samedi 14 décembre 2019

2019, le post-it !

Mon post-it bilan 2019


Blog lancé le 31 mai, l'idée, laisser un avis, un ressenti, sur le format post-it, plutôt qu'une chronique, une critique détaillée 
(j'en serais bien incapable)  
J'ai pris plaisir à le faire, et je le ferai encore en 2020.
Ce n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît, et c'est même plutôt chronophage en fait (et là, je tire mon chapeau aux nombreux/ses chroniqueurs/ses)

J'ai donc post-ité vingt et une fois cette année (peut-être vingt-deux) avec un vrai coup de coeur 💙 pour Pyramides de Romain Benassaya; avec Aurora de Kim Stanley Robinson je n’ai pas eu de coup de coeur mais j'ai pris une belle claque, enfin un énorme plaisir de découvrir l'audiobook avec Bonheur TM de Jean Baret.

Pour 2020, tout pareil en mieux, je vais poursuivre les lectures de ma PAL et me laisser surprendre par les nouveautés et les conseils de lecture des uns(es) et autres.
Et si un éditeur aimerait que je lui fasse un beau post-it, je le ferais avec plaisir !





vendredi 13 décembre 2019

L'oiseau d'Amérique

400 pages 

Quatrième de couverture:

Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?

Mon post-it:

Imaginez une grande partie du savoir de toute l’histoire de l’humanité dans un disque dur, et que celui-ci s’enraye et que tout s’efface; l’écriture, la lecture, la culture, le sens de la vie …

Dans l’oiseau d’Amérique , l’homme est devenu hébété, drogué, amorphe, suicidaire, l’humanité est réduite à peau de chagrin, les robots dirigent le monde (plus ou moins) et le reste des hommes déshumanisés qui s’occupent en fumant des joints, en faisant l’amour vite fait, bien fait, plus de travail, plus rien à faire, s’isoler, s’individualiser.

Nous suivons trois personnages, un robot de classe 9, le plus évolué du genre qui est une sorte de doyen du monde et qui a un objectif, une rebelle Mary-Lou qui apporte un espoir pour l’avenir et Paul un gentil bonhomme qui va occuper une grande partie du récit, que l’on suit dans sa renaissance de l'homme avec un grand H, ou les livres et la lecture auront une grande place.

Seront-ils retrouver le chemin ? 

Walter Tevis est un visionnaire, on espère juste que son intuition ne sera pas réalité parce que ce livre peut faire « peur ».
Écrit en 1980, l’auteur est déjà clairvoyant sur une société dépendante des technologies, de la robotique, et des drogues au sens large.

L’intrigue est bien faite, c’est vraiment facile à lire et je le conseille aux jeunes ( et aux autres aussi bien sûr ) tellement le message est substantiel et dans l’air du temps.

Ma note:  8/10

illustration: 7,5/10

Voir aussi les avis de Le chien critiqueTmBmBaroona

Folio SF, cliquez ici






lundi 25 novembre 2019

Les Portes célestes

Trilogie - tome 2 - 340 pages 

Quatrième de couverture:

Attaqué par des clones de combat non identifiés, l’Empire s’enfonce lentement dans le chaos. Des mégapoles entières ont été dévastées par des explosions nucléaires et les troupes impériales échouent à rétablir l’ordre. 
Tandis que l’Empereur convoque la noblesse pour confondre l’instigateur de ces attaques concertées, maître Kobayashi se réveille sur une planète paisible où l’a emmené l’Enfant, cet énigmatique messie qui n’a encore livré aucun de ses secrets. Dans ce havre de paix, Kobayashi va devoir poursuivre sa formation spirituelle et guerrière, non pas pour mettre un terme au chaos qui embrase l’Empire, mais pour mener l’Humanité sur la Voie.
Car l’Empire est perdu, il l’a toujours été.

