mercredi 16 octobre 2019

Boule de foudre

448 pages

Quatrième de couverture:

Lorsque ses parents sont réduits en cendres devant ses yeux, le soir de son quatorzième anniversaire, par l’explosion d’une boule de foudre, Chen jure de consacrer sa vie à l’élucidation de ce phénomène naturel resté une énigme pour la science. Il entreprend des études en physique atmosphérique et, lors d’une mission d’observation sur une montagne, il rencontre une jeune femme mystérieuse et séduisante, le major Lin Yun qui, elle, s’intéresse au potentiel militaire de cette foudre si particulière. Son horizon : élaborer l’arme de destruction absolue.
À mesure que ses recherches avancent, Chen est amené à collaborer avec Lin Yun. Leur quête commune les emmène au sommet de montagnes battues par la tempête, dans des laboratoires militaires d’armes expérimentales et dans une station scientifique soviétique désaffectée en pleine Sibérie. Ils pressentent bientôt que la foudre en boule est peut-être bien plus qu’un simple phénomène météorologique de notre monde…


Mon Post-it:

Chen, le personnage principal de ce roman de SF, va consacrer sa vie à étudier la boule de foudre sous toutes ses coutures, avec l’aide d’autres personnages bien illustrés, ils vont tenter de développer une arme militaire puissante, la physique est au coeur du livre, on frôle la hard/soft sf par moments mais rien de rédhibitoire, l’aspect militaire est assez présent, l’écriture d’une grande fluidité, et des idées assez incroyables parfois improbables, les perspectives que peut offrir la boule de foudre dans le domaine météorologique m’ont beaucoup plu, malgré plusieurs points forts, j’ai peiné à finir ma lecture, parce que j’ai eu un sentiment de lassitude, j’ai eu la sensation d'un manque de ligne directrice du récit mais plutôt d'idées mises comme ça au " gré du vent ".

Liu Cixin génère beaucoup d’idées sur le thème, mais il m’a manqué une étincelle pour faire matcher l’ensemble, lassitude aussi d’avoir le «  boule de foudre » écrit deux cent cinquante fois dans le livre, c’est excessif ! 

Ma note: 6,5/10

illustration: 7/10


Voir aussi les avis de L'épaule d'OrionGromovarBlackwolf


Éditions Actes Sud/exofictions, cliquez ici

dimanche 29 septembre 2019

La défense du paradis

464 pages



Quatrième de couverture:


Heinz a quinze ans quand il reçoit en cadeau d’an­niversaire quatre cahiers et des crayons Faber. Recueilli à l’âge de quatre ans avec son robot-fennec, aux 101 contes mémorisés dans un programme récréatif, il est le plus jeune d’une communauté de six membres, réfugiés dans les hauteurs des Alpes de­puis la « Chute ». Heinz, celui qui se croit le dernier enfant sur terre, entreprend alors de tenir son journal, où il est tour à tour personnage, historien, conteur, philosophe.
Et puis un jour, il leur faut quitter le chalet des roses…

« Mon sac à dos renferme, outre ma collection d’objets rares, l’ensemble des fascicules que Cornélius m’a offerts. Sitôt que nous aurons rallié le Camp A, que nous serons enfin libérés de la fournaise et des gangs assassins, je réunirai autour de moi mes compagnons éreintés, emmitouflés dans des couvertures. Fier et joyeux, je leur dévoilerai les pages d’écriture retraçant notre histoire, celle de notre survie. Tant que j’écrirai, nous survivrons. »

Thomas von Steinaecker est écrivain, réalisateur et journaliste. Il signe là un récit post-apocalyptique sans précédent, à la fois road-movie, ode éblouissante à la littérature, et mise en abîme des dérives de notre société face au réchauffement climatique et aux vagues de migrations en Europe. Et quand un enfant nous dit ce qu’est l’humanité, l’émotion nous gagne – parfois le rire, parfois les larmes : nous sommes à notre tour des enfants auxquels on raconte une histoire, un mythe… une réalité ?

