samedi 10 avril 2021

La Pierre jaune

 

432 pages 


Mon Post-it:

2024, L'histoire se situe dans la presqu'île de Rhuys, où un groupe d'activistes-anarchistes regroupé dans ce lieu-dit "La Pierre jaune", voit débarquer Jack, un policier infiltré britannique qui doit identifier et livrer certains membres de cette communauté.
Rapidement la mission de Jack va devenir complexe suite à un événement inattendu, deux avions sont venus percuter l'usine nucléaire de la Hague, un acte terroriste qui va principalement mettre la France, une partie de l'Angleterre et la Bretagne dans une situation de chaos sept fois plus grave que Tchernobyl !
L'auteur ne développe ni l'identité des terroristes, ni les raisons de cet acte, il a préféré se concentrer sur les conséquences, l'après... Le problème, c'est qu'il s'est trop attardé sur ce groupe en marge de la société, qui préfère rester sur place plutôt que d'évacuer la zone ; et du coup la partie qui aurait dû nous intéresser, à savoir : la survie, les mouvements de masse, la gestion politique, l'organisation, les premiers gestes à faire, la communication et j'en passe, sont restés à mon goût, beaucoup trop timides.
Alors, même si ça reste de la fiction, au vu des connaissances de Tchernobyl et Fukushima, peut-on imaginer que des gens puissent rester à trois cents kilomètres d'une telle catastrophe ? et surtout peut-on survivre sans aide en zone contaminée plus de six mois comme dans le livre, aux pluies acides, à la radioactivité, etc.? 
Même si cette facette du livre est décevante, tout n'est pas insatisfaisant, les rapports humains des "Jauniens" (c'est leur nom dans le livre) et la position de Jack pris en étau dans cette situation ami-ennemi, apporte à l'histoire un peu de volume, on se demande comment ces naufragés de l'atome vont s'en sortir, évoluer, et le personnage principal, ce flic infiltré Jack comment va-t-il ressortir de tout ça ? 
Une intrigue gentillette, qui tient la route et une fin plutôt conventionnelle.

C'est marrant que l'auteur utilise, Emmanuel Macron comme Président de la République en 2024, d'ailleurs, on a le sentiment que dans cette crise le gouvernement n'y est pas, il patauge.
J'ai appris des choses sur le nucléaire français, et cette fameuse usine de la Hague, la plus grande poubelle nucléaire du monde ! 
Mais également sur les fonctions réelles qu'ont l'iode et le bleu de Prusse sur le corps humain, qui peuvent vraiment prévenir une partie des effets néfastes de l'explosion radioactive.

Un livre informatif sur le nucléaire français (en sent que l'auteur connait bien son sujet), saupoudré de survivalisme et de post-apocalyptique léger.

Ma note:  6/10






lundi 5 avril 2021

Retour sur Mars

 

Tome 2 - 560 pages 

Mon Post-it:

Nous voilà de retour sur Mars, six ans après la première expédition, nous retrouvons Jamie notre personnage principal, pour une nouvelle exploration de Mars, non pas pour quarante-cinq jours, mais cette fois pour un an et demi.
Jamie est devenu directeur de mission, accompagné d'une nouvelle équipe internationale. L'histoire démarre assez vite, résume rapidement le premier livre Mars, puis débute la nouvelle aventure martienne. 
Ben Bova, reprend la même trame que son premier livre, des personnages assez développés avec des subtils retours en arrière pour nous les présenter, des chapitres courts, sans trop d'alternance avec la Terre, et donc un temps de présence sur Mars plus important, pour le plus grand plaisir du lecteur.
La partie politique-médiatique est pratiquement absente et laisse place au businessman Trumball, cet homme d'affaires qui a participé au financement de la seconde expédition, et qui veut brasser les dollars en exploitant le projet. D'ailleurs à ce sujet, j'ai beaucoup aimé, l'idée de rendre accessible aux Terriens la possibilité via un abonnement de participer à l'expérience en réalité virtuelle (un membre de l'équipe sur place, enfile une tenue spéciale qui permet aux abonnés de découvrir des curiosités de la planète, des promenades virtuelles, malin). Évidemment, le fils de Trumball, Dex, fait parti de l'expédition, c'est un scientifique, un enfant gâté, agaçant et têtu, qui va donner du fil à retordre à l'équipe, tout en apportant cette tension parfois bienvenue. L'auteur, utilise de belle manière, le côté guide spirituel, chère à la culture amérindienne, pour faire passer des messages dans les rêves de Jamie. Par contre, l'équipe de substitution en orbite a disparu, j'ai trouvé ça étonnant.
Une fois le contexte et les personnages exposés, j'étais impatient de repartir vers Tithonium Chasma, le Grand Canyon où Jamie avait cru voir des formations artificielles dans la roche qui laissaient supposées une vie intelligente !
Malheureusement, l'auteur a préféré nous balader vers Olympus Mons et vers d'autres projets, avec pas mal de longueurs, et des rapports humains parfois enfantins. Enfin, dans le dernier tiers, arrive ce que j'attendais depuis le début, des réponses, avec un bonne dose d'imagination et de réalisme, fidèle au reste du livre.

Quel dommage d'avoir attendu la fin pour nous dévoiler ce que j'espérais trouver dès le début de ce tome, et permettre de s'aventurer vers d'autres possibilités, ça ressemble à un tome un bis, mais c'est le choix de Ben Bova, un livre satisfaisant, qui aurait pu être bien plus.

Il se lit toujours aussi bien.

Ma note:  7/10

Ma note pour le 2 tomes de l'aventure martienne:  8/10

D'autres avis chez: L'affaire Herbéfol, ...


Mon défi Mars






 

samedi 27 mars 2021

À l'état de nature

 

Novella, 160 pages


Mon Post-it:

Un citadin volontaire du Grand New-York du nom d'Alvah, est envoyé chez les "Bourbeux" pour leur vendre des produits high-tech contre des métaux et produits frais ; malgré ses démonstrations dignes d'un vendeur de foire commerciale, la sauce ne prend pas. Bloqué avec son aérobarge, il est dans l'obligation de rester sur place, il est pris en charge par Betty Jane qui va lui faire découvrir la vraie vie, celle en symbiose avec la nature ; des espèces animales et végétales étonnantes qui sont parfaitement adaptés au milieu et aux gens, Alvah est réticent à ce mode de vie qu'il trouve répugnant ; mais petit à petit, un processus de déconditionnement, d'un citoyen urbain qui a oublié-perdu le véritable sens des choses essentielles à l'homme, va avoir lieu. La modernité à ses limites.
Une histoire parfois amusante, comique, vraiment dans l'air du temps, pourtant elle date de 1954 ! Quelle sagacité de la part de Damon Knight, dans cette histoire aux réflexions réelles et profondes.

Ma note: 10/10 💙



Mars

 

607 pages

Mon Post-it:

L'histoire se déroule en 2020, où une première expédition humaine d'envergure internationale va découvrir Mars, après un voyage de neuf mois. 

Au début, nous faisons connaissance avec les personnages qui vont constituer cette aventure, ainsi que le processus de sélection, l'entraînement, la mise en situation en milieu hostile, afin de savoir si le groupe choisit est bien celui que l'on enverra sur la planète rouge. Évidemment, il va y avoir plusieurs changements sur ce point, puisque Jamie Watterman, notre géologue américain d'origine navajo, va intégrer ce groupe, suite à l'élimination de ses deux autres collègues, il sera le personnage principal du roman. Il faut dire que Joanna Brumado, cette biologiste brésilienne, fille d'Alberto Brumado, le principal conseiller du projet Mars, à un petit béguin pour Jamie.

