vendredi 15 janvier 2021

La Mort de la Terre

 

Audio 3 h 08


Mon Post-it:

L'histoire nous raconte la fin tragique de l'homme et des êtres vivants de la terre. 
Des phénomènes sismiques ont détruit les villes et transforment la terre, des gouffres énormes, des failles gigantesques, les océans ont été engloutis, plus de vie sauvage, les animaux domestiques n'ont pu s'adapter, les bois, les landes, les marais ont disparu, l'air et l'eau se raréfient, l'ère de l'anthropocène est révolue, bienvenue dans l'ère du minéral !

En effet, la planète est rongée par une calamité, les ferromagnétaux, les humains tentent comme ils le peuvent de s'en protéger, les oasis où ils vivent sont vitales pour la survie de l'espèce et la recherche d'eau, indispensable.
Targ est le pilier du récit, c'est lui que l'on suit dans le livre, il est avec son groupe, sa soeur Arva et sa compagne Êré, ensemble, désespérément, ils bougent comme des nomades, dans l'espoir de trouver d'autres oasis qui s'assèchent avec le temps et par le manque de pluie aussi.
Les planeurs et motrices apportent un soutien aux hommes, une aide limitée. 

Quelquefois, une douce euthanasie volontaire peut être utile pour garantir suffisamment de ressources pour tous.
 L'humanité qui fût jadis vingt-trois milliards, se voit revenir comme un boomerang ses excès et rebuts de l'ère industrielle, tous les déchets magnétiques issues des fers de constructions et cie.

Un récit qui met la race humaine à genou jusqu'au dernier homme, sans concession, j'aurais aimé voir quelques points développés, mais J.-H. Rosny Aîné va à l'essentiel et il le fait bien, même si l'on ressent un peu les années passées (écrit début 1900).
C'est aussi sombre voire plus que Génocides de Thomas Disch, qui traite du même thème, la fin de l'humanité...

Ma note:  8/10

Voir les avis de : NevertwhereLe chien critique, ...





samedi 9 janvier 2021

Blade runner: the final cut

 

1h57

Le pitch du film:

Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les réplicants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d'un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés "hors la loi". Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d'exécution, mais de retrait..







Dans ce film de Ridley Scott sortie en 1982 adapté du livre de Philip K.Dick, j'en avais un vague souvenir, mais alors très loin, mais j'ai compris pourquoi. J'ai donc profité pour regarder sa dernière version remastérisée " the final cut " (2007) pour me remémorer la chose, autant le dire de suite, c'est d'un ennui mortel !
Pas étonnant qu'il est obtenu un échec à sa sortie et malgré les multiples versions, cela n'a pas amélioré sa cote. 
Le fond est intéressant, la forme beaucoup moins, l'idée des androïdes ultras aboutis, que l'on peut confondre avec des humains, il faut pour les différencier, les tester émotionnellement (par les pupilles notamment), le côté psychologique des réplicants qui pensent vraiment être humains et qui cherchent l'émancipation, la liberté par le biais de son créateur et l'amélioration du programme nexus 6.
Pour le reste, c'est quelquefois too much visuellement, que l'on n'en a mal aux yeux, parfois soporifique. (j'ai même piqué du nez par moment, c'est dire !) 
Les acteurs, globalement, sont bons, les décors pas à la hauteur, l'éclairage parfois trop sombre ou trop intense, bref, c'est pas top tout ça. C’est clairement pas le meilleur film de Ridley Scott.

Je n'ai pas lu le livre, mais j'imagine sans peine qu'il est largement au-dessus, encore un titre à mettre sur ma whishlist.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? 




Ma note:  3/10

La note famille:   3/10 


C'est par ici





jeudi 7 janvier 2021

Les Profondeurs de la Terre

 

284 pages


Quatrième de couverture:

Gundersen, qui fut administrateur de la planète Belzagor, séduit par son mystère, revient sur ce monde après qu'il a obtenu son indépendance.

Il sait que Belzagor détient un secret que personne n'a percé.

Et il s'enfonce dans la jungle épaisse à la recherche d'un impossible Pays de la Transformation.