Mon post-it :
La défense du paradis est un roman post-apocalyptique au déroulement classique, avec un blackout, un fléau qui nécessite de développer des capacités d’entraide pour faire face à la faim, la soif, au réchauffement climatique, aux ghettos et aux gangs.
Le but dans ces circonstances, trouver l’espoir d’un lieu épargné par la catastrophe, un lieu de vie digne !

Dans ce livre, nous suivons Heinz, jeune de 15 ans qui nous délivre un road-movie consigné dans quatre cahiers, quatre moments de vie, raconté à la manière d’un conte, un style qui lui est propre, des mots anciens pour ne pas oublier et des anglicismes rythment l'histoire, captive le lecteur.
On comprend assez vite ce que peut être un périple migratoire et toutes ces vicissitudes, les sacrifices à faire, l'on y découvre la vie de Zonbie ( habitant de la zone ) et c'est très bien décrit.
On y retrouve quelques atrocités humaines, la perversion d’une société en perdition, des moments touchants, révoltants.

Thomas von Steinaecker m’a perdu aux trois quarts du livre, le récit devient farfelu et ambigu, un mélange des genres qui ne m’a pas convaincu, et une ode éblouissante à la littérature que je n’ai pas ressenti comme tel, j'ai repris pied à la fin mais quel dommage, j'aurai aimé être captivé jusqu'au bout.

Au final c’est un livre émouvant, parfois violent, mais qui ne m’a pas totalement conquis.

Ma note:  7/10

illustration:  2/10 

photo de couverture de Franck Madler, j'ai pas trop compris le message, franchement c'est médiocre, heureusement que l'on achète pas un livre pour sa couverture, mais quand même c'est pas joli, pas de rapport direct avec l'histoire, décevant.

Éditions l'Atalante cliquez ici


mardi 17 septembre 2019

Aurora

480 pages 

Quatrième de couverture:

Notre voyage depuis la Terre a commencé il y a des générations.
À présent, nous nous approchons de notre destination.
Aurora.
Mon Post-it:
Les passagers à bord d’un vaisseau interstellaire multigénérationnel qui se dirige vers Tau ceti à plus de onze années-lumière sont répartis dans des cylindres mondes, des biomes qui ressemblent  étrangement à la terre, essentiel pour un voyage de cent soixante-dix ans !

Mais comment vivre en vase clos aussi longtemps ? comment assurer la vie ou la survie des passagers ? comment s’adapter à des situations inattendues ? quels sont les outils pour y arriver ?  
Des questions auxquelles Kim Stanley Robinson va répondre et même nous instruire ! c’est riche et complet.
Plongé dans une odyssée digne d’un documentaire, je m’y suis réellement cru tellement c’est immersif, mais il faudra d’abord s’accrocher et se concentrer sur la première centaine de pages, accès Hard SF, ensuite ça va beaucoup mieux, le récit prend de l’épaisseur, les personnages s’étoffent un peu et les péripéties qui vont avec bien sûr.
L’ Intelligence Artificielle est fondamentale dans ce voyage, elle interagit avec les hôtes, elle apprend, sécurise et analyse son "écosystème", trouve des solutions, l’alliance IA/humains est intéressante et cette montée en puissance est rondement menée par l’auteur, c’est maitrisé !

Le chapitre six est vertigineux, la fin est douce amère.

L’auteur s’appuie à mon avis un peu trop sur l’imprimante qui permet des concepts d’utilisations un peu too much, je regrette que les personnages ne soient pas plus développés, et il y a quelques longueurs par moments, ceci dit, KSR à l’art de la description et de l’écriture, il sait nous faire avancer, nous questionner autour de nombreuses thématiques.
malgré un début difficile et rigoureux , j’ai beaucoup aimé ce livre, avec un peu plus de pep’s ou de lâcher prise il aurait été encore meilleur.

Finalement, l’humanité ne s’est elle pas bercée d’illusions à regarder toujours plus loin alors que la réponse se trouve peut être bien plus près ?!
le message est clair … tout ça pour ça !