Mon Post-it:
Les portes célestes est un livre plus énergique, plus direct que le premier tome, la lecture est plus fluide grâce à un glossaire moins épais et un univers qui nous est maintenant familier.

la puissance de l’enfant est énorme, et son projet plus clair, même si des zones d’ombre subsistent, son disciple Kobayashi à qui il va enseigner l’art du combat ou célérité et esquive sont les maîtres mots, absence et densité les armes.

De son côté, le seigneur de Latroce impatient, va mettre son plan contre l’empereur en action, et surprendre tout le monde.
L’empereur de son côté est pris de court, son projet des portes célestes est compromis, mais il n’a pas dit son dernier mot et le dernier tome va nous réserver de belles surprises sans nul doute, j’ai trouvé que les anarchistes étaient plus effacés dans cette suite par rapport au premier volet, en tout cas le suspense est au rendez-vous, et on a hâte de découvrir le dénouement explosif et chaotique que nous réserve cette fin de trilogie.

Où va nous mener la "voie" que l’enfant nous distille au fil des pages ? 

Jean-Michel Ré, nous propose un second tome à la hauteur, facile à lire, sans prise de tête, juste le plaisir de passer un bon moment.

J’ai lu La fleur de dieu en version papier, ce qui m’a facilité la découverte du glossaire, avec les portes célestes, lu en version numérique, ce fût plus compliqué, pas d’hypertexte pour fluidifier son immersion, dommage !

ma note:  8,5/10

illustration:  7/10

Voir aussi les avis de : YogoLe chien critiqueAux pays des cave trolls

Editions Albin Michel Imaginaire, Cliquez-ici




jeudi 31 octobre 2019

Le problème à trois corps

432 pages - tome 1- trilogie

Quatrième de couverture:

Ne la lisez pas, elle dévoile toute l'histoire, mais si vous le souhaitez quand même Cliquez ici

Je tiens à signaler que j'ai suivi le conseil de la communauté de lecteur et j'ai choisi de ne pas lire cette quatrième de couverture, et je confirme que c'est le meilleur choix. 

Mon Post-it:

Après ma décevante lecture de Boule de foudre  de Liu Cixin, je retrouve l’auteur dans le problème à trois corps, et disons le tout de suite, c’est un premier tome d’une grande réussite et d’envergure,  même si le récit est assez lent, j’ai savouré chaque moment, le virtuel comme le réel.
Je n’ai pas forcément tout saisi de la partie hard SF qui est quand même un peu ardue, même si l’auteur fait l’effort pour rendre cette partie accessible, les thématiques sont nombreuses ( nanotechnologies, astronomie, théories physiques et Cie)  inévitablement intéressantes, l’intrigue est riche même si elle n’est pas facile à suivre, il faut s’accrocher car l’immersion n’est pas immédiate mais plutôt vers le dernier tiers du livre, mais ça en vaut la peine.
Il y a beaucoup de personnages mais une poignée occupe une grande partie de l’histoire à l’instar de Wang Miao, de Ye Wenjie , surtout que Liu Cixin est doué dans son domaine, il s’est rendre le récit d’une grande fluidité, c’est vraiment son point fort, pas étonnant que les retours de lecteurs soient aussi bons.
La fin est superbe et promet un tome deux passionnant !

Vous serez déshydraté, puis réhydraté et si vous êtes toujours là, les « dieux » viendront à vous ! 

Audiobook lu par Vincent Schmitt, c'est juste splendide, je suis toujours impressionné par la capacité à créer différents types de voix pour rendre le récit vivant, bravo.

