mardi 22 septembre 2020

Starfish

 

Trilogie, tome 1, 384 pages



Quatrième de couverture:

Lenie Clarke est chef d'équipe dans une station des abysses, sur la côte pacifique, chargée d'exploiter et de contrôler l'énergie géothermique. Comme ses compagnons, elle a d'abord suivi des tests et un entraînement rigoureux puis subi des altérations génétiques qui lui permettent d'accoutumer sa vision à l'obscurité et de respirer dans l'eau lors des sorties obligatoires.
Ce qu'elle ignore, c'est que la société qui l'emploie ne choisit pas les candidats par hasard : seuls sont recrutés des hommes et des femmes aptes à subir de fortes doses de stress, des individus présentant tous une psychologie… déviante. Le noir et le silence des profondeurs deviennent le théâtre d'un huis clos inquiétant où les monstres ne rôdent pas seulement à l'extérieur.

Mon post-it:

Au fond de l'océan, dans la station Beebe, accueil un groupe d'hommes et de femmes, qui vont être chargés pendant un an d'expérimenter un programme d'énergie géothermique des grands fonds.
Dans les premières pages, nous faisons rapidement connaissance de l'équipage, notamment de Lenie Clarke, personnage central du livre, la psychologie de chacun y est détaillée ainsi que leurs troubles inquiétants.
On y découvre évidemment les grands fonds, noir, mystérieux, flippant, des poissons géants, des coulées de boue, des fumeurs, c'est tumultueux là-dessous.
On découvre aussi la vie dans la station sous-marine, la promiscuité est pesante, les échanges tendus et l'atmosphère est plutôt stressante. 
Puis on comprend assez vite qu'ils ont été un peu " retouchés " à la manière des cyborgs, puis dotés de technologie de pointe, comme les calottes oculaires qui compensent automatiquement les variations de la lumière ambiante, les combinaisons semi-perméables autonettoyantes et des implants qui libèrent toutes sortes de neuro-inhibiteurs lorsqu'ils sortent pour les maintenances et biens d'autres. 
Chaque personnage évolue très différemment dans l'histoire, la parapsychologie est aussi abordée, puis après les deux tiers du livre à découvrir tout cet univers curieux et sombre, Peter Watts passe à la vitesse supérieure de façon fulgurante et abrupte.
Il nous plonge dans la suite de l'aventure comme un gros gâteau qui nous tombe sur l'estomac, et j'ai eu beaucoup de mal sur le changement de rythme, un gros sentiment d'avoir été largué en fin de parcours, même si j'ai aimé la rencontre avec les gels intelligents et compris globalement l'histoire.
Je n'ai pas été convaincu et je dirais même déçu globalement par ce premier tome, si tout n'est pas mauvais bien sûr, je ne lirai pas la suite, dommage, car le thème des fonds marins avait tout pour me plaire.
Pour la partie hard SF de Starfish, il vous faudra quand même faire un petit effort par moment.

ma note: 4/10  

voir les avis de Le chien critiqueLe culte d'ApophisAlbedo, ...


7/8. un lieu sous marin 

samedi 12 septembre 2020

Apprendre, si par bonheur & Le monde enfin

Novella - 144 pages

Dans "Apprendre, si par bonheur " nous suivons un équipage de quatre personnes partis en mission d'exploration sur quatre exoplanètes préalablement choisies dans le but d'y découvrir la vie.
Chaque planète à ses particularités qui nécessite aux membres d'équipages d'avoir recours à la " somaformation ", qui consiste à bénéficier de technologies qui permettent au corps de s'adapter à l'environnement. ( ben oui, tout n'est pas comme sur terre ! )
Maintenant bien équipé, ce petit monde part en " virée " dans l'espoir d'y rencontrer, d'observer de la vie !
Ce sont clairement les descriptions que nous exposent Becky Chambers qui sont le point fort de son livre avec une imagination fructueuse, captivante et qui donne une planétologie comparée fort intéressante.
J'ai beaucoup aimé la planète Opéra qui porte bien son nom (on y trouve une espèce tout à fait charmante), ainsi que l'idée ultime  de: " je suis qui pour lever une pierre et déranger la vie qui s'y trouve ", c'est vrai que l'on peut se poser la question.
Évidemment les relations et les sens dans l'habitacle sont fluctuantes, les nouvelles de la Terre ne sont pas rassurantes, néanmoins la mission se poursuit et des questions se posent et restent en suspend ...
Un planet opéra qui est court et efficace, avec du soft SF, juste ce qu'il faut pour donner envie d'avancer avec une histoire simple pour un format qui s'y prête bien.
J'ai envie de découvrir son roman du coup.