 Le voyage vers Mars est assez rapide, on en apprend un peu plus sur chacun des protagonistes, grâce à Ben Bova qui fait de subtils retours en arrière, et qui sont, il faut le souligner court et concis, ça m'a beaucoup plu. 

Enfin, l'arrivée sur la jumelle de la Terre, avec douze membres sur le terrain et l'équipe de substitution en orbite, les choses sérieuses commencent, avec un calendrier de mission bien déterminé. L'histoire à ce stade alterne entre Mars et la Terre, on va constater les jeux politiciens (trop présent à mon goût) et la réalité d'un tel projet in-situ ; j'ai adoré toute la partie martienne qui est passionnante (il faut dire que je suis plutôt bon client.), les imprévus, les petites erreurs qui ne pardonnent pas, une exaltation trop forte peut avoir des conséquences terribles. 

Même si c'est de la fiction, c'est assez réaliste, ne vous attendez pas à des scènes folles, qui partent dans tous les sens ; c'est un sacré bon bouquin, on ne s'ennuie pas, l'intrigue est satisfaisante, la dimension humaine est bien présente, les personnages un peu clichés, qui pourront bloquer certains lecteurs, ça n'a pas été mon cas, la partie hard SF facile.               

J'ai hâte de retourner sur Mars et Tithonium chasma (avec "retour sur Mars", la suite)

Ma note: 9/10

D'autres avis:  L'affaire Herbefol, ...



Mon défi Mars




dimanche 14 mars 2021

Sur Mars

Novella - 128 pages - e-book 1,49e

 Résumé:

" Et soudain, c’est l’écrasement. Une pression quatre fois supérieure à la gravité terrestre, qui nous plaque sur la couchette. Je crois mourir. Que mes yeux sortent de mes orbites. Que mon cœur va exploser dans ma poitrine. Et puis, au bout de deux minutes trente, un arrêt brutal, à l’inverse, nous propulse en avant, fait décoller nos épaules, malgré les sangles qui nous attachent. Avec l’arrachement de la coiffe de protection, la lumière nous envahit alors dans un bruit sourd : l’éjection de notre tour de sauvetage. 

Tout va bien. Tout se déroule comme prévu. Nous avons survécu au lancement. Le baril de poudre sur lequel nous étions assis n’a pas explosé. Il a rempli sa mission : nous sommes libérés de l’attraction terrestre. "


Mon Post-it:

Un carnet de voyage qui nous décrit de manière minimaliste, soigné un voyage et une première visite de Mars. L'auteur va à l'essentiel, grâce à son personnage diplômé de géologie et d'exobiologie, qui nous fait vivre ses sensations, ce que l'on pourrait ressentir lors d'un décollage de fusée, la vie à bord, l'arrivée sur Mars (pour cinq cent quarante jours) ainsi que les premiers contacts et visuels de la planète rouge. Une partie de la mission de ce petit équipage est de préparer les structures pour les missions à venir.
Ce que j'ai aimé, c'est l'écriture soignée, les descriptions qui sont très réalistes et immersives dans ce format court, au fil du récit, on y trouve des clins d'oeil à des livres, films et cie. 
 On remarque clairement que Arnauld Pontier a bien façonné son sujet, ça se lit d'une traite, même s'il n'y a pas véritablement d'histoire, vue le format franchement ça ne pose pas de problème et je serais curieux de voir ce que l'auteur pourrait donner sur un roman. 
Du tout bon, si vous avez une heure ou deux, vous pourriez passer un excellent moment !

