mardi 21 janvier 2020

La submersion du Japon

256 pages, sortie VF 1977

Quatrième de couverture:

     Un bateau de pêche jette l'ancre, un soir, à l'abri d'une petite île du sud du Japon. Au matin, les pêcheurs se retrouvent au milieu de l'étendue marine. L'île n'est plus là. Elle a disparu dans la nuit. Sans laisser de trace.
     Les autorités Japonaises envoient un navire sur place. Un sous-marin de plongée profonde procédera à un examen du fond océanique aux abords de l'île engloutie. L'ingénieur Onodera est chargé de conduire les recherches. Il emmène avec lui un savant nommé Takodoro, considéré comme plutôt excentrique par les milieux scientifiques. Selon lui, l'archipel japonais, qui n'est qu'un morceau arraché a l'Asie, risque que les forces tectonique sans cesse à l'œuvre dans la croûte terrestre l'enfoncent sous le plateau continental asiatique... Et ce que les deux hommes vont découvrir dans la fosse du Japon confirmera la véracité de la terrifiante théorie de Takodoro. Le Japon est en perdition !

Mon Post-it:

La modification de l'écorce terrestre va générer des cataclysmes comme le Japon n'en a jamais connu, le pays va entrer dans une ère de chamboulement physique et politique.
La submersion du Japon est un roman catastrophe et d'anticipation qui malgré l'année de sortie, 1973, reste sur des thèmes très actuels de l'archipel nippon, notamment les séismes, les éruptions volcaniques, les raz de marées ...
C'est le quotidien du japonais si l'on peut dire, mais au-delà des aspects géosciences, c'est surtout la partie politique qui est intéressante dans ce livre, car les responsables politiques vont devoir l'annoncer à la population, quand, comment ?Organiser, tenter l'émigration de millions de Japonais, avec l'aide de quels pays ? avec quelles conditions ? 
Des sujets actuels, dérangeants et qui au fil des pages nous font prendre conscience à quoi pourrait bien ressembler la situation si des événements de catastrophes naturelles d'une grande ampleur nous tombés sur la tête.
Le récit est bien construit, on ne s'ennuie pas, les personnages sont là mais ne sont pas vraiment développés, ils servent surtout l'histoire pour le premier roman de SF japonais publié en France, c'est à lire !

ma note:  7,5/10

« Quand le Japon devient l’Atlantide et qu’il faut sauver cent dix millions d’habitants, ça donne à réfléchir » 



vendredi 17 janvier 2020

La porte des mondes

256 pages
éditeurs Mnémos, collection hélios


Quatrième de couverture:

En 1348, totalement ravagée par la peste, l’Europe a été conquise par l’Empire ottoman qui y règne en maître absolu. La Renaissance et les Grandes Découvertes n’ont pas eu lieu. Et les Aztèques dominent le Nouveau Monde.
Dans les années 1960, Dan Beauchamps, jeune Anglais fougueux en quête de gloire et de reconnaissance, quitte l’Angleterre pour les Hespérides. Il s’embarque alors pour une extraordinaire aventure autour d’une planète devenue le miroir inversé de l’ordre mondial actuel.

Mon Post-it:

Dans la porte des mondes, nous suivons Dan un jeune anglais qui a soif d'aventures, il veut découvrir le monde et faire fortune, son voyage va le mener au Mexique, nouvelle puissance du monde.
En effet dans l'Uchronie, on refait l'histoire, on crée une histoire alternative, et Dan grâce à la plume de Silverberg va nous faire découvrir ce qu'aurait pu être l'Empire Aztèque si les conquistadores n'avaient jamais mis les pieds en Amérique centrale, le dédale dans lequel il m'a amené est immersive et a réveillé mon imaginaire, je me suis souvent posé cette question: 

Qu'aurait été le Mexique si les conquistadores avaient été refoulé ?