9/10


26/52
CLIC

3
Clic



Novella 


Ce récit post-apocalyptique au ton parfois cru et assez sombre, nous fait traverser différentes villes françaises où l'on accompagne un vieil homme qui souhaite revoir la mer une dernière fois avant de mourir.
Une pandémie à mise à mal la vie sur terre, la fertilité n'est plus au rendez-vous et l'humanité se meurt.
Au fil de son périple, on se rend bien compte que l'homme n'a plus sa place dans ce monde, la nature reprend ses droits et les animaux errent en nombre dans les villes abandonnées, la survie est difficile pour les humains, dans des conditions rudimentaires, parfois sales.
Pas d'espoir, pas de sursaut, c'est la fin, enfin juste pour l'humanité ...
J'aime ce genre de récit qui pousse l'idée jusqu'au bout sans concession et qui peut parfois amener l'homme dans ses retranchements les plus extrêmes allant jusqu'à l'extinction, malheureusement je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.

7/10 

27/52
CLIC






vendredi 11 septembre 2020

En panne sèche

 

Roman de 763 pages

 


Quatrième de couverture:

La fin de l’ère du pétrole est imminente. Quand le plus grand champ pétrolifère du monde se tarit, en Arabie saoudite, des bouleversements se mettent en branle. Notre civilisation touche-t-elle à sa ruine ? Markus Westermann, lui, parie sur un miracle: il croit détenir une méthode qui permet de trouver de l’or noir. Beaucoup de pétrole. Encore faut-il que ce ne soit pas une illusion. Et lui faut-il jalousement en garder le secret s’il veut en tirer tout le bénéfice.Voici le parcours d’un jeune ambitieux qui veut conquérir l’Amérique et le monde. Une trajectoire semée d’embûches, de mystères et de dangers. De coups de théâtre et de révélations inattendues. Un thriller environnemental stupéfiant en même temps qu’une réflexion sur les errements et les défaillances à venir de notre société de consommation.


Mon post-it:

C'est un beau pavé qui est scindé en deux, la première partie qui concentre un peu plus de la moitié du livre, va nous révéler l'aspect technique, financier, diplomatique de l'or noir au travers l'histoire de Markus Westermann, personnage principal qui rêve de s'installer aux États-Unis.
Il va s'associer avec Karl Walter Block, un personnage atypique qui dit avoir une méthode pour trouver du pétrole, là ou les autres n'en trouvent pas, plus.
Cette partie nous éclaire, nous instruit sur les rouages de A à Z sur le business du pétrole, on y parcourt le présent et le passé, en passant par l'Arabie Saoudite, l'Allemagne et les États-Unis.
C'est passionnant, épais, copieux sans ennui, car Andreas Eschbach distille une intrigue puissante qui nous donne envie d'avancer de plus en plus vite pour connaître l'issue de cette histoire.
L'auteur est très bien renseigné et c'est tellement bien écrit, que l'on arrive très bien à imaginer l'aspect tentaculaire du système mise en place par les " grands " de ce monde et qui souvent nous échappe.