Ma note:  9/10



Mon défi Mars







mardi 9 mars 2021

Chroniques Martiennes

 

320 pages - nouvelle édition 2019


Résumé:


Chroniques Martiennes débute dans les années 2030, où vivent des Martiens à la peau brune et aux yeux pareils à des pièces d'or. Des Martiens télépathes.
Ce fix-up d'une petite trentaine de nouvelles et courtes nouvelles (une sorte d'interlude), va nous dévoiler ce que pourrait être la colonisation de Mars (ou en fin de compte de n'importe quel endroit, car ici le lieu est en quelque sorte une toile de fond)
Au départ, à chaque expédition (l'arrivée d'une fusée) son lot de questions, de réflexions, de thématiques qui sont les reflets de la société, de la nature humaine.
Ces nouvelles sont parfois drôles, loufoques à l'instar de la nouvelle "Les Hommes de la Terre", des astronautes qui débarquent en pensant être des hommes exceptionnels venant de LA Terre, les Martiens vont les rendre fous et les faire douter, c'est la nouvelle que j'ai préférée, magnifique ! 
J'ai aimé aussi "Et la Lune qui luit", avec Spender, l'archéologue qui se pose en protecteur des Autochtones et des lieux de vie, face à ses compatriotes qui ne respectent rien, celle qui touche au religieux avec "Les ballons de feu" qui nous donne une vision de l'évangélisation de Mars, qui n'est pas sans rappeler la colonisation du nouveau monde.
Mais également sur l'exploitation des ressources naturelles et les destructions qui vont avec (quand on sait que Elon Musk veut lancer des bombes nucléaires sur Mars, pour réchauffer la planète et la rendre habitable) on se dit que Ray Bradbury n'est pas loin de la vérité.
La micro nouvelle ou interlude, avec cette analogie de l'invasion des sauterelles et l'arrivée des colons est excellente.

Beaucoup de sujets, de réflexions, des textes qui m'ont plu, d'autres moins, après la moitié, le plaisir à lire les nouvelles a décliné, l’enchaînement de ma lecture a dû y être pour quelque chose, autant dire que j'ai un peu forcé pour finir.
Ça se lit très facilement, plus à picorer qu'à lire comme un roman, à mon avis (cela va dépendre du lecteur/trice)  


Ma note:  6/10

« Les Martiens ont découvert le secret de la vie dans le monde animal. L'animal ne s'interroge pas sur la vie. Il vit. Sa seule de raison de vivre est la vie ; il jouit de la vie et la savoure. » 
 
Dans la nouvelle « La Lune qui luit » Ray Bradbury 

D'autres avis: XapurLuneLe chien critiqueLorkhanVertBaroona, ...


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Mon défi Mars







samedi 27 février 2021

2040, tous dans l'espace ?

 

Essai, 208 pages



Résumé:

Vols habités jusqu’à Mars et au-delà, débris orbitaux, astéroïdes tueurs, énergie et matière noire... l’astrophysique et l’astronautique recèlent encore bien des mystères, pour les passionnés autant que pour toute personne ayant un jour levé les yeux vers les étoiles.
Que pourra-t-on voir dans le ciel en 2040 ?
À l’heure où la réalité rejoint la fiction, où l’espace est plus que jamais un enjeu géopolitique, économique et climatique majeur, Maxime et Hugo Lisoir nous invitent à voyager dans le temps. Entre rétrospective et prospective, le décryptage des grandes étapes passées de la conquête du cosmos, nous entraine à la découverte de la grande aventure spatiale de demain.

Mon Post-it:

Les frères Hugo et Maxime Lisoir que j'ai découvert lors de l'émission "Le Club de la Terre au carré" du vendredi 12 février 2021 ici (ça commence vers la 29 ème minute).
Ils tiennent une chaîne YouTube de vulgarisation scientifique depuis un bon moment icivoilà pour les présentations des deux passionnés.