Un livre abouti, riche et passionnant, il mérite amplement d’être lu. 
Ma note:  8,75/10
illustration:  9/10
représente bien le vaisseau et sa destination, avec son point lumineux en arrière plan, ça donne vraiment le côté voyage au long court, c'est une chouette couverture.
Voir aussi les avis de Gromovar, l'épaule d'Orion, coup de coeur de Yogo

Éditions Bragelonne, Cliquez ici


lecture 7 

vendredi 30 août 2019

Pyramides

576 pages 

Quatrième de couverture:

  2182. À bord d'arches géantes, les humains fuient une Terre sur le déclin. Leur destination ? Sinisyys, une autre planète bleue découverte aux confins du système Eridani. Parmi ceux qui rêvent de la rejoindre, Éric et Johanna.
  Or, après avoir émergé du sommeil cryogénique, ils comprennent qu'ils n'ont pas atteint Sinisyys mais une structure artificielle si grande que l’esprit humain ne réussit même pas à en imaginer les limites.
  Où sont-ils ? Comment sont-ils arrivés là ?
  Éric, Johanna, et les autres colons, parviendront-ils à percer le mystère de l’artéfact labyrinthique puis à faire repartir le Stern III vers sa destination initiale ?
  Pour cet échantillon d'humanité au bord de l'extinction, débute alors un compte à rebours au final incertain !

Mon Post-it:

Quand Éric, Johanna et les autres passagers du Stern III s’aperçoivent qu’ils sont enfermés dans cette structure d’envergure « comme une mouche coincée dans un verre » mais alors un grand verre ! au lieu de leur destination finale la planète Synisyys, ils vont s’organiser, découvrir leur habitat et tenter d’y trouver une sortie ! 
Mais voilà, tout n’est pas si simple, le temps passe, les divergences s’installent, les groupes se forment et toujours ces questions, où sont-ils ? où est la sortie ? et bien sûr, survivre ?
Malgré un récit binaire, Romain Benassaya  réussit dans ce huis clos à nous rendre addict, à faire vibrer son lecteur, c’est immersif, on s’attache à certains personnages, on en déteste d’autres, on y fait des rencontres exotiques, et on voyage ( je sais, c'est bizarre vu le contexte )
Plongé dans la lecture de Pyramides, c’est se demander s’il faut être fataliste ou téméraire, pragmatique ou idéaliste, bienveillant ou sévère car dans ces conditions de vie, chaque décision à un impact.
Une lecture de l’imaginaire qui prend ici tout son sens, juste pour ça, il mérite d’être lu.
Une histoire géniale, une fin brillante ! on m'avait prévenu.

Bonne nouvelle, un Tome II est en préparation ... 

Ma note: 10/10 💙💙💙   

illustration:  10/10 💙

de Niko Henrichon, une superbe illustration bien mieux que dans " les Naufragés de Velloa" , bien sûr fidèle à l'histoire, une pyramide sur le premier plan magnifique et des contrastes au top, bref une couverture comme j'aimerais en voir plus souvent, encore une fois bravo à l'éditeur de présenter l'illustrateur en fin d'ouvrage.



Critic éditions, cliquez ici


lecture 6


dimanche 18 août 2019

Tau zéro

304 pages

Quatrième de couverture:

L’aventure ultime : le premier vol habité hors du système solaire…
Terre. XXIIIe siècle. Ils sont cinquante. Vingt-cinq femmes, vingt-cinq hommes. Parmi les meilleurs dans leurs domaines : astrophysiciens, mathématiciens, biologistes, astronavigateurs… Leur mission est la plus sidérante qui soit : rejoindre l’étoile Beta Virginis en quête d’une nouvelle Terre. Ils disposent pour ce faire du plus stupéfiant des vaisseaux, le Leonora Christina, dernier né de sa génération, un navire capable de puiser son énergie au cœur même de l’espace et d’évoluer à des vitesses relativistes…
Un voyage de trente-deux années-lumière. Un voyage sans retour. Et tous le savent. Tel est le prix que sont prêts à payer ces pionniers d’une aire nouvelle…