Ma note:  8,5/10                                        


illustration:  8,5/10



l'éditeur Actes sud, Cliquez ici




mercredi 16 octobre 2019

Boule de foudre

448 pages

Quatrième de couverture:

Lorsque ses parents sont réduits en cendres devant ses yeux, le soir de son quatorzième anniversaire, par l’explosion d’une boule de foudre, Chen jure de consacrer sa vie à l’élucidation de ce phénomène naturel resté une énigme pour la science. Il entreprend des études en physique atmosphérique et, lors d’une mission d’observation sur une montagne, il rencontre une jeune femme mystérieuse et séduisante, le major Lin Yun qui, elle, s’intéresse au potentiel militaire de cette foudre si particulière. Son horizon : élaborer l’arme de destruction absolue.
À mesure que ses recherches avancent, Chen est amené à collaborer avec Lin Yun. Leur quête commune les emmène au sommet de montagnes battues par la tempête, dans des laboratoires militaires d’armes expérimentales et dans une station scientifique soviétique désaffectée en pleine Sibérie. Ils pressentent bientôt que la foudre en boule est peut-être bien plus qu’un simple phénomène météorologique de notre monde…


Mon Post-it:

Chen, le personnage principal de ce roman de SF, va consacrer sa vie à étudier la boule de foudre sous toutes ses coutures, avec l’aide d’autres personnages bien illustrés, ils vont tenter de développer une arme militaire puissante, la physique est au coeur du livre, on frôle la hard/soft sf par moments mais rien de rédhibitoire, l’aspect militaire est assez présent, l’écriture d’une grande fluidité, et des idées assez incroyables parfois improbables, les perspectives que peut offrir la boule de foudre dans le domaine météorologique m’ont beaucoup plu, malgré plusieurs points forts, j’ai peiné à finir ma lecture, parce que j’ai eu un sentiment de lassitude, j’ai eu la sensation d'un manque de ligne directrice du récit mais plutôt d'idées mises comme ça au " gré du vent ".

Liu Cixin génère beaucoup d’idées sur le thème, mais il m’a manqué une étincelle pour faire matcher l’ensemble, lassitude aussi d’avoir le «  boule de foudre » écrit deux cent cinquante fois dans le livre, c’est excessif ! 

Ma note: 6,5/10

illustration: 7/10


Voir aussi les avis de L'épaule d'OrionGromovarBlackwolf


Éditions Actes Sud/exofictions, cliquez ici

dimanche 29 septembre 2019

La défense du paradis

464 pages



Quatrième de couverture:


Heinz a quinze ans quand il reçoit en cadeau d’an­niversaire quatre cahiers et des crayons Faber. Recueilli à l’âge de quatre ans avec son robot-fennec, aux 101 contes mémorisés dans un programme récréatif, il est le plus jeune d’une communauté de six membres, réfugiés dans les hauteurs des Alpes de­puis la « Chute ». Heinz, celui qui se croit le dernier enfant sur terre, entreprend alors de tenir son journal, où il est tour à tour personnage, historien, conteur, philosophe.
Et puis un jour, il leur faut quitter le chalet des roses…

« Mon sac à dos renferme, outre ma collection d’objets rares, l’ensemble des fascicules que Cornélius m’a offerts. Sitôt que nous aurons rallié le Camp A, que nous serons enfin libérés de la fournaise et des gangs assassins, je réunirai autour de moi mes compagnons éreintés, emmitouflés dans des couvertures. Fier et joyeux, je leur dévoilerai les pages d’écriture retraçant notre histoire, celle de notre survie. Tant que j’écrirai, nous survivrons. »
Thomas von Steinaecker est écrivain, réalisateur et journaliste. Il signe là un récit post-apocalyptique sans précédent, à la fois road-movie, ode éblouissante à la littérature, et mise en abîme des dérives de notre société face au réchauffement climatique et aux vagues de migrations en Europe. Et quand un enfant nous dit ce qu’est l’humanité, l’émotion nous gagne – parfois le rire, parfois les larmes : nous sommes à notre tour des enfants auxquels on raconte une histoire, un mythe… une réalité ?

Mon post-it :
La défense du paradis est un roman post-apocalyptique au déroulement classique, avec un blackout, un fléau qui nécessite de développer des capacités d’entraide pour faire face à la faim, la soif, au réchauffement climatique, aux ghettos et aux gangs.
Le but dans ces circonstances, trouver l’espoir d’un lieu épargné par la catastrophe, un lieu de vie digne !