La deuxième partie, nous plonge petit à petit dans une société qui commence à manquer de pétrole au sens large, toujours en compagnie de Markus, l'histoire avance et les choses s'aggravent.
En effet, lorsque l'on comprend que pour faire des engrais, des pesticides et faire tourner des pompes d'irrigations, il faut du pétrole, je vous laisse imaginer les répercutions !  Ça fait froid dans le dos, le pétrole va devenir une denrée rare et convoitée, avec des conséquences sur des familles, des salariés, des communautés et même des gouvernements.
La force d' " En panne sèche " c'est qu'il ne tombe pas dans la violence et le sang qui rebute parfois certains lecteurs, mais l'auteur joue plus sur le côté anxiogène de la situation.
Il nous mets clairement face aux problèmes qui pourraient advenir dans notre futur et nous propose par le biais des personnages du livre des alternatives, des solutions, des adaptations positives et c'est franchement bien vu, cependant, on entrevoit aussi que les choses ne sont pas si simples, nos freins et les limites de notre imagination ...

Un sans-faute et un gros coup de coeur pour ce roman d'anticipation/post-apo de fiction mais pas seulement, puisqu'il nous alerte clairement des conséquences pour lesquelles nous n'avons d'ailleurs me semble t'il pas grand pouvoir, mais le monde lui saura t'il s'adapter, se transformer quand le brut ne coulera plus ? 

Un livre à lire, et à relire dans dix ou vingt ans.


 Ma note :  10/10 💙💙💙


Lisez aussi l'avis de Gromovar qui le trouve excellentissime


Europe Occidentale 6/8





vendredi 14 août 2020

Sphères d'influence


528 pages - trilogie - tome 2

Quatrième de couverture:

S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? Ainsi se formule ce qu’on appelle le paradoxe de Fermi.
Eh bien, ils sont dans l’Arène, répond Ryk E. Spoor.
Et, de fait, ils y sont des multitudes, dans cet inimaginable univers condensé, soumis à des règles édictées par on ne sait qui ou quoi. D’innombrables espèces représentées par leurs factions, parmi lesquelles, depuis peu, celle de l’Humanité.
Leader de la faction Humanité : une charge qu’Ariane Austin, ci-devant pilote spatiale de course d’obstacles, doit assumer en dépit de tous les dangers, complots et trahisons, dont certaines fomentées dans son propre camp.
Par bonheur se tient désormais auprès d’elle Sun Wukong, le Roi des Singes hypérion, le plus redoutable des gardes du corps. Il ne sera pas de trop pour surmonter les épreuves que la cohabitation conflictuelle réserve aux résidents de l’Arène…

Sphères d’influence fait suite à Grand Central Arena.

Mon Post-it:

Après le retour dans le système solaire d'Ariane Austin, leader de la faction humanité dans l'arène, elle apprend à ses semblables que l'univers n'est pas vide, bien au contraire. Elle leur apprend aussi que les règles du jeu, là-haut, sont bien différentes que chez eux, et qu'ils ont déjà des ennemis de haut niveau. Évidemment, les gradés sur terre veulent reprendre la main et gérer par eux-mêmes les futures décisions, mais cela n'est pas aussi simple puisque l'arène répond à des codes précis.
L'hypérion Marc Duquesne, va pour ça part recruter un garde du corps lui aussi survivant d'hyperion, qui répond au nom de Sun Wukong, fort et puissant, capable de coup de pied ouragan comme Ryu et Ken dans Street fighter, c'est dire !
De retour dans l'arène, la faction humanité va avoir du pain sur la planche, l'histoire prend de l'épaisseur à ce niveau du livre, car en plus de continuer les affaires courantes avec les autres factions, ils vont devoir enseigner les bonnes manières aux nouveaux venus afin d'éviter des défis non désirés, gérer des personnes qui acceptent mal la gouvernance d'Ariane, la recherche de portes célestes qui permettraient de se déplacer plus rapidement dans cette immensité.
Chaque personnage du premier tome, à une tâche qui va permettre un développement rapide et efficace de la faction, mais qui va aussi susciter jalousies et convoitises, générant une bataille spatiale de grande ampleur, ou le roi singe, Wu va pleinement jouer son rôle de gardien de la faction, qu'en sera t'il d'Ariane ?
Une fin plus aboutie que le premier volet.
En résumé de tout cela, une première partie assez longue qui parle beaucoup, puis un retour dans l'arène que l'auteur à voulu plus dans l'influence, la politique, la diplomatie, avec les factions et personnages déjà connus du premier volet, sans nous faire découvrir d'autres factions parmi les cinq mille existantes, ni d'autres défis. J'aurais vraiment  aimé découvrir d'autres entités qui auraient apporté à l'histoire un peu de fraîcheur. Malgré quelques personnages supplémentaires, la lecture de ce second tome reste toujours fluide et ça, c'est fort, car c'est quand même un roman d'envergure.