L'histoire de la porte des mondes est en quelque sorte une réponse à cette question, le reste du récit va se poursuivre dans d'autres recoins de l'Amérique, j'ai été moi captivé par cette partie du livre, mais ça reste tout à fait agréable pour l'aventure et les péripéties. 

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, même si il reste simple dans l'écriture et dans sa construction, cette fameuse porte des mondes a touché ma corde émotionnelle couplé à un sujet historique pour lequel j'ai de l'affection , les civilisations précolombiennes.

C'est certain, je vais explorer d'autres romans de Silverberg

" la porte au-delà de laquelle se tiennent en réserve tous nos avenirs. À tout instant, pour chacun de nous, divers avenirs sont en attente. Et à chaque avenir possible correspond un monde possible, derrière la porte." 

" Chaque fois qu'un homme prend une décision, il crée des mondes nouveaux au-delà de la porte, l'un dans lequel il fait une chose, l'autre dans lequel il en fait une autre."

Ma note: 8,5/10

voir aussi l'avis de Lhisbei 



dimanche 12 janvier 2020

Chevauche-brumes

320 pages

Éditions Mnémos

Quatrième de couverture:

Au nord du BleuRoyaume, la frontière est marquée par une brume noire et impénétrable, haute comme une montagne. De mémoire d’homme, il en a toujours été ainsi. Mais depuis quelques lunes, le brouillard semble se déchirer. Tandis que ce voile enfle et reflue tel un ressac malsain, de violents éclairs strient ses flancs dans de gigantesques spasmes. La nuée enfante alors des créatures immondes qui ravagent les campagnes et menacent d’engloutir le royaume tout entier.
La neuvième compagnie des légions du roy, une troupe de lansquenets aguerris au caractère bien trempé, aspire à un repos bien mérité après une campagne éprouvante. Pourtant, dernier recours d’un pouvoir aux abois, ordre lui est donné de s’opposer à ce fléau. Épaulée par des cavalières émérites et un mystérieux mage chargé d’étudier le phénomène, la troupe s’enfonce dans les terres du nord, vers cette étrange brume revenue à la vie.
Tous, de l’intendant au commandant, pressentent qu’ils se mettent en route pour leur dernier périple. Tous savent que du résultat de leurs actions dépendra le destin du royaume. Entre courage et résignation, camaraderie et terreur, ces femmes et ces hommes abandonnés par le sort, devront consentir à bien des sacrifices face à la terrible menace. En seront-ils capables ? Les légendes naissent du sang versé, de la cendre et de la boue.

Mon Post-it:


Dans ce roman de fantasy à la française, dans un ton du moyen français, nous suivons la neuvième compagnie, légion du Roy qui va devoir préserver le Bleu-royaume.
Le périple sera évidemment semé d'embûches avant d'arriver au bord de la brume d'encre, vers Crevet ou aura lieu la bataille finale, la neuvième sera soutenue par quelques Doryactes (les amazones) et quelques mages, ils vont ensemble affronter les épreuves et faire la connaissance de vilaines bestioles dont les Mélampyges qui sont cachés dans cette brume sombre. 
On retrouve une part de magie bien dosée, des combats et de l'amitié, j'ai également trouvé que les personnages féminins étaient bien représentés, et l'histoire de la brume intéressante surtout la fin.

Malheureusement même si les pages se tournent facilement, l'intrigue est trop simple, les scènes de combats trop longues et répétitives pour un roman court, et j'ai eu une grande difficulté à m'immerger dans le récit en partie à cause des noms des personnages, j'avoue avoir beaucoup de mal avec " tirelire, esquiche-poussière, franc-caquet, quintaine et cie ". Je me demande toujours pourquoi dans la fantasy, on a parfois des noms de lieux et de personnages tarabiscotés, même si je comprends qu'il faut créer un univers imaginaire, ne peut on pas le faire avec des noms qui rendent l'histoire immersive ?!

Je reste donc mitigé par cette lecture, qui n'est pas mauvaise mais qui manque de profondeur, je m'attendais à mieux. 