Mon Post-it:

J’ai découvert Poul Anderson dans le très bon "l’épée brisée" d’un autre registre, ici avec Tau Zéro, c’est un autre genre, celui de la hard SF, de grande envergure de distance et d’espace, impensable, inimaginable ! ( enfin si quand même un peu )
Dans cet astronef, le Léonora Christina propulsé par la méthode de propulsion Bussard, cinquante élus ( spécialistes de tout poil) destinés a créer la première génération sur une planète autour de Beta Virginis, situé à trente-deux années lumières, vont vivre un voyage des plus extraordinaire.
Dans ce huis clos, on y découvre la capacité de 50 hommes et femmes à maintenir une cohésion sur le long terme, comment la vie à bord peut devenir tendue, tant sur le plan affectif que sur le plan vital, les personnages principaux ne sont qu’une poignée à être développés par l’auteur, le gendarme du vaisseau Charles Reymont y tient une place importante, car c’est lui qui détient en partie les clés de la réussite de ce voyage.
Comment tout ce petit monde va réagir face à une situation critique qui fera de ce voyage, un voyage sans fin …
je suis mitigé après l’audiolecture de Tau zéro, j’ai aimé traverser cette immensité, c’est vertigineux, c’est beau, la partie hard sf est moyennement accessible pour un néophyte, j'imagine plus plaisante pour un lecteur averti, la postface qui donne les clés pour les moins équipés ( comme moi ) est essentielle et enrichissante, les illustrations faites par l'astrophysicien Roland Lehoucq m’ont beaucoup aidé, malgré tout, le récit est tout de même linéaire, monotone, c’est un classique trop classique, ça ne plaira pas à tout le monde. 
Cet audiolivre lu par Fréderic Kneipp m’a vraiment transporté.

Ma note: 7/10

illustration: 7/10

Voir aussi les avis de, Un papillon dans la luneLorhkanVert

Édition le bélial, Cliquez ici


lecture 5 




dimanche 21 juillet 2019

Les naufragés de Velloa

440 pages
Quatrième de couverture:

 XXVIIIe siècle. Suite à la destruction de la Terre, Mars et Vénus régentent le système solaire et protègent jalousement leur surface des milliards de réfugiés condamnés à l’errance et la précarité.
  Quand l’agent martien Mark Slaska découvre la preuve que l’Embrun 17, un vaisseau de naufragés à qui Vénus a refusé l’asile, a rejoint l’étoile Sigma Draconis quatre cents ans plus tôt, une vive stupéfaction s’empare des deux planètes-forteresses. Comment un appareil à peine capable de franchir la distance Terre-Vénus a-t-il pu parcourir une distance de près de 20 années-lumière de manière quasi-instantanée ? Existe-t-il une force, dans l’orbite de l’étoile, qui les y aurait invités ?
  Martiens et Vénusiens décident d’organiser une mission conjointe vers le système de Sigma Draconis. Mais, derrière l’entente de façade, les représentants des deux peuples sont bien décidés à découvrir la force mystérieuse qui se cache dans l’orbite de l’étoile, et s’en emparer pour assoir la domination de leur camp.

Mon Post-it:

La Terre n’est plus, des milliards de réfugiés errent dans le système solaire mais Mars et Vénus sont des peuples puissants aux technologies avancées, ils vont unir leurs savoirs ,afin d’envoyer une mission vers Sigma Draconis, tenter de découvrir et de s’emparer de la force capable de parcourir des années-lumière en une fraction de seconde ( rien que ça ! )
Au terme de ce voyage, ils vont découvrir Velloa une planète particulière par bien des aspects, ou les réfugiés d’Embrun 17 un vaisseau de naufragés ont élu domicile grâce à la force convoitée par les Martiens et les Vénusiens.
Dès les premières pages Romain Benassaya nous mets dans le bain en frappant un grand coup dès la première partie, le space-opéra se transforme rapidement en planet-opéra, on découvre les particularités de Velloa, son peuple, son écosystème, son IA mais c’est surtout l’histoire autour des personnages de Mark, Karen, Linea, des natifs et les autres qui font le sel de ce livre, chacun va tenter de tirer la couverture vers soi pour des causes bien différentes, l’essentiel du sujet tourne autour des rencontres aliens puissantes et bien imaginées par l’auteur qui distillent adroitement les clés pour nous apporter les éléments qui vont éclaircir nos doutes et nos intuitions, j’ai trouvé des technologies intéressantes mais que l’on retrouve dans de nombreux livres du genre ( implants, sauvegarde de personnalité, auto-réparation médicale, vision améliorée etc …) le totem quantique et le super processeur quantique, technologie qui agit sur l’espace et le temps sont bien trouvés, les périodes de réminiscences des personnages apportent de la profondeur au récit et l’intrigue qui se tient jusqu’au bout, où toutes les réponses nous sont données, pas de fin ouverte ici.
je vais m’arrêter là pour ne rien divulgâcher même si j’ai envie de vous en parler davantage tellement j’ai aimé ce livre! 
Alliance, vengeance, trahison, aventure et bien des choses vous attend dans les naufragés de Velloa, bien construit et riche avec une belle plume et un style captivant de Romain Benassaya que je découvre.
Le roman aurait pu être plus long, tant on sent qu’il y a de l’ambition et de l’envie, il n’y a pas de temps mort, un développement aurait encore amélioré le roman, ceci dit, on n’est jamais content, quand c’est trop long on veut raccourcir et quand c’est bon on en veut plus, ainsi soit il !

Ma note: 10/10 💙💙

illustration: 7/10

de Niko Henrichon, fidèle à l'histoire du livre, simple,  ça manque de netteté et de contraste, c'est dommage.

j'ai aimé la présentation de l'illustrateur en fin d'ouvrage, c'est bien joué de la part de l'éditeur.

Voir aussi les avis de YogoLune

Éditions critic avec extrait et vidéo de l'auteur qui présente son livre, Clic


lecture 4

challenge


mardi 16 juillet 2019

La débusqueuse de mondes

340 pages

Quatrième de couverture:

À bord de son cybersquale nommé Koba, D’Guéba, une créature aux allures de grenouille, parcourt l’espace à la recherche de planètes abandonnées qu’elle pourra terraformer puis revendre. D’Guéba est une experte, elle est débusqueuse de mondes.
Alors qu’elle explore l’un de ces mondes dans l’espoir de se l’approprier, D’Guéba fait la connaissance d’Otto, un Humain, seul survivant du crash du vaisseau dans lequel il était esclave pourvoyeur de rêves. Bavard, pot de colle et a priori doté d’une intelligence limitée, Otto s’invite à bord de Koba.
Alors que la batracienne a bel et bien l’intention de se débarrasser de ce passager gênant dans le spacioport où elle pense conclure une affaire, les évènements ne vont finalement pas se dérouler comme prévus…
Dans cette histoire narrée tour à tour par ses trois personnages principaux et non sans humour, Luce Basseterre nous emmène à la rencontre d’êtres étonnants et de mondes aussi riches que diversifiés.

Mon Post-it:

J’ai trouvé quelques idées intéressantes dans ce livre de Luce Basseterre, notamment  le fait de mettre en avant des personnages non-humains dans un space opéra où foisonnent des planètes peuplées d’espèces dignes d’une forêt tropicale, avec des communautés et corporations très variées, ou l’être humain n’est pas le centre de l’univers ! 

Les trois personnages principaux se partagent la narration tour à tour, D’gueba la batracienne débusque des planètes à ensemencer, à terraformer puis à revendre à ses clients, elle est accompagnée par Koba son cyber-squale, vaisseau vivant toujours entourés de ses remoras, véritables radars furtifs et puissants et Otton, esclave humain, sauvé par D’gueba.
Dans leur voyage interstellaire, la Caudata va tenter à chaque visite de planète de déposer son encombrant passager, mais Otton est rusé et la tâche n’est pas aisée, au fur et à mesure de leur périple, ils vont outrepasser leurs différences, apprendre à se connaître, à s’apprécier et une  "amitié" va s’installer. 
Des accords commerciaux vont être compromis et une planète va être disputée férocement, où  Koba va avoir un rôle essentiel.