Espérons que le dernier tome verra le jour en vf.


Ma note:  7/10 

2










mardi 14 juillet 2020

Grand central arena

Trilogie, 576 pages

Quatrième de couverture:

Ce ne devait être qu'un vol d'essai automatisé et la pilote, Ariane Austin, n'interviendrait qu'en dernier recours ; fort de la propulsion Sandrisson, le Graal allait franchir le dernier obstacle à l'expansion de l'humanité : le mur de la lumière.
Mais c'est sur un autre mur que bute le vaisseau car la propulsion supraluminique ne conduit pas vers les étoiles, elle conduit à l'Arène.
Piégé dans cette colossale enceinte qui dépasse l'imagination, l'équipage du Graal va devoir en apprendre les règles pour y survivre. S'y faire respecter parmi les multitudes d'espèces extraterrestres qui la peuplent, s'en échapper et protéger le destin de l'humanité.
Le space opera de l'âge d'or de la s.-f. américaine est de retour ! De l'action, de la manipulation, de grands enjeux et de rudes affrontements, de l'exotisme et tout un bestiaire d'extraterrestres baroques.

Mon post-it:

Un petit équipage de spécialistes, s'embarque pour un simple saut aller-retour à bord du vaisseau d'essai " Le Graal " afin de prouver la possibilité du voyage supraluminique. Évidemment, tout ne va pas fonctionner comme prévuils vont se retrouver coincés dans un espace sphérique d'une taille gigantesque ( une autre idée au paradoxe de Fermi ), n'arrivant pas à redémarrer le réacteur nucléaire et les IAs, pourtant indispensable, ce petit groupe emmené par la pilote et chef de groupe malgré elle Ariane Austin, va découvrir leur nouvel environnement étrange, immense. Rapidement, ils vont faire la connaissance d'un extraterrestre, qui va devenir leur guide et instructeur, en vue de découvrir cette tentaculaire structure et apprendre les règles et codes à tenir. Mais pour avoir des droits, ils vont devoir aussi relevés des défis lancés par des factions E.T. , en effet pour devenir faction à part entière, pouvoir détenir une ambassade et lieu de vie, l'humanité va devoir se frotter à des factions pas toujours faciles, faire des alliances, des choix, user de ruse et de diplomatie. Ariane et ses compagnons d'aventure, vont-ils réussir à obtenir le sésame pour espérer revoir un jour leur semblable, mais dans l'arène rien n'est acquis !
Mise à part un langage un peu technique, hard SF à l'entame du livre, c'est tout à fait accessible, dynamique et l'on ne s'ennuie pas, un poil ambiance " Gardiens de la galaxie ".  Les défis sont variés, l'auteur évite de multiplier les personnages pour garder l'essence du récit, on parle plus en faction et ça s'est bien vu, il nous fait part aussi des pensées des personnages pour développer l'intrigue, le tout est bien développé. Un coup de coeur pour ma part, un roman de space opéra d'aventure qui fait le boulot et qui le fait bien.
Ma note: 10/10 💙
1
RSF blog






mardi 30 juin 2020

#ProjetMaki " Vous prendrez bien quelques nouvelles " Juin 2020


Principe :

 Lire au moins un texte court par semaine durant l'année 2020. Par texte court, s'entendent les nouvelles isolées disponibles à l'unité, celles issues des revues types Bifrost, Angle-Mort... ou encore celles publiées dans des recueils et des anthologies, sans oublier les novellas. Je précise qu'il s'agit de textes relevant obligatoirement des littératures de l'Imaginaire.