Dans cet essai, les auteurs nous proposent de se projeter dans un futur probable de ce qui pourrait être l'espace en 2040, voire au-delà.
Le livre commence sur l'émergence du géant Chinois avec son agence spatiale CNSA, principale concurrente de la NASA, notamment en ce qui concerne la Lune, et son exploitation du pôle Sud. Exploitation qui va permettre la production de carburant pour fusées grâce à la glace d'eau, mais également l'utilisation des pics de lumière éternelle utile pour le photovoltaïque, une station-service en somme.
On y apprend aussi que les États-Unis sous l'impulsion de Trump ont récemment créé la space force, un corps armé dédié à la guerre hors atmosphère, incroyable ! 
La Chine qui détient le plus grand radiotélescope du monde FAST, captera peut être ou pas le premier signal venu d'ailleurs ! (comme dans le problème à trois corps de Liu Cixin).
On pourra compter sur les acteurs privés comme SpaceX évidemment, mais pas uniquement, pour développer les activités : lancements orbitaux, télécommunications, tourisme spatial, construction orbitale, exploitation des ressources, etc.
L'internet par satellite va aussi être une rude "bataille" mais il faudra d'abord nettoyer, recycler les déchets de l'espace de plus en plus nombreux, la guerre technologique aura-t-elle lieu ? 
Concernant les vols habités au-delà de l'orbite basse (au-dessus de 2000 kilomètres de la surface) cela me semble bien compliqué et un sacré défi, malgré les efforts notables de spaceX dans le domaine, un vol habité martien parait difficile, l'avenir nous le dira !
l'Europe spatiale s'avère bien présente, tout comme des pays qui ont aussi des ambitions (le Japon, l'Inde, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, la Russie).
Des sujets tout aussi captivants sur les missions en vue d'explorer le système solaire et au-delà, les missions dédiées à la science, et dans les vingt prochaines années, on surveillera un sujet brûlant "la défense planétaire", coopération qui a notamment pour objectif de dévier des astéroïdes (missions DART & Héra). Dormez tranquille, tout va bien.
Pour finir, on en saura plus sur la quête des exoplanètes, qui fascinent l'humanité depuis des lustres et la cosmologie.

J'ai vraiment survolé l'ensemble, mais sachez qu'il y a un tas de thématiques passionnantes, c'est facile à lire, les chapitres sont courts, précis, concis.
Pour les amateurs de science-fiction, cela vous plaira assurément, ne passez pas à côté de cette lecture enrichissante.

Ma note:   10/10  💙

Vous pouvez télécharger un extrait du livre ici





mercredi 24 février 2021

Silo générations

 

Dernier tome, 480 pages 

Le pitch:

A la suite d'un soulèvement, les habitants du silo 18 sont face à une nouvelle donne. Certains embrassent le changement, d'autres appréhendent l'inconnu. Personne n'est maître de son destin. Le silo est toujours sous la menace de ceux qui veulent le détruire. Et Juliette sait qu'elle doit les arrêter. La bataille pour le silo a été gagnée. La guerre pour l'humanité ne fait que commencer. Avec Silo Générations, Hugh Howey apporte la touche finale à sa série.

Évitez de lire la suite si vous n'avez pas lu les tomes 1 & 2

Mon post-it:

Le roman est plus court que ses prédécesseurs, au départ l'histoire est plus directe, plus dynamique, notamment avec le personnage de Donald, que j'avais trouvé un peu mou jusque ici, et qui va s'affirmer, tailler dans le vif à la suite des révélations qu'il va découvrir, c'est ici d'ailleurs qu'il va apprendre ce que sa femme Helen est devenue (dur pour Donald) mais aussi ce qui attend les habitants des silos, le pouvoir de quelque-uns sur le droit de vie ou de mort, bref, l'auteur nous abreuve comme depuis le début au goutte à goutte, et encore une fois, personnellement j'ai adoré ça.

Dans le silo 18, on ne chôme pas, Juliette a clairement pris les choses en main, et se lance dans un projet titanesque, je dois bien l'avouer, ça manque de crédibilité, c'est trop gros, enfin, c'est mon ressenti, mais je poursuis ma lecture, curieux de connaître le fin mot de l'histoire. Juliette a une seule idée en tête et oublie que sa fonction de maire lui demande d'être présente sur d'autres fronts, heureusement Lukas aide à temporiser les ardeurs de la jeune femme.