Mon Post-it:

Située à des années-lumières de la Terre, la planète Belzagor, ancienne colonie exploitée pour ses métaux précieux et pierres précieuses, libre depuis plusieurs années, voit son ancien administrateur revenir, Edmund Gundersen, personnage que nous suivons, et qui va nous faire découvrir cette planète aux cinq lunes. 
Mais Gundersen n'est pas là par hasard, il veut se rendre sur 
" La montagne de la renaissance ",et connaître le secret, le mystère des Nildoror, espèce herbivore de Belzagor et des Soulidoror, bipèdes carnivores.
Dans son pèlerinage, on va apprendre les spécificités de ce monde, ses traditions, la faune et la flore, j'ai adoré la découverte, le poste des serpents et son venin hallucinogène, l'étrange mer de poussière, le jardin magique, les champignons mobiles, pseudopode et tutti quanti.

On comprend au fur et à mesure, que la balade a aussi un autre but, notre guide veut se repentir, il n'avait pas compris la beauté de ce qui l'entourait et des êtres sensibles et délicats à qui il a pu faire du tort, ces autochtones dotés d'intelligence.  Gundersen qui parle le nildororu (langue des deux espèces principales) va s'enfoncer de plus en plus loin jusque dans le pays des brumes, il croisera en chemin d'anciens camarades restés à l'époque sur la planète et apprend sur lui-même, son état d'esprit évolue, prend conscience de ses fautes, cependant va-t-il trouver ce qu'il est venu chercher, va-t-il réussir sa métamorphose ?

Un excellent planet opéra, court, exotique, méditatif, positif avec un très beau message à la fin, sans " gnangnantiser " je précise, décidément Robert Silverberg me réussit bien.

Concernant l'hommage fait ici par Silverberg à Joseph Conrad pour son chef d'oeuvre " Au coeur des ténèbres ", je ne me prononce pas, car je ne connais pas l'oeuvre.

Ma note:  9/10        

D'autres avis,       Lorhkan, ...

lundi 4 janvier 2021

Vita Nostra

Roman, 528 pages 


Quatrième de couverture:

Vita nostra brevis est, brevi finietur…
« Notre vie est brève, elle finira bientôt… »

C’est dans le bourg paumé de Torpa que Sacha entonnera l’hymne des étudiants, à l’« Institut des technologies spéciales ». Pour y apprendre quoi ? Allez savoir. Dans quel but et en vue de quelle carrière ? Mystère encore. Il faut dire que son inscription ne relève pas exactement d’un choix : on la lui a imposée… Comment s’étonner dès lors de l’apparente absurdité de l’enseignement, de l’arbitraire despotisme des professeurs et de l’inquiétante bizarrerie des étudiants ?

Mon Post-it:

Vita Nostra est un roman en trois parties, pendant trois ans, nous suivons Sacha, une adolescente de dix-sept ans dans sa vie familiale et étudiante, l'histoire se situe principalement au sein de l'institut spécial et de son internat.
Après une étrange sélection pour intégrer cette école particulière, l'enseignement débute, peu d'informations sur l'objectif, le but, le récit nous maintient volontairement dans le brouillard, même Sacha et ses camarades apprennent dans les matières spéciales des choses qu'ils ne comprennent pas. Comme le récit est centré sur Sacha, on a l'avantage de découvrir en même temps qu'elle les événements, les sensations, et j'ai trouvé ça ingénieux. Les professeurs sont assez froids et autoritaires, la vie dans l'internat est plutôt ordinaire dans ce genre d'établissement, la psychologie des personnages est bien développée, l'intrigue est excellente, et malgré que l'on nage dans l'inconnu, il y a un côté addictif et on tourne les pages pour avoir les réponses. Entre chaque semestre, année, Sacha prend le train pour rentrer chez sa mère et son beau-père, des retrouvailles parfois tendres, parfois compliqués.

Le rythme lent, linéaire et toujours ce flou à la moitié du livre, ça m'a un peu lassé, assommé, malgré tout, j'ai toujours cette curiosité de connaître la finalité de tout ça, la lecture est vraiment fluide, alors je continue.

