collection Une heure-lumière, Le Bélial cliquez ici


vendredi 31 mai 2019

Bios

320 pages

Quatrième de couverture:

Situé à des années-lumière de la Terre, Isis est un monde verdoyant à l'écosystème complexe. Un monde classé zone de biomenace de niveau 4. La moindre molécule de son biotope est capable de tuer un être humain au terme d'une terrifiante agonie.
Et pourtant, Isis constitue la découverte la plus prometteuse de ce XXIIe siècle: berceau d'une vie fondamentalement différente, elle pourrait en miroir éclairer notre propre nature.
Zoé Fisher a été conçue pour explorer Isis.Son organisme a été génétiquement optimisé pour s'adapter à l'environnement inhospitalier de cette planète; sa personnalité patiemment construite autour de cette seule mission.
Quels dangers imprévus Zoé affrontera-t-elle sur cette planète grandiose et meurtrière ? devra-t-elle sacrifier son humanité pour en découvrir tous les secrets ?

Mon post-it:

Un bon Planet-opéra court et percutant. Avec son écosystème hostile à l'homme, la planète Isis va donner du fil à retordre à nos explorateurs, les rapports humains dans cet environnement à huis clos étrange et agressif vont devenir complexes, et pour cause, quand une menace invisible tente de vous éliminer, rien n'est facile.
Tout cela débouchera sur une fin qui sera prenante et inhabituelle, même si on la devine avant d'en avoir la chute.
Alors oui, vu le format court du livre, Robert Charles Wilson a fait le choix de survoler les thèmes notamment, l'écosystème d'une planète, le rapport humain en milieu hostile, la puissance des sociétés mondialistes, les émotions, les technologies futuristes.
Cependant, c'est bien réalisé, c'est fin, c'est subtil !
Certains lecteurs resteront sur leur faim, tellement c'est court et d'autres le trouveront suffisant comme moi, dans tous les cas vous passerez un bon moment de lecture.

ma note: 9/10 💙

illustration: 7/10

D'Alain Brion, illustration qui manque de pep's mais qui reflète l'idée du livre, Zoé Fisher sur Isis 

Voir aussi les avis de Un papillon dans la luneLes Chroniques du Chroniqueur


FolioSF cliquez ici