Ma note:  5,5/10





mardi 7 janvier 2020

Voyage au centre de la Terre

384 pages

Quatrième de couverture:

Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l’irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l’ordre des choses est soudain bouleversé.
Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme. Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du xvie siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d’Islande, il a pénétré jusqu’au centre de la Terre !
Lidenbrock s’enflamme aussitôt et part avec Axel pour l’Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s’engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan…

Mon Post-it:

J'ai tenté maintes fois de finir ce livre dans ma jeunesse, mais je ne l'ai jamais terminé, c'est une affaire désormais classée !

J'ai suivi les aventures du professeur Lidenbrock, homme combatif et de conviction, de son frêle neveu géologue, Axel  et d'Hans, un guide solide islandais qui sera précieux au cours de ce périple.
Après le décryptage du vieux manuscrit du célèbre savant Arne Saknussemm, nous arrivons en Islande, ici l'aventure commence par une entrée dans le Sneffels, le voyage sera des plus extraordinaires, j'ai pris un véritable cours des Sciences de la Vie et de la Terre, je me suis baladé dans une forêt de champignons géants, j'ai vogué sur un véritable océan peuplé de monstres marins démesurés, j'ai appris à fabriquer un radeau, j'ai découvert les roches et minéraux, puis épuisé j'ai espéré la sortie, voilà ce que peut représenter un voyage au centre de la Terre avec Jules Verne, quel talent pour cet écrivain, romancier français d'un autre siècle, roman écrit en 1864 !
C'est un livre qui se lit rapidement et si vous avez gardé quelque part en vous une âme d'enfant et d'aventurier, vous vous régalerez ...



Ma note:  8/10








mercredi 1 janvier 2020

La forêt sombre

Parution: 6/11/2019 temps d'écoute: 23H24
Produit par: Audiolib
éditeur d'origineActes Sud
Trilogie, tome 2

Résumé du livre audio:

L’humanité le sait désormais : dans un peu plus de quatre siècles, la flotte trisolarienne envahira le système solaire. La Terre doit impérativement préparer la parade, mais tout progrès dans les sciences fondamentales est entravé par les intellectrons. Grâce à ces derniers, les Trisolariens peuvent espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs. Parallèlement aux programmes de défense classiques, le Conseil de défense planétaire imagine un nouveau projet : le programme Colmateur. Quatre individus seront chargés d’élaborer des stratégies pour contrer l’invasion ennemie.
Livrés à eux-mêmes, ils devront penser seuls, et brouiller les pistes. Astronome et professeur de sociologie sans envergure, le Chinois Luo Ji ignore totalement la raison pour laquelle on lui confie cette mission. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est désormais l’un des Colmateurs, et que les Trisolariens veulent sa mort.

Mon Post-it:

Dans quatre siècles, ils seront là.
L’humanité va devoir faire face à ce défi, se préparer à l'invasion, le programme de défense planétaire lance le projet colmateur, étonnante idée portée par quatre individus qui auront la lourde tâche de constituer un plan secret qu'ils sont les seuls à connaître, pour sauver l’humanité et la terre (rien que ça ! ) et pour le réaliser un budget presque no limit. 
Surveillés par une technologie trisolarienne, les quatre colmateurs vont devoir faire preuve d'imagination, leurs plans et idées sont parfois effrayants et bizarres, guerriers et destructeurs (je pense par exemple à la bombe à hydrogène de puissance stellaire, au poinçonnage mental ...)
De plus, chaque colmateur dont Luo Ji, personnage-clé du livre se voit attribuer un fissureur (des anti-humanité) dans le but de mettre au jour leur plan, générant une pression énorme sur les "sauveurs du monde".
Liu Cixin manie parfaitement la plume, mais la première moitié du livre (un peu plus même) est trop longue, j’ai vraiment pris un énorme plaisir à la troisième partie "la forêt sombre", qui fait un bond de deux cents ans dans le futur, et qui forcement s’approche un peu plus du sujet qui occupe ce livre "les trisolariens".
J’ai adoré le décalage entre les hibernautes et les accueillants ( l’hibernation est un sujet qui m'intéresse beaucoup dans la SF), les scènes de premier "contact", les réactions humaines face à de tels événements sont flippantes,  
La fin est lumineuse, le paradoxe de Fermi prend tout son sens dans ce livre, et je me pose encore la question du pourquoi un tome trois, à suivre donc …

Meilleur que le premier volet, la forêt sombre  pâtit du même défaut que son prédécesseur, un début long, trop long, même si cette première partie est nécessaire.