Ils grandissent, deviennent adultes, avec toute cette période liée aux relations amoureuses, aux émotions, aux peurs, aux doutes, aux contradictions, aux échecs ... Même si on s'en doute, on comprend que Sacha a un potentiel hors norme, qui la place tantôt au creux de vague, tantôt au-dessus des autres, tout comme eux, on ne comprend toujours pas le but de cette instruction, théorique et pratique. 

La dernière partie nous éclaire, enfin presque, Sacha a pris de la puissance, sa métamorphose commence, son élévation est impressionnante, c'est subtil et déroutant en même temps, le problème, c'est que les auteurs utilisent parfois des concepts qui m'ont paru abstraits, métaphoriques, j'avoue ne pas avoir saisi toutes les subtilités, ou en tout cas, j'en fais une interprétation peut être erroné, de ce qui pour moi ressemble à l'expérience de la réalité, l'expérience de la vie ! 

Il vous faudra le lire pour vous faire votre propre interprétation de cette lecture originale, c'est vrai, il faut s'accrocher, il faut le vouloir, passer les étapes afin d'y découvrir le message qui se cache derrière, je suis content de l'avoir lu, c'est fin, subtil, captivant et en même temps, c'est déroutant, mystérieux, insaisissable !


Ma note:  7,5/10


D'autres avis,  Gromovarl'épaule d'OrionSometimes a bookTigger LillySur mes brizéesCélindanaéLuneOmbresBonesLorhkanRefletsSFBaroonaVertChut ... Maman lit !AnudarYuyineLe bliblocosmeJust a word, Le syndrome quickson, La bibliothèque derrière le fauteuil...  n'hésitez pas à vous signaler 

 

Russie  

C'est par ici



2020





 

jeudi 31 décembre 2020

2020, le Post-it !

 

Une deuxième année pour le tout petit blog du Post-it SFFF, mon avis, mon ressenti sur un petit bout de papier !


J'aime ce format, j'aime aller à l'essentiel, j'ai parfois une petite frustration à laisser de côté des éléments du livre pour rester dans ce format, ça m'oblige à me creuser la tête pour tout faire entrer dans ça 👇



Mais j'adore ça ! et j'ai même la sensation d'y parvenir plus facilement maintenant, sûrement l'expérience ! lol
Bref, passons au bilan de 2020:

Quelques chiffres quand même, lu cette année:

     - 22 romans
     - 2 essais sf
5 fix-up
     - 6 Novellas
        - 20 nouvelles
       - 3 audiobook

Pour un total de 43 Post-it !




Mon top 2020:

Ma meilleure lecture de l'année:

Un chef d'oeuvre,
Le Post-it


Mes coups de coeur 💙:


essai, Le Post-it
Le Post-it
essai, Le Post-it


Le Post-it

le Post-it

et aussi les deux nouvelles " En apprenant à être moi " de Greg Egan ici et " Ceux qui partent d'Omelas " de Ursula Le Guin  


Mentions spéciales pour:

le Post-it

et les nouvelles " Immunité " de Philip K.Dick ici, " Steve et Fred " de Max Brooks , et " Fille de l'espace " de Audrey Pleynet ici

En audiobook:

le Post-it


Ma participation aux différents challenges 2020







Et un grand merci pour vos commentaires, échanges et conseils tout au long de l'année.















dimanche 20 décembre 2020

Avec du sang sur les mains

 

Novella



Mon Post-it:

Dans cette première novella tiré du livre qui arrive dès les premiers jours de 2021, " l'émissaire des morts ", nous suivons l'héroine Andrea Cort qui est au coeur d'un accord commercial entre espèces sur la planète des Zinns, une espèce extraterrestre non-violente à la morphologie originale, bien décrite par l'auteur, j'aime beaucoup les contacts inter-espèces et l'inventivité des auteurs pour créer tout cet univers, même si, ici, ce n'est pas beaucoup développé, format oblige.
Andrea, personnage ambivalent, doit faire en sorte de valider cette mission/accord, qui fera bénéficier à l'espèce humaine d'une avancée technologique considérable.
Le problème, c'est qu'une rencontre fortuite va provoquer un chamboulement, qui au départ parait démesuré, incompréhensible puis au fur et à mesure du récit, on se pose des questions sur le concept de l'intrigue, l'ensemble se dévoile peu à peu et l'on comprend mieux ou veut nous mener Adam-Troy Castro, l'aspect thriller est alors clair, moins pour le côté enquête que je n'ai pas vraiment ressenti.
J'ai vu la fin arrivée, globalement les idées sont sympas et l'histoire m'a plu, j'ai pensé à ma très bonne lecture de Grand central arena cette année avec l'héroine Ariane Austin, mais la nouvelle "Avec du sang sur les mains" et quand même en deçà (même si j'ai conscience que c'est difficile de comparer une nouvelle/novella avec un roman)
Reste à lire le livre en Janvier pour découvrir la suite ...

Vous pouvez la télécharger gratuitement en epub ici

Ma note:  7/10

D'autres avis : YogoGromovarApophisArtemus dadaAlbédo, ...


31/52

c'est par ici




jeudi 17 décembre 2020

La Chose

 

Novella - 128 pages


Quatrième de couverture:

En Antarctique, quelque part.
Enfoui sous la glace, aux abord d'un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé gisant là, sans doute, depuis des millions d'années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Doucement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l'aspect terrifiant. Et les questions de traverser l'équipe de chercheurs : qu'est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N'ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

Mon Post-it:

Je n'ai jamais vu le film, c'est donc une totale découverte pour moi, plutôt intéressante quand on sait en quelle année elle a été écrite (1938), l'histoire ne parait pas si vieillotte que cela, malgré tous les livres, films et séries qui traitent d'une chose, d'un monstre et Cie. (j'imagine que la traduction doit y être aussi pour quelque chose)
D'abord ce que j'ai aimé, c'est la vitesse à laquelle l'auteur nous plonge dans l'ambiance avec la découverte de la chose, puis le côté anxiogène qui va se faire sentir au sein de l'équipe, suspicion, méfiance vont donner au récit un côté nerveux,  le format est court, John W. Campbell va à l'essentiel, et ça me plaît.
Cette chose âgée de vingt millions d'années, et beaucoup plus évoluée que ce que l'on pourrait croire et bénéficie de capacités complexes qui va mettre le doute à ce petit groupe, et c'est là, la force de cette novella, c'est cette capacité à jouer avec le psychologique plutôt qu'avec la violence, j'adore quand le gars regarde son collègue et se demande, t'es humain ou pas toi ? C'est malin, c'est  excellent !
Alors, évidemment, les personnages sont pas super développés, mais le sujet, c'est La chose venue d'ailleurs, la fin est un peu, comment dire, à l'image de la chose, spéciale ! 
Je vais du coup tenter de voir au moins un des films proposés, histoire de compléter la chose ...

Ma note:  8/10



30/52

c'est par ici, Clic


dimanche 13 décembre 2020

roma aeterna

 

544 pages - fix-up



Quatrième de couverture:

Et si l’Empire romain n’avait jamais disparu ?
Voici l’histoire parallèle d’un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana.
Le christianisme y est inconnu, ne serait-ce que parce que les Juifs n’ont jamais réussi à quitter l’Egypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’Empereur élimine un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’islam.
La technologie évolue plus lentement que dans notre continuum. Vers l’an 2650 A.U.C. (Ab Urbe Condita : depuis la fondation de la Ville), qui correspond à la fin de notre XIXe siècle, le téléphone existe et l’automobile fait son apparition.


Mon Post-it:

J'avais envie d'histoire et de fiction, je n'ai pas été déçu, dans Roma aeterna nous suivons l'évolution de l'empire romain pendant deux mille ans, ou vont se succéder les césars, les histoires de ce fix-up sont quasiment toutes semblables, elles sont vécues et racontées du point de vue d'un proche de l'empereur en place ou en tout cas de personne dans les hautes institutions, les personnages nous font vivre leurs vies dans leurs époques, ainsi que toutes les mutations de la société, les tribulations et manigances.