J'ai choisi comme objectif : 

l'objectif Maki Catta : Carton plein, avec au moins une nouvelle par semaine soit au moins 52 textes.


J'en ai lu 24/52

#22 Pas pu lire de nouvelle cette semaine là.


#23 La quête de Clifford M - Bob Leman 

Je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire de vampire, capturé par des humains, maintenu en captivité, ou il intègre la société et devient une personne tout à fait respectable, et même bien plus encore.
Mais voilà, Clifford M se rend bien compte, qu'il lui manque quelque chose et il va engager sa fortune dans cette quête de savoir, de connaissance de soi.
Après tout ce parcours, il découvre enfin sa vérité, mais malheureusement pas celle qu'il imagine apparemment au vu du final.

5/10

#24 Fille de l'espace - Audrey Pleynet 


Théana, 16 ans vit avec sa famille, tous les six mois, ensemble, ils sont projetés sur une planète à travers la galaxie, car en effet nul ne peut résider de manière pérenne sur une planète, condition pour maintenir une paix certaine.
Tous sont migrants et de manière cyclique, ils découvrent un nouveau lieu de vie, la destination n'est pas choisie mais, imposée, parfois la planète est agréable, parfois beaucoup moins, vous pouvez refuser mais si vous le faites, vous êtes exclu du système. 
C'est un peu le système du marche ou crève.
Théana, deviens majeure et elle doit faire maintenant ses rotations de planètes seule, c'est la règle.
Elle y rencontrera Mika, au gré des rotations et de manière fortuite, ils se reverront et comme quelquefois la vie est bien faite, elle trouvera la clé qui ouvre le cadenas ! 
Une façon intéressante d'imaginer les migrations du futur dans ce space opéra, un vrai sujet en devenir !
Je découvre l'autrice, je dois dire que j'ai beaucoup aimé  sa plume, c'est fin, c'est subtil, c'est à lire.

9/10 

#25 Dealers d'iceberg - Stéphane Desienne 

Une novelette sur le thème de l'eau, ressource qui est devenue extrêmement rare, au point que les derniers icebergs deviennent la convoitise du plus offrant, un nouveau genre de dealers fait son apparition.
C'est un sujet on ne plus d'actualité, à l'heure des restrictions d'eau !

7/10


Le récap de tous les blogopotes ici



dimanche 21 juin 2020

Tepuy

464 pages 

Quatrième de couverture:

 Une jeune femme se réveille au milieu de la jungle, seule, blessée, reliée à un parachute en lambeaux et… amnésique. Elle ne se souvient que de son prénom : Ruzena. Autour d’elle, à perte de vue, la végétation.
  Très vite, un homme la contacte sur son talkie-walkie. D’après lui, ils seraient venus tous les deux jusqu’au Venezuela pour une mission de sauvetage en Amazonie, avant de se crasher sur un tepuy, un haut plateau gigantesque dominant la région.
  Mais ils ne sont pas les seuls dans les parages. Des mercenaires au physique effrayant quadrillent la zone, manifestement en quête d’un site perdu au cœur de la forêt, et du secret qu’il abrite.
  Au même moment, à des milliers de kilomètres de là, en Floride, un détective privé est embauché par le propriétaire d’un aérodrome pour retrouver un avion volé. Son enquête va l’amener à s’intéresser de près à une multinationale aux pratiques peu recommandables.