Au fil des pages, l'entreprise de Juliette m'ennuie, et ça devient de moins en moins plausible, du côté du silo 1, les affaires avancent, ça se bouscule, la fin approche mais cela reste plutôt classique, à l'Hollywoodienne.

Au final, l'idée que Hugh Howey met en place pour terminer sa trilogie est en demi-teinte, d'autant plus qu'il insiste dans une voie pour finir sur une jolie pirouette, c'est dommage. Je m'attendais que ça se termine ainsi, c'était la seule fin logique à mes yeux.

Ma note:  6/10

La trilogie:

Globalement, c'est une bonne trilogie, qui vous happe dès les premières pages, avec un deuxième tome qui se bonifie et malgré un dernier décevant, j'ai passé un bon moment de lecture, divertissant et bien mené dans un univers post-apocalyptique tout à fait original. Le côté psychologique que la peur génère sur les populations  (servitude, anxiété) est bien mis en avant au début, une intrigue par alternance entre le silo 1 et 18 qui en fait un bon page-turner, j'aurais quand même aimé découvrir d'autres silos parmi les cinquante (500 000 personnes sur plusieurs générations, 500 ans), parce qu'au final, on ne sait pas ce qu'ils deviennent, mystère !  

Pour la trilogie, ma note finale:   8/10  


Le grand entretien d'une heure avec Hugh Howey réalisé par la méthode scientifique 


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mardi 23 février 2021

Silo origines

 

640 pages, Tome 2



Le pitch:

En 2049, le monde est encore tel que nous le connaissons, mais le temps est compté. Seuls quelques potentats savent ce que l’avenir réserve... Deuxième volet, en forme de prequel, de la trilogie culte Silo, qui confère à l’univers imaginé par Hugh Howey une ampleur et une complexité saisissantes.

Évitez de lire la suite si vous n'avez pas lu le Tome 1

Mon post-it:

Dans ce deuxième roman, on obtient des réponses que l'on se posait dans le premier volet, à savoir le pourquoi, le comment, la cause ? 
L'histoire débute avec un sénateur et un député du nom de Donald, qui est chargé d'un projet qui consiste à créer des silos "anti-nucléaire".
 Au départ, Donald, il m'a paru être un personnage plutôt naïf, faible, il boit les paroles du sénateur Thurman, ne se pose pas beaucoup de questions sur ce projet, même si on le sent honnête, il est clairement manipulé.
Le début m'a semblé un poil long, mon impatience, ma soif d'en savoir plus tout de suite probablement.

Hugh Howey après avoir exposé le contexte fait basculer cette première partie assez vite en créant un événement inattendu, cruel, étonnant, qui va envoyer tout le monde dans les silos. Donald bien malgré lui, le pauvre, va vivre une expérience d'homme marié peu enviable. (je n'en dis pas plus, mais les réponses arrivent dans le dernier volet)
La suite tel un puzzle qui s'assemble, va nous éclairer petit à petit, faire de ce livre, comme le précédent un page-turner distrayant, en instillant souvent au bon moment le petit truc qui m'a fait avancer dans l'histoire, c'est quand même essentiel !

Le silo 1 est passionnant, le centre stratégique de la survie de l'humanité, la façon dont ces hommes gèrent les silos, dont ils se gèrent eux-mêmes, c'est bien pensé.
Le silo 18, nous dévoile ses facettes, mais il pêche d'une certaine mollesse, en tout cas à l'époque où on le découvre dans l'histoire, par contre le silo 17 avec Jimmy dit solo où l'on apprend ce que la vie réduite dans sa plus sommaire expression veut dire, est très prenante, le sel du post-apo d'une certaine façon.

Alors c'est sûr, après Silo, l'effet de surprise est moins présente, ce n'est pas parfait, mais Silo origines, je l'ai trouvé quand même meilleur par son développement, les thématiques plus fournies, le silo 1 et 17 très bons, et son côté addictif, offre une lecture facile et divertissante à l'instar de son prédécesseur, accessible à un large public.