Néanmoins, c’est un livre qu’il faut lire même si une grosse première partie peut parfois décourager, la suite est grandiose. 

Un livre audio lu par Vincent Schmitt, toujours excellent sur les intonations et le jeu d'acteur des personnages, bravo !

Ma note:  9/10

Vous pouvez voir aussi l'avis de Lune audio-lectrice avec qui j'ai partagé un moment de lecture 

et voir aussi les avis parmi  Chut maman lit !l'épaule d'Orion, le chien critique, Blackwolf , PTL ...




dimanche 29 décembre 2019

Ghostbusters - 1984

105 minutes - sortie en 1984
Synopsis:

Peter, Raymond et Egon effectuent des recherches sur la parapsychologie. Virés par le Doyen de la faculté, ils décident de fonder une société destinée à chasser les revenants. Son nom : S.O.S. Fantômes. Le succès frappe tant et si bien à leur porte qu'ils en sont bientôt à travailler à la chaîne.

Mon Post-it:

La période de fin d'année est propice pour voir et revoir des classiques, des monuments de notre enfance et de les faire découvrir à nos jeunes, c'est chose faite avec cet excellent film incarné par Bill Murray et l'excellentissime Sigourney Weaver.
Venkman, Ray et Spengler, cette bande de joyeux lurons vont monter leur société d'investigations paranormales, flirtant entre charlatanisme et amateurisme.
La chasse aux fantômes est ouverte dans la ville de New York, j'ai retrouvé la mythique ecto-mobile "ecto-1", le fameux ghost trap, le Bibendum chamallow,  des effets spéciaux vraiment bien pour l'époque, sauf sur la fin avec le combat contre Gozer, ça devient vraiment too much.
Au final un très bon moment en famille, nous avons bien ri et c'est là le principal ! non ...





La note famille: 8/10
après discussion 







mardi 17 décembre 2019

Seppuku

Novella, 120 pages

Quatrième de couverture:

Alors que Naigo Kurogane participe avec ses frères d’armes à des manœuvres pour démontrer la puissance de leur clan, ils sont massacrés par cinq hommes étranges aux capacités hors normes, les oni de Nagaki.

Aux portes de la mort, lui sera proposé un choix : l’oubli ou la vengeance. Ayant opté pour cette dernière, le jeune samouraï arpentera un chemin sanglant, fait de souffrances et de combats.

Accompagné dans sa quête par une prêtresse d’Amaterasu, il se dressera contre les oni de Nagaki et leur sombre projet qui pourrait bien causer la perte de l’Empire du Soleil Levant.



Mon Post-it:


Après le massacre du clan Asagawa, Nairo Kurogane devenu un Shikabane (une sorte de mort vivant) va devenir un ronin assoiffé de vengeance.
Récupéré par Abe no Seimei, un onymyôji (un magicien) qui lui donnera un katana à l'acier bleuté, un talisman de protection et un Shikigami (un esprit de papier) qui le guidera  dans sa quête, notre samouraï sera accompagné  jusqu’au Seppuku par Netsuko, la prêtresse shintoïste d’Amaterasu, duo qui s’avérera efficace et complémentaire.

Ce chemin  les emmènera  vers une spirale de violence et de sang contre les oni de Nagaki, des guerriers qui ont vendu leur âme en échange de dons surhumains, eux qui veulent faire réssusciter le Shuten Dōji, le chef des démons qui anéantira l’empire du Soleil Levant.
Les scènes violentes sont vraiment gores, celles à caractère sexuel, le sont tout autant rappelant l'univers du Hentai.