Malheureusement, je me suis un peu ennuyé, malgré une lecture fluide, mais sans à-coups qui n'a pas aidé à me sortir de ma torpeur, les idées sont là mais pas assez développées, on passe d’une planète à l’autre en un claquement de doigt, les échanges inter-espèces sont trop survolés, ça manque de punch même s’il y a une tentative vers les cinquante dernières pages.

Ma note: 6/10

illustration: 8/10 


Le livre de poche imaginaire cliquez ici
Éditeur d'origine: Mü éditions cliquez ici


lecture 3

challenge

jeudi 11 juillet 2019

Bonheur TM

 336 pages, roman court, tome 1

Quatrième de couverture:

Demain. Quelque part dans la jungle urbaine…
Il ouvre les yeux. Se lève. Y a du boulot…
« Avez-vous consommé ? » Il contemple l’hologramme aux lettres criardes qui clignotent dans la cuisine sans parvenir à formuler la moindre pensée.
« Souhaites-tu du sexe oral ? »
La question de sa femme l’arrache à sa contemplation. Il réfléchit quelques secondes avant de refuser la proposition : il a déjà beaucoup joui cette semaine et il n’a plus très envie. Sans oublier que le temps presse.
Sa femme lui demande de penser à lui racheter une batterie nucléaire. Une Duracell. Il hoche la tête tout en avalant son bol de céréales Weetabix sur la table Microsoft translucide qui diffuse une publicité vantant les mérites d’une boisson caféinée Gatorade propice à l’efficacité. Il se lève, attrape sa femme, lui suce la langue pendant de longues secondes, puis enfile sa veste Toshiba – son sponsor de vie – et se dirige vers la porte. Dans le ciel encombré, sur les façades des tours, sur le bitume, ou simplement à hauteur d’homme, des milliers d’hologrammes se déplacent lentement au gré de courants invisibles au cœur des monades grouillantes.
Il est flic. Section des « Crimes à la consommation », sous-section « Idées ». Veiller à la bonne marche du monde, telle est sa mission. Autant dire que la journée promet d’être longue...

Mon Post-it:

Nous avons perdu notre identité, le monde a sombré dans la surconsommation, dirigé par les marques, chacun se voit attribuer un sponsor de vie, la vie est devenue consommation, un devoir civique ! qui peut être réprimé, et dans ce rôle nous suivons Toshiba et Walmart, deux flics de la répression de la non- consommation, on les découvre dans leurs vies quotidiennes à la façon d’un policier version SF. 
On ne lit pas Bonheur TM pour l’intrigue qui est légère, mais pour son côté, choc ! Et ça fonctionne.
Chaque jour, la même discipline, consommer, consommer, consommer, les verbatim répétitifs comme " avez-vous consommez " apporte cette oppression dans le récit, la pollution visuelle et auditive est permanente, le sexe et ses travers sont dérangeants, les jeux d’argent sont indécents, tout est poussé à son paroxysme, et peut même s’avérer mortifère.
Jean Baret met le doigt là où ça fait mal, une analogie à notre monde actuel, un funeste bonheur !
Ce livre j’en ai parlé autour de moi, généralement quand c’est le cas, c’est que l’ouvrage est bon et oui c’est un bon livre, même s’il y a des répétitions, même si ça dérange, même si ça choque, même si ça ne plaira pas à tout le monde, c’est la triste réalité d’un monde en perdition, individualiste, d’un Homme emprunt à la pléonéxie ? à vous de voir si vous le lirez ou pas, car, " C’est votre droit le plus absolu " ! 

Tout ça m’a fait pensé à une citation que j’aime beaucoup de Ralph Waldo Emerson : " Être vous-même dans un monde qui tente constamment de vous changer est le plus grand des accomplissements "

J’ai eu la chance de le découvrir en audio livre et la prestation de Frédéric Kneip apporte une véritable ambiance à Bonheur TM, je lirai la suite de cette façon c’est certain.