Ma note : 9,5/10 💚

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vendredi 5 février 2021

Silo

 

640 pages - fix-up


La quatrième de couverture:

Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l’abri d’une atmosphère devenue toxique. Seul un écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l’un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ?

Mon Post-it:

Pas facile de vivre dans un silo avec des milliers de personnes, si vous n'êtes pas claustrophobe, vous allez pouvoir évoluer sur tous les niveaux, au fond, les ouvriers qui font tourner la machine pour fournir de l'électricité au silo puis, on découvre toutes les strates de la société, tous les départements qui la constitue (départements des machines, des fournitures, judiciaire, etc.) jusqu'à la surface, où sont présentes les classes dominantes, en effet il y a une hiérarchie sociale bien présente et aussi des codes couleurs vestimentaires.
Toute la vie du silo s'articule autour d'un escalier unique qui relie l'ensemble de la structure haute de cent quarante-quatre étages. Pour avoir des enfants, il faut participer à une loterie, un habitant fait un pas de travers, il se retrouve à l'extérieur pour nettoyer les caméras, seul moyen de voir ce qu'il se passe dehors, un monde qui est devenu mortel avec pas moins de huit toxines.
Les personnages sont plutôt bien développés, on les suit dans des chapitres courts, rapidement certains d'entre eux se détachent et donne un peu de volume au récit.
Ce qui m'a vraiment plu dans le développement de l'histoire, c'est que l'auteur sait donner un élément crucial au bon moment, qui nous maintient en haleine constamment, les parties techniques du silo sont peu abordées (sûrement dans la suite, silo Origines), Hugh Howey se concentre véritablement sur l'intrigue et les excellentes idées qu'il instille au fil des pages.
Le silo est pleins de surprises, qui peuvent mettre un peuple sens dessus dessous, c'est finement menée, on veut découvrir ses secrets et l'extérieur suscite notre curiosité (je ne veux rien divulgâcher, mais sachez que vous allez en avoir pour votre argent.)
La fin est bien trouvée, mais un peu trop rapide, trop facile. Si je prends uniquement ce premier tome, une frustration pour le lecteur, pourra aussi venir du fait que nous n'avons pas de détails sur le contexte du silo, ça n'a pas été mon cas puisque je savais que je lirais la suite pour obtenir des réponses. (lecture en cours au moment où j'écris ces lignes) 

Je devrais lire du post-apo plus souvent, surtout du niveau de silo, on est rapidement emporté, et malgré quelques facilités, ce livre a comblé mes désirs de lecteur, c'est divertissant et c'est là le principal, j'espère qu'il en sera de même pour vous.

Ma note:  9/10

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Le projet est par ici











dimanche 31 janvier 2021

L' histoire sans fin

 

Film VF 1984 - 90 min 


Mon Post-it:

Bastien, un jeune garçon de 10 ans qui a perdu sa mère, vit désormais avec son père qui le convainc de continuer à avancer, d'avoir les pieds sur Terre et d'éviter d'être en retard à l'école, mais Bastien n'ose pas lui dire qu'il subit des pressions par un groupe de morveux avant son arrivée en cours.

Après avoir été coursé et pour échapper à ses poursuivants, il se réfugie dans une vieille librairie, où il chipe un livre différent des autres, un livre dangereux, " L'histoire sans fin ", puis il se cache dans les combles de l'école, afin de commencer ce bouquin mystérieux.

Le film alterne la réalité et l'imaginaire, où l'on suit dans l'histoire du livre, Atreyu dans une quête pour sauver le monde de Fantasia qui est en train d'être détruit par le néant guidé par Gmork, un loup-garou.
Et nous voilà parti, dans les différentes terres de ce monde, où tout un tas de créatures, aide notre jeune ami. Parmi eux, on y trouve un golem, mangeur de pierre, Morla une tortue géante savante, Artax le cheval blanc d'Atreyu, Falkor le chien-dragon porte bonheur, j'adore l'escargot de course !
Il devra braver les épreuves pour arriver au bout du bout, toutefois,Bastien, réussira-t-il à sauver Fantasia et son impératrice ?