Je connais Romain D’huissier dans l’univers asiatique chinois de l’urban fantasy avec le très bon "Les 81 frères" premier volet de "Les chroniques de l’étrange", j’ai profité d'une occasion pour m’offrir cette novella, qui à le mérite d’apporter de la diversité, c’est une lecture appréciable à partir du moment où l’on sait dans quoi on s’engage, sexe et violence dans la japon féodal.

Pour public averti, certaines scènes peuvent être choquantes.

Ma note:    7/10








samedi 14 décembre 2019

2019, le post-it !

Mon post-it bilan 2019


Blog lancé le 31 mai, l'idée, laisser un avis, un ressenti, sur le format post-it, plutôt qu'une chronique, une critique détaillée 
(j'en serais bien incapable)  
J'ai pris plaisir à le faire, et je le ferai encore en 2020.
Ce n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît, et c'est même plutôt chronophage en fait (et là, je tire mon chapeau aux nombreux/ses chroniqueurs/ses)

J'ai donc post-ité vingt et une fois cette année (peut-être vingt-deux) avec un vrai coup de coeur 💙 pour Pyramides de Romain Benassaya; avec Aurora de Kim Stanley Robinson je n’ai pas eu de coup de coeur mais j'ai pris une belle claque, enfin un énorme plaisir de découvrir l'audiobook avec Bonheur TM de Jean Baret.

Pour 2020, tout pareil en mieux, je vais poursuivre les lectures de ma PAL et me laisser surprendre par les nouveautés et les conseils de lecture des uns(es) et autres.





vendredi 13 décembre 2019

L'oiseau d'Amérique

400 pages 

Quatrième de couverture:

Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?

Mon post-it:

Imaginez une grande partie du savoir de toute l’histoire de l’humanité dans un disque dur, et que celui-ci s’enraye et que tout s’efface; l’écriture, la lecture, la culture, le sens de la vie …

Dans l’oiseau d’Amérique , l’homme est devenu hébété, drogué, amorphe, suicidaire, l’humanité est réduite à peau de chagrin, les robots dirigent le monde (plus ou moins) et le reste des hommes déshumanisés qui s’occupent en fumant des joints, en faisant l’amour vite fait, bien fait, plus de travail, plus rien à faire, s’isoler, s’individualiser.

Nous suivons trois personnages, un robot de classe 9, le plus évolué du genre qui est une sorte de doyen du monde et qui a un objectif, une rebelle Mary-Lou qui apporte un espoir pour l’avenir et Paul un gentil bonhomme qui va occuper une grande partie du récit, que l’on suit dans sa renaissance de l'homme avec un grand H, ou les livres et la lecture auront une grande place.

Seront-ils retrouver le chemin ? 

Walter Tevis est un visionnaire, on espère juste que son intuition ne sera pas réalité parce que ce livre peut faire « peur ».
Écrit en 1980, l’auteur est déjà clairvoyant sur une société dépendante des technologies, de la robotique, et des drogues au sens large.

L’intrigue est bien faite, c’est vraiment facile à lire et je le conseille aux jeunes ( et aux autres aussi bien sûr ) tellement le message est substantiel et dans l’air du temps.

Ma note:  8/10

Voir aussi les avis de Le chien critiqueTmBmBaroona

Folio SF, cliquez ici






lundi 25 novembre 2019

Les Portes célestes

Trilogie - tome 2 - 340 pages 

Quatrième de couverture:

Attaqué par des clones de combat non identifiés, l’Empire s’enfonce lentement dans le chaos. Des mégapoles entières ont été dévastées par des explosions nucléaires et les troupes impériales échouent à rétablir l’ordre. 
Tandis que l’Empereur convoque la noblesse pour confondre l’instigateur de ces attaques concertées, maître Kobayashi se réveille sur une planète paisible où l’a emmené l’Enfant, cet énigmatique messie qui n’a encore livré aucun de ses secrets. Dans ce havre de paix, Kobayashi va devoir poursuivre sa formation spirituelle et guerrière, non pas pour mettre un terme au chaos qui embrase l’Empire, mais pour mener l’Humanité sur la Voie.
Car l’Empire est perdu, il l’a toujours été.