Les récits sont extrêmement bien construits et l'auteur réussit facilement à nous immerger, on se prend au jeu de l'intrigue presqu'à chaque fois, et l'auteur est fort à ce jeu là, tellement, que parfois à la fin d'une époque, j'en voulais plus, et finir là comme ça, c'était dur !

On déambule dans les bas-fonds de Rome, on découvre la grandeur et les décors décrits sont incroyables, la tentative de conquête de la Nova Roma (nouveau monde) est originale et va donner du fil à retordre aux Romains, parfois au bord de la rupture, mais Rome garde le cap et rien n'est trop beau pour Urbs Roma, la mère de toutes les cités, la capitale du monde, la métropole impériale.

On peut reprocher à Roma aeterna un manque de montée en puissance, puisque les récits se suivent et se ressemblent finalement, même si chaque époque est différente sur la forme, la technologie n'évolue pratiquement pas, elle est d'ailleurs peu abordée, elle arrive en toute fin du livre, ce qui fait que l'on a une sorte de stagnation, comme un moyen-âge-renaissance tout du long, personnellement cela ne m'a pas gêné même si j'y ai pensé, mais on y est tellement bien ! Pour pinailler un peu, j'avoue aussi qu'une session gladiateur, ne m'aurait pas déplu, mais bon ...

Le deuxième et dernier texte sont à mes yeux les moins bons, surtout le dernier qui dénote avec le reste.

Si vous aimez l'histoire et l'imaginaire, n'hésitez pas, c'est un livre de haute couture qui brosse merveilleusement bien vingt siècles de ce qu'aurait pu être l'Imperium romanum, une uchronie de qualité.


Ma note: 8,5/10


Vous pouvez voir les avis de XapurL'aventurier des rêves, ...


29/52

c'est par ici


Côté jeu de plateau:

Carpe diem 

Rome, en l'an 1 avant J-C. En temps que patriciens influents, vous avez entrepris d’améliorer les quartiers de votre cité. 
Suivez la devise “carpe diem” et saisissez le bon moment pour vendanger et pêcher, puis vendez ces marchandises au marché pour gagner un maximum d’or. Construisez des logis pour vos serviteurs : ils seront plus diligents et plus productifs. Et n’oubliez pas votre propre villa ! Elle vous rapportera beaucoup de prestige.



de 2/4 joueurs, niveau de difficulté intermédiaire.





vendredi 27 novembre 2020

voyage sous les flots

168 pages


Description:

Aventures extraordinaires de Trinitus — rédigées d’après le journal de bord de L’Éclair

L’Éclair reprit sa marche, et s’enfonça dans l’abîme. La largeur du tunnel était considérable ; la lampe du bateau, éclairant la masse liquide qui remplissait le gouffre, ne jetait sur ses parois qu’une vague lueur. On y distinguait pourtant quelques actinies et des poulpes, fixés aux aspérités de la pierre. Sur les bas-fonds rampaient des oursins et des crabes ; dans les sombres retraites de la voûte se remuaient confusément des êtres indéfinissables.


Mon Post-it:


Voyage sous les flots (1867-1868), court roman écrit par Aristide Roger qui est en fait le docteur Jules Rengade, vulgarisateur scientifique dans le domaine des sciences naturelles, chroniqueur médical et journaliste, et prédécesseur de Jules Verne avec son " vingt mille lieues sous les mers " (1869-1870), c'est cela qui m'a donné envie de découvrir cet ouvrage.

On part à bord de " L'éclair " un submersible qui fonctionne à l'électricité, invention du savant Trinitus, qui doit partir à l'autre bout du monde afin d'essayer de retrouver sa femme et sa fille qui ont subi un naufrage lors d'un voyage en paquebot.

Embarque avec lui, Marcel un ami et Nicaise, un jeune homme amoureux d'Alice la fille de l'inventeur.

Tout est prévu, des rations nutritives mise au point par le chimiste Liebig, système qui permet de distiller l'eau de mer, l'apport d'hydrogène pour la cuisine, l'évacuation de l'acide carbonique, c'est précis et cohérent.