Je dois dire que c'est un film qui m'avait marqué dans ma jeunesse, quand j'allais au vidéoclub avec mes parents, louer des cassettes vidéo pour le week-end, que l'on visionné grâce à notre magnétoscope showview intégré (fonction qui permettait d'enregistrer des programmes, une révolution à l'époque) 

Je n'avais pas revu le film depuis tout ce temps-là, et il faut le dire avec des yeux d'adulte, graphiquement ça a vieilli, mais pour autant le message est toujours là, la magie de la lecture et de l'imaginaire.

La note famille:  8,5/10
après discussion

Comme le dit en un peu plus de trois minutes un grand philosophe français, il faut lire.


c'est par ici




Le livre, une très belle édition 











dimanche 24 janvier 2021

Écotopia

 

336 pages


Le pitch du livre:

Trois États de la côte ouest des États-Unis — la Californie, l’Oregon et l’État de Washington — décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale, baptisée Écotopia. Vingt ans après, l’heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain, William Weston.
Au fil des articles envoyés au Times-Post, il décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l’autogestion, la décentralisation, les vingt heures de travail hebdomadaire et le recyclage systématique. D’abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d’amour intense avec une Écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.


Mon Post-it:

Pendant six semaines, nous suivons William Weston, trente-six ans envoyé spécial en Écotopia, il va nous faire partager la vie de quinze millions d'Écotopiens, qui se sont organisés depuis vingt ans sur le principe de la simplicité volontaire. Les chapitres sont courts et précis, découpés par les grands thèmes de la vie, comme: l'alimentation; les déchets; le sport; les plastiques, l'économie, l'éducation, l'énergie, la santé publique, le marché du travail, la démographie et caetera, tout y est. 

Comme le livre de Ernest Callenbach a pour but de nous présenter ce que pourrait être un autre monde, une autre façon de consommer, de vivre, des semi-utopies, puisque certains items seraient réalisables dès aujourd'hui, alors que d'autres sont plus utopiques. Au début du roman, les sujets s'enchaînent, puis une relation entre William et une Écotopienne permet de faire de ce livre-manifeste une histoire qui permet d'aborder le sujet de la sexualité, car Écotopia est très libérée sexuellement, mieux vaut être love-in !

Il y a dans ce mode de vie Écotopien, des concepts tellement évidents que l'on peut se demander pourquoi encore après plus de quarante ans que ce type de livre a été écrit, on se pose encore des questions pour mettre en place ou accélérer, l'économie circulaire-vertueuse, le fait maison, l'égalité homme-femme, la reconnexion avec le vivant, le partage, l'échange, l'entraide, la production de produits manufacturés costauds, durables et repérables, des constructions écologiques, des transports en commun gratuits, un nouveau regard sur l'éducation scolaire et l'apprentissage, ...  

 Qu'en sera-t-il pour William Weston qui découvre une autre saveur de la vie ?

L'histoire se déroule de façon linéaire, façon reportage, elle nous offre un tour d'horizon cohérent et intelligent de ce que peut être la sobriété heureuse, même si certaines idées ou notions sont un peu excessives, j'ai aimé ce livre, cependant, si je me positionne d'un point de vue de l'imaginaire, c'est assez plat, on est plus sur un manifeste écolo, ce qui n'enlève rien à sa qualité.  

Allez, moi aussi, je vais faire un bisou à mon Dracaena.  

Ma note:   7/10

"Dans la nature, aucune substance n'est synthétisée si sa dégradation n'est pas assurée; le recyclage est donc la règle."   Barry Commoner

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