Mon Post-it:
Les portes célestes est un livre plus énergique, plus direct que le premier tome, la lecture est plus fluide grâce à un glossaire moins épais et un univers qui nous est maintenant familier.

la puissance de l’enfant est énorme, et son projet plus clair, même si des zones d’ombre subsistent, son disciple Kobayashi à qui il va enseigner l’art du combat ou célérité et esquive sont les maîtres mots, absence et densité les armes.

De son côté, le seigneur de Latroce impatient, va mettre son plan contre l’empereur en action, et surprendre tout le monde.
L’empereur de son côté est pris de court, son projet des portes célestes est compromis, mais il n’a pas dit son dernier mot et le dernier tome va nous réserver de belles surprises sans nul doute, j’ai trouvé que les anarchistes étaient plus effacés dans cette suite par rapport au premier volet, en tout cas le suspense est au rendez-vous, et on a hâte de découvrir le dénouement explosif et chaotique que nous réserve cette fin de trilogie.

Où va nous mener la "voie" que l’enfant nous distille au fil des pages ? 

Jean-Michel Ré, nous propose un second tome à la hauteur, facile à lire, sans prise de tête, juste le plaisir de passer un bon moment.

J’ai lu La fleur de dieu en version papier, ce qui m’a facilité la découverte du glossaire, avec les portes célestes, lu en version numérique, ce fût plus compliqué, pas d’hypertexte pour fluidifier son immersion, dommage !

ma note:  8,5/10

Voir aussi les avis de : YogoLe chien critiqueAux pays des cave trolls

Editions Albin Michel Imaginaire, Cliquez-ici




jeudi 31 octobre 2019

Le problème à trois corps

432 pages - tome 1- trilogie

Quatrième de couverture:

Ne la lisez pas, elle dévoile toute l'histoire, mais si vous le souhaitez quand même Cliquez ici

Je tiens à signaler que j'ai suivi le conseil de la communauté de lecteur et j'ai choisi de ne pas lire cette quatrième de couverture, et je confirme que c'est le meilleur choix. 

Mon Post-it:

Après ma décevante lecture de Boule de foudre  de Liu Cixin, je retrouve l’auteur dans le problème à trois corps, et disons le tout de suite, c’est un premier tome d’une grande réussite et d’envergure,  même si le récit est assez lent, j’ai savouré chaque moment, le virtuel comme le réel.
Je n’ai pas forcément tout saisi de la partie hard SF qui est quand même un peu ardue, même si l’auteur fait l’effort pour rendre cette partie accessible, les thématiques sont nombreuses ( nanotechnologies, astronomie, théories physiques et Cie)  inévitablement intéressantes, l’intrigue est riche même si elle n’est pas facile à suivre, il faut s’accrocher car l’immersion n’est pas immédiate mais plutôt vers le dernier tiers du livre, mais ça en vaut la peine.
Il y a beaucoup de personnages mais une poignée occupe une grande partie de l’histoire à l’instar de Wang Miao, de Ye Wenjie , surtout que Liu Cixin est doué dans son domaine, il s’est rendre le récit d’une grande fluidité, c’est vraiment son point fort, pas étonnant que les retours de lecteurs soient aussi bons.
La fin est superbe et promet un tome deux passionnant !

Vous serez déshydraté, puis réhydraté et si vous êtes toujours là, les « dieux » viendront à vous ! 

Audiobook lu par Vincent Schmitt, c'est juste splendide, je suis toujours impressionné par la capacité à créer différents types de voix pour rendre le récit vivant, bravo.

Ma note:  8,5/10                                        




l'éditeur Actes sud, Cliquez ici