Mon Post-it:

Dès le début, on se retrouve sur le tepuy Vénézuélien ou l'aventure démarre rapidement pour Ruzena devenue amnésique et son compagnon de voyage Chris.
On découvre le milieu où ils évoluent, le récit se déroule sur cinq jours, alternant le Venezuela et les États-unis pour la partie thriller/enquête.
Mais voilà qu'après l'entrée en matière, le récit va tourner un peu en rond pendant près de la moitié du livre, Ruz et Chris vont évoluer sur ce haut plateau et découvrir des mercenaires au physique particulier, mais pas seulement, ils vont appréhender leur environnement et tels des aventuriers,  tenter de survivre.
Pendant ce temps, la Dervac, puissante société pharmaceutique qui a découvert un secret par le biais de ces scientifiques sur le tepuy va tout faire pour empêcher des fuites.
Vous l'avez compris, nos deux " amis " sont arrivés au mauvais endroit, au mauvais moment, même si eux aussi ont un but !
Jusqu'ici, il ne sait pas passé grand chose d'excitant, et  il faudra attendre la seconde moitié du roman pour que tout s'accélère, et apercevoir la partie SF émerger enfin et commencer à prendre plaisir, parce que oui, la partie qui nous intéresse est bien imaginé, les chapitres d'enquêtes moins présents, voire absents vers la fin, apportent une meilleure immersion dans cette région tropicale isolée.
Petit à petit, Ruz va retrouver la mémoire et va nous permettre d'en savoir plus sur certains personnages.
Malgré ce sursaut dans la deuxième partie qui reste en dents de scie, j'aurais aimé découvrir un peu plus le tepuy et son écosystème, ce qui aurait, je pense apporter du corps, du caractère au roman.
Tous ne sortiront pas indemnes de l'aventure, la fin est plutôt classique mais bien réalisée.

Un thriller d'aventure avec un soupçon de SF, dans un lieu original qui manque de développement, j'avais nettement préféré le très bon " Dominium Mundi " de François Baranger, même si j'ai conscience que " Tepuy " est d'un style plus light évidemment.

Grâce à l'auteur, j'ai découvert le Tepuy, je le remercie. Découvrez cette curiosité impressionnante en cliquant  ICI


Ma note:  5,5/10











samedi 13 juin 2020

Spin



624 pages

Quatrième de couverture :
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre... Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d'Octobre ? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ? 

Mon post-it:

Après ce mystérieux événement de la disparition des étoiles par un filtre sélectif temporel " spin " qui entoure la terre,  Robert Charles Wilson va nous faire vivre une véritable histoire, avec des personnages développés, des flash-backs entre la jeunesse de Tyler, Diane et Jason, leurs vies d'adultes parfois complexes et leur futur.
Ce qui est intéressant, c'est la façon d'imbriquer toute cette histoire pour garder une intrigue forte et qui donne envie de découvrir la suite, mais attention, il faut être patient, très patient, car l'auteur aime prendre son temps pour nos distribuer les cartes de tout cet enchevêtrement.
Rapidement, on comprend les enjeux énormes qui pèse sur l'humanité et la dimension du roman va devenir monumentale.
Les chapitres " futurs " donnent vraiment du pep's au livre avec son côté palpitant et exotique, immersion garantie. 
La partie SF est superbement bien pensée, subtil et ça j'aime beaucoup, elle va nous emmener vers Mars, et bien au-delà, des projets plus ou moins réussis et on découvre que l'Homme dans sa quête à la compréhension de ce " spin "
 Qui ? Pourquoi ? Comment ? Ne manque pas d'imagination ni d'aberration.
La fin est vraiment bonne, même si on n'a pas toutes les réponses à nos questions, il faudra pour cela lire la suite, mais la première pensée que j'ai eue, c'est merci Robert, je ne verrai plus les arcs-en-ciel de la même façon ! ( oui, je sais, c'est bizarre )

Malgré le rythme lent, du roman et un Tyler, personnage principal du roman un peu trop gentillet, Spin est un livre à lire.
Largement accessible, car bien écrit et immersif, difficile de ne pas aimer un livre qui nous met au centre du " jeu ".

Ma note:  9/10

D'autres avis : Le chien critiqueCélindanaéRsfblogAnudarAlbédo, 



6. Amérique du nord





 




dimanche 31 mai 2020

#ProjetMaki " Vous prendrez bien quelques nouvelles " Mai 2020



Principe :

 Lire au moins un texte court par semaine durant l'année 2020. Par texte court, s'entendent les nouvelles isolées disponibles à l'unité, celles issues des revues types Bifrost, Angle-Mort... ou encore celles publiées dans des recueils et des anthologies, sans oublier les novellas. Je précise qu'il s'agit de textes relevant obligatoirement des littératures de l'Imaginaire.