Dans ce livre, nous suivons Heinz, jeune de 15 ans qui nous délivre un road-movie consigné dans quatre cahiers, quatre moments de vie, raconté à la manière d’un conte, un style qui lui est propre, des mots anciens pour ne pas oublier et des anglicismes rythment l'histoire, captive le lecteur.
On comprend assez vite ce que peut être un périple migratoire et toutes ces vicissitudes, les sacrifices à faire, l'on y découvre la vie de Zonbie ( habitant de la zone ) et c'est très bien décrit.
On y retrouve quelques atrocités humaines, la perversion d’une société en perdition, des moments touchants, révoltants.

Thomas von Steinaecker m’a perdu aux trois quarts du livre, le récit devient farfelu et ambigu, un mélange des genres qui ne m’a pas convaincu, et une ode éblouissante à la littérature que je n’ai pas ressenti comme tel, j'ai repris pied à la fin mais quel dommage, j'aurai aimé être captivé jusqu'au bout.

Au final c’est un livre émouvant, parfois violent, mais qui ne m’a pas totalement conquis.

Ma note:  7/10

illustration:  2/10 



Éditions l'Atalante cliquez ici


mardi 17 septembre 2019

Aurora

480 pages 

Quatrième de couverture:

Notre voyage depuis la Terre a commencé il y a des générations.
À présent, nous nous approchons de notre destination.
Aurora.
Mon Post-it:
Les passagers à bord d’un vaisseau interstellaire multigénérationnel qui se dirige vers Tau ceti à plus de onze années-lumière sont répartis dans des cylindres mondes, des biomes qui ressemblent  étrangement à la terre, essentiel pour un voyage de cent soixante-dix ans !

Mais comment vivre en vase clos aussi longtemps ? comment assurer la vie ou la survie des passagers ? comment s’adapter à des situations inattendues ? quels sont les outils pour y arriver ?  
Des questions auxquelles Kim Stanley Robinson va répondre et même nous instruire ! c’est riche et complet.
Plongé dans une odyssée digne d’un documentaire, je m’y suis réellement cru tellement c’est immersif, mais il faudra d’abord s’accrocher et se concentrer sur la première centaine de pages, accès Hard SF, ensuite ça va beaucoup mieux, le récit prend de l’épaisseur, les personnages s’étoffent un peu et les péripéties qui vont avec bien sûr.
L’ Intelligence Artificielle est fondamentale dans ce voyage, elle interagit avec les hôtes, elle apprend, sécurise et analyse son "écosystème", trouve des solutions, l’alliance IA/humains est intéressante et cette montée en puissance est rondement menée par l’auteur, c’est maitrisé !

Le chapitre six est vertigineux, la fin est douce amère.

L’auteur s’appuie à mon avis un peu trop sur l’imprimante qui permet des concepts d’utilisations un peu too much, je regrette que les personnages ne soient pas plus développés, et il y a quelques longueurs par moments, ceci dit, KSR à l’art de la description et de l’écriture, il sait nous faire avancer, nous questionner autour de nombreuses thématiques.
malgré un début difficile et rigoureux , j’ai beaucoup aimé ce livre, avec un peu plus de pep’s ou de lâcher prise il aurait été encore meilleur.

Finalement, l’humanité ne s’est elle pas bercée d’illusions à regarder toujours plus loin alors que la réponse se trouve peut être bien plus près ?!
le message est clair … tout ça pour ça !