Puis, notre équipe au départ de Calais met cap sur les Açores,  l'auteur va nous en apprendre beaucoup sur la formation de ces îles, la cheminée de Ténériffe, la mer des Sargasses, le Gulf Stream, un véritable cours de géographie physique, les courants océaniques, et une leçon d'histoire naturelle fort sympathique.

Vers le Cap de Bonne-Espérance, les choses vont se corser, tempête, échouage en terre Victoria dans l'Antarctique, avarie, et bien sûr une lueur d'espoir, qui va les amener vers les régions équatoriales et les tribus peuplant les îles du pacifique ou peut être retrouveront-ils les disparus ?

Un livre intéressant pour le voyage, l'imaginaire du petit sous-marin " l'éclair ", et toutes les parties explorations sous-marines,  les péripéties de notre trio audacieux ajoute un poil d'intrigue.

  Évidement, on ressent l'écriture d'antan, et si vous n'êtes pas allergique au " soudain, tout à coup ", ce court roman classique français pourrait bien vous plaire pour changer un peu de Jules Verne.

Ma note: 7,5/10

Vous pouvez le lire gratuitement sur le site de la BNF ou pour quelques euros sur ArchéoSF










 


 

jeudi 26 novembre 2020

La Saga de Hrolf Kraki

 

400 pages


Quatrième de couverture:

Il est l'héritier des ténèbres. Son père est mort dans un odieux complot. Son grand-père a péri de la main même de son propre frère... Il est le fils du pouvoir. Dans ses veines coule le sang des Skjoldung, souverains d'un Danemark impitoyable et sauvage. Il est Hrolf Kraki, le plus grand prince danois du Haut Moyen Âge, né d'un amour incestueux, en guerre pour accéder au trône. Voici le récit d'une époque où régnait la magie des runes, où les êtres surnaturels marchaient aux côtés des hommes, où l'Histoire s'appelait Destinée et avait pour couleur celle du sang versé.

Mon Post-it:

Une très bonne retranscription de la saga d'Hrolf Kraki par Poul Anderson, dans un style romancé de bien belle manière, tout en respectant la trame originale de cette légende nordique.
Une histoire qui m'a vraiment rappelée par moments, pour le style, l'excellent " les rois maudits " de Maurice Druon (que je vous conseille au passage) et aussi pour la partie vengeance, complot, coup bas, tromperie etc. 
L'histoire commence avec le roi Halfdan, qui est assassiné par son frère Frodi, frère jaloux et avide de pouvoir, qui va tenter de retrouver les fils du défunt roi pour s'assurer que la voie est libre.
À partir de ce moment, les personnages vont se succéder et on prend plaisir à découvrir ce récit fou, dont je vous laisserez le loisir de constater, mais sachez que l'on ne s'ennuie pas, l'auteur est un merveilleux conteur, et tout y est, berserkers, incantations, runes, sorcellerie, trolls, champions, tout pour nous faire passer un très bon moment.
Il y a des héros autour d'Hrolf Kraki qui font le boulot, respectable et fidèle, notamment Svipdag, Hvitserk, Hjalti, Bjarki, pour n'en citer que quelques-uns, les quelques scènes de combats, batailles sont bien décrites, pas trop longues et la fin de cette saga légendaire est brillante, même si elle est attendue.
Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce livre, avec une part de fantasy finalement pas trop présente et c'est très bien ainsi, c'est pour moi, un prolongement à la série " Vikings " qui m'a enchanté et permis de découvrir ce livre, j'avais déjà aimé " l'épée brisée " de Poul Anderson, mais La saga de Hrolf Kraki est de mon point de vue meilleure. 
Si vous aimez ou avez envie de découvrir les légendes nordiques, la culture et mythologie viking de façon plus divertissante alors foncez, vous ne serez pas déçus ! 

Ma note:  9/10

Voir les avis de, CélindanaéGromovarLorhkanNebal, ...


un jeu de plateau pour 2/4 joueurs 
878 Les Vikings – Les Invasions de l’Angleterre