J'ai choisi comme objectif : 

l'objectif Maki Catta : Carton plein, avec au moins une nouvelle par semaine soit au moins 52 textes.


21/52


#17 T'ien-Keou - Laurent Genefort 

Ou-I-Pai, gamin au service d'un artiste, veut intégrer un puissant clan d'assassins, mais pour y arriver, il faut passer une épreuve, difficile et dangereuse.
Il fait part de son souhait à son maitre, qui lui propose de faire quelque chose en échange d'une arme qui lui sera d'une aide précieuse pour réussir son challenge.
Une fleur, du thé et des dragons, un univers purement asiatique saupoudré de SF, car le tout se déroule dans un astéroïde ! 
Surprenant, une nouvelle dans un univers atypique.

7/10

#18 Les fruits du jinmenju - Pierre Brulhet 

Dans la ville de Takayama au Japon, le jeune Ari est victime de harcèlement dans son école, il subit les moqueries et les mauvaises farces.
Alors qu'il est collé un samedi, il est en charge de nettoyer la cour, il fait la connaissant d'un arbre jinmenju, on l'appelle aussi l'arbre aux visages humains relatifs à ses fruits, c'est un arbre yokai. 
De retour à l'école, Ari se retrouve de nouveau face à cette bande d'un genre violent, pris entre l'arbre et ses canailles, ils vont découvrirent la force des Yokai, et la puissance de ses fruits !
Une nouvelle qui nous en apprend plus sur les créatures surnaturelles, les esprits malicieux, parfois malfaisants du folklore japonais, très intéressante nouvelle, même si elle simple dans son intrigue.

7/10


#19 La saison du ver - Bob Leman 

Dans un style horrifique, glauque, cette nouvelle nous raconte l'étrange vie de Harvey, et d'un ver géant télépathe, transformiste, oui je sais c'est strange, pourtant c'est réel pour cette famille qui va vivre un destin non enviable, même si ce ver végétarien n'est pas là par hasard, il est sans pitié et malfaisant.
Une rencontre ne vous tente pas, je peux comprendre mais ne manquez pas cette nouvelle, certes simple mais bizarrement efficace.

8,5/10

#20 Les champs d'Abraham - Robert Charles Wilson 

Jacob est un ado qui vit avec sa soeur Rachel un poil plus âgé que lui et qui est schizophrène, plus de parents, ils survivent tant bien que mal, dans ce vingtième siècle froid et rude.
Jacob rencontre régulièrement Oscar un libraire avec qui il partage des sessions d'échecs, Oscar est un personnage particulier, il pousse Jacob vers des choix ou la frontière entre le réel et le surnaturel est mince, entre Sf et fantastique.
J'ai vraiment eu un petit coup de frisson quand, Jacob retrouve une partie de sa soeur ( partie morte dû à la maladie ) dans un autre univers, dans une autre dimension, je me suis imaginé le passage petit à petit vers l'au-delà, vers la mort. 
C'est étrange, c'est assez sombre, une belle façon d'imaginer le passage d'une frontière à l'autre.

8,5/10


#21 Immunité - Philip K. Dick 

Suite à un accident nucléaire, certains humains sont devenus télépathes, ils sont appelés les T.P , ces mutants sont capables de sonder au plus profond les citoyens récalcitrants avec le gouvernement.
Seul moyen de se protéger " le capuchon " une barrière qui permet d'échapper à la sonde mentale.
Sur fond de complot politique, on découvre dans cette nouvelle le dernier rempart de liberté malmené: la pensée et c'est flippant d'imaginer une telle possibilité, être lu comme dans un livre ouvert sans barrière ! 

9/10


Le récap de tous les blogopotes ici