Un livre abouti, riche et passionnant, il mérite amplement d’être lu. 
Ma note:  8,75/10
illustration:  9/10

Voir aussi les avis de Gromovar, l'épaule d'Orion, coup de coeur de Yogo

Éditions Bragelonne, Cliquez ici


lecture 7 

vendredi 30 août 2019

Pyramides

576 pages 

Quatrième de couverture:

  2182. À bord d'arches géantes, les humains fuient une Terre sur le déclin. Leur destination ? Sinisyys, une autre planète bleue découverte aux confins du système Eridani. Parmi ceux qui rêvent de la rejoindre, Éric et Johanna.
  Or, après avoir émergé du sommeil cryogénique, ils comprennent qu'ils n'ont pas atteint Sinisyys mais une structure artificielle si grande que l’esprit humain ne réussit même pas à en imaginer les limites.
  Où sont-ils ? Comment sont-ils arrivés là ?
  Éric, Johanna, et les autres colons, parviendront-ils à percer le mystère de l’artéfact labyrinthique puis à faire repartir le Stern III vers sa destination initiale ?
  Pour cet échantillon d'humanité au bord de l'extinction, débute alors un compte à rebours au final incertain !

Mon Post-it:

Quand Éric, Johanna et les autres passagers du Stern III s’aperçoivent qu’ils sont enfermés dans cette structure d’envergure « comme une mouche coincée dans un verre » mais alors un grand verre ! au lieu de leur destination finale la planète Synisyys, ils vont s’organiser, découvrir leur habitat et tenter d’y trouver une sortie ! 
Mais voilà, tout n’est pas si simple, le temps passe, les divergences s’installent, les groupes se forment et toujours ces questions, où sont-ils ? où est la sortie ? et bien sûr, survivre ?
Malgré un récit binaire, Romain Benassaya  réussit dans ce huis clos à nous rendre addict, à faire vibrer son lecteur, c’est immersif, on s’attache à certains personnages, on en déteste d’autres, on y fait des rencontres exotiques, et on voyage ( je sais, c'est bizarre vu le contexte )
Plongé dans la lecture de Pyramides, c’est se demander s’il faut être fataliste ou téméraire, pragmatique ou idéaliste, bienveillant ou sévère car dans ces conditions de vie, chaque décision à un impact.
Une lecture de l’imaginaire qui prend ici tout son sens, juste pour ça, il mérite d’être lu.
Une histoire géniale, une fin brillante ! on m'avait prévenu.

Bonne nouvelle, un Tome II est en préparation ... 

Ma note: 10/10 💙💙💙   

illustration:  10/10 💙





Critic éditions, cliquez ici


lecture 6


dimanche 18 août 2019

Tau zéro

304 pages
audiobook avec audible

Quatrième de couverture:

L’aventure ultime : le premier vol habité hors du système solaire…
Terre. XXIIIe siècle. Ils sont cinquante. Vingt-cinq femmes, vingt-cinq hommes. Parmi les meilleurs dans leurs domaines : astrophysiciens, mathématiciens, biologistes, astronavigateurs… Leur mission est la plus sidérante qui soit : rejoindre l’étoile Beta Virginis en quête d’une nouvelle Terre. Ils disposent pour ce faire du plus stupéfiant des vaisseaux, le Leonora Christina, dernier né de sa génération, un navire capable de puiser son énergie au cœur même de l’espace et d’évoluer à des vitesses relativistes…
Un voyage de trente-deux années-lumière. Un voyage sans retour. Et tous le savent. Tel est le prix que sont prêts à payer ces pionniers d’une aire nouvelle…

Mon Post-it:

J’ai découvert Poul Anderson dans le très bon "l’épée brisée" d’un autre registre, ici avec Tau Zéro, c’est un autre genre, celui de la hard SF, de grande envergure de distance et d’espace, impensable, inimaginable ! ( enfin si quand même un peu )
Dans cet astronef, le Léonora Christina propulsé par la méthode de propulsion Bussard, cinquante élus ( spécialistes de tout poil) destinés a créer la première génération sur une planète autour de Beta Virginis, situé à trente-deux années lumières, vont vivre un voyage des plus extraordinaire.
Dans ce huis clos, on y découvre la capacité de 50 hommes et femmes à maintenir une cohésion sur le long terme, comment la vie à bord peut devenir tendue, tant sur le plan affectif que sur le plan vital, les personnages principaux ne sont qu’une poignée à être développés par l’auteur, le gendarme du vaisseau Charles Reymont y tient une place importante, car c’est lui qui détient en partie les clés de la réussite de ce voyage.
Comment tout ce petit monde va réagir face à une situation critique qui fera de ce voyage, un voyage sans fin …
je suis mitigé après l’audiolecture de Tau zéro, j’ai aimé traverser cette immensité, c’est vertigineux, c’est beau, la partie hard sf est moyennement accessible pour un néophyte, j'imagine plus plaisante pour un lecteur averti, la postface qui donne les clés pour les moins équipés ( comme moi ) est essentielle et enrichissante, les illustrations faites par l'astrophysicien Roland Lehoucq m’ont beaucoup aidé, malgré tout, le récit est tout de même linéaire, monotone, c’est un classique trop classique, ça ne plaira pas à tout le monde. 
Cet audiolivre lu par Fréderic Kneipp m’a vraiment transporté.

Ma note: 7/10

illustration: 7/10

Voir aussi les avis de, Un papillon dans la luneLorhkanVert



Édition le bélial, Cliquez ici


lecture 5 




dimanche 21 juillet 2019

Les naufragés de Velloa

440 pages
Quatrième de couverture:

 XXVIIIe siècle. Suite à la destruction de la Terre, Mars et Vénus régentent le système solaire et protègent jalousement leur surface des milliards de réfugiés condamnés à l’errance et la précarité.
  Quand l’agent martien Mark Slaska découvre la preuve que l’Embrun 17, un vaisseau de naufragés à qui Vénus a refusé l’asile, a rejoint l’étoile Sigma Draconis quatre cents ans plus tôt, une vive stupéfaction s’empare des deux planètes-forteresses. Comment un appareil à peine capable de franchir la distance Terre-Vénus a-t-il pu parcourir une distance de près de 20 années-lumière de manière quasi-instantanée ? Existe-t-il une force, dans l’orbite de l’étoile, qui les y aurait invités ?
  Martiens et Vénusiens décident d’organiser une mission conjointe vers le système de Sigma Draconis. Mais, derrière l’entente de façade, les représentants des deux peuples sont bien décidés à découvrir la force mystérieuse qui se cache dans l’orbite de l’étoile, et s’en emparer pour assoir la domination de leur camp.

Mon Post-it:

La Terre n’est plus, des milliards de réfugiés errent dans le système solaire mais Mars et Vénus sont des peuples puissants aux technologies avancées, ils vont unir leurs savoirs ,afin d’envoyer une mission vers Sigma Draconis, tenter de découvrir et de s’emparer de la force capable de parcourir des années-lumière en une fraction de seconde ( rien que ça ! )
Au terme de ce voyage, ils vont découvrir Velloa une planète particulière par bien des aspects, ou les réfugiés d’Embrun 17 un vaisseau de naufragés ont élu domicile grâce à la force convoitée par les Martiens et les Vénusiens.
Dès les premières pages Romain Benassaya nous mets dans le bain en frappant un grand coup dès la première partie, le space-opéra se transforme rapidement en planet-opéra, on découvre les particularités de Velloa, son peuple, son écosystème, son IA mais c’est surtout l’histoire autour des personnages de Mark, Karen, Linea, des natifs et les autres qui font le sel de ce livre, chacun va tenter de tirer la couverture vers soi pour des causes bien différentes, l’essentiel du sujet tourne autour des rencontres aliens puissantes et bien imaginées par l’auteur qui distillent adroitement les clés pour nous apporter les éléments qui vont éclaircir nos doutes et nos intuitions, j’ai trouvé des technologies intéressantes mais que l’on retrouve dans de nombreux livres du genre ( implants, sauvegarde de personnalité, auto-réparation médicale, vision améliorée etc …) le totem quantique et le super processeur quantique, technologie qui agit sur l’espace et le temps sont bien trouvés, les périodes de réminiscences des personnages apportent de la profondeur au récit et l’intrigue qui se tient jusqu’au bout, où toutes les réponses nous sont données, pas de fin ouverte ici.
je vais m’arrêter là pour ne rien divulgâcher même si j’ai envie de vous en parler davantage tellement j’ai aimé ce livre! 
Alliance, vengeance, trahison, aventure et bien des choses vous attend dans les naufragés de Velloa, bien construit et riche avec une belle plume et un style captivant de Romain Benassaya que je découvre.
Le roman aurait pu être plus long, tant on sent qu’il y a de l’ambition et de l’envie, il n’y a pas de temps mort, un développement aurait encore amélioré le roman, ceci dit, on n’est jamais content, quand c’est trop long on veut raccourcir et quand c’est bon on en veut plus, ainsi soit il !

Ma note: 10/10 💙💙

illustration: 7/10


Voir aussi les avis de YogoLune

Éditions critic avec extrait et vidéo de l'auteur qui présente son livre, Clic


lecture 4

challenge


mardi 16 juillet 2019

La débusqueuse de mondes

340 pages

Quatrième de couverture:

À bord de son cybersquale nommé Koba, D’Guéba, une créature aux allures de grenouille, parcourt l’espace à la recherche de planètes abandonnées qu’elle pourra terraformer puis revendre. D’Guéba est une experte, elle est débusqueuse de mondes.
Alors qu’elle explore l’un de ces mondes dans l’espoir de se l’approprier, D’Guéba fait la connaissance d’Otto, un Humain, seul survivant du crash du vaisseau dans lequel il était esclave pourvoyeur de rêves. Bavard, pot de colle et a priori doté d’une intelligence limitée, Otto s’invite à bord de Koba.
Alors que la batracienne a bel et bien l’intention de se débarrasser de ce passager gênant dans le spacioport où elle pense conclure une affaire, les évènements ne vont finalement pas se dérouler comme prévus…
Dans cette histoire narrée tour à tour par ses trois personnages principaux et non sans humour, Luce Basseterre nous emmène à la rencontre d’êtres étonnants et de mondes aussi riches que diversifiés.

Mon Post-it:

J’ai trouvé quelques idées intéressantes dans ce livre de Luce Basseterre, notamment  le fait de mettre en avant des personnages non-humains dans un space opéra où foisonnent des planètes peuplées d’espèces dignes d’une forêt tropicale, avec des communautés et corporations très variées, ou l’être humain n’est pas le centre de l’univers ! 

Les trois personnages principaux se partagent la narration tour à tour, D’gueba la batracienne débusque des planètes à ensemencer, à terraformer puis à revendre à ses clients, elle est accompagnée par Koba son cyber-squale, vaisseau vivant toujours entourés de ses remoras, véritables radars furtifs et puissants et Otton, esclave humain, sauvé par D’gueba.
Dans leur voyage interstellaire, la Caudata va tenter à chaque visite de planète de déposer son encombrant passager, mais Otton est rusé et la tâche n’est pas aisée, au fur et à mesure de leur périple, ils vont outrepasser leurs différences, apprendre à se connaître, à s’apprécier et une  "amitié" va s’installer. 
Des accords commerciaux vont être compromis et une planète va être disputée férocement, où  Koba va avoir un rôle essentiel.

Malheureusement, je me suis un peu ennuyé, malgré une lecture fluide, mais sans à-coups qui n'a pas aidé à me sortir de ma torpeur, les idées sont là mais pas assez développées, on passe d’une planète à l’autre en un claquement de doigt, les échanges inter-espèces sont trop survolés, ça manque de punch même s’il y a une tentative vers les cinquante dernières pages.

Ma note: 6/10

illustration: 8/10 


Le livre de poche imaginaire cliquez ici
Éditeur d'origine: Mü éditions cliquez ici


lecture 3

challenge