Ma note: 9/10 💙

illustration: 8/10

D'Aurélien Police, illustration accrocheuse, épurée mais qui aurait pu être encore plus "dérangeante" 

Voir aussi l'avis de Les Lectures du MakiUn papillon dans la lune, TmbmLhisbei 


Éditions le Bélial Cliquez ici
Lire un extrait ici


dimanche 30 juin 2019

Trois hourras pour Lady Évangeline

roman court, 240 pages

Quatrième de couverture:


« Le Temps Incertain était l’un des plus puissants bâtiments militaires de sa catégorie. Il mit quatorze heures à mourir.
Au voisinage d’Esméralda, les rides de l’espace-Tau annoncèrent sa venue et froissèrent temporairement l’espace local. Si un quelconque caillou errant avait été assez gros pour endommager le vaisseau, il aurait été repoussé hors de portée.

Mais ce qui se tenait là était trop minuscule pour être affecté.

Du moins au début. »


Évangeline, jeune fille de bonne famille à la conduite dévergondée, est envoyée par son père diplomate sur un planétoïde école. Mais une étrange population d’insectes en prend le contrôle. Seule Évangeline en réchappe, au prix d’une métamorphose qui la terrifie.

Cependant, à quatorze sauts-Tau de là, le bâtiment de son père est confronté à un ennemi terrifiant : un nuage de particules intelligentes dévore littéralement les vaisseaux et les colonies humaines.

Pour survivre, Évangeline et son père vont devoir accepter leurs différences et unir leurs forces. Si c’est encore possible.



Mon Post-it:


Évangéline est une adolescente qui va être en mode survie sur le planétoïde école où elle est envoyée, elle va découvrir et utiliser ses sens de manière engagés afin de pouvoir survivre à une ruche d’insectes hostile, intrusive mais non violente, c’est une partie du livre intéressante, elle va devoir déceler le fonctionnement de la ruche, gérer ses émotions et ses pulsions, développer des capacités d’adaptations surprenantes. ( notamment la façon de se nourrir, j’ai adoré,) 
le décor est assez déroutant, c’est comme évoluer dans un intestin ( la couverture est assez explicite sur ce point)  
Pendant ce temps dans un autre environnement son père ambassadeur sur un vaisseau va lui être confronté à ce fameux nuage de particules intelligentes carnivore de métal, impressionnant et déconcertant.
D’un côté un «  ennemi » organique, gluant, chaud et de l’autre un « ennemi » froid, abstrait, violent.
Le livre fait la part belle aux héroïnes, l’humour n’est pas sans reste et l’auteur de manière intelligente alterne les chapitres tantôt Évangéline et la promiscuité avec sa ruche, tantôt sur le vaisseau du père ambassadeur où la situation est vraiment critique, puis plus on avance plus une synergie s’opère, esprit d’équipe et  coopération vont aider ce joli petit monde à se sortir de l’impasse, ils vont devoir outrepasser les différences de genre et d’esprit pour sauver l’humanité face des intelligences bien différentes.
J’ai tout simplement adoré ce livre, faire un roman court, intelligent, bien pensé sans fioritures, qui nous fait réfléchir sur les Autres, leurs façons de penser et comment appréhender la différence, ont-ils seulement conscience d’eux-mêmes ?

A lire de toute urgence

Ma note: 10/10 💙💙

illustration: 9/10 💙

de Pierre Bourgerie vraiment belle qui attire l'oeil et fidèle à l'histoire, intrigante, le contraste est beau.

Voir aussi l'avis de Au pays des caves trolls

L'atalante Cliquez ici



lecture 2

challenge 

lundi 24 juin 2019

La fleur de dieu




Trilogie, tome 1 , 336 p

Quatrième de couverture:An 10996.
L’Empire s’étend sur dix-huit mille mondes habités. Au-delà de ses frontières, vit une diaspora humaine dont on ignore tout. Dans les déserts suspendus de la planète sacré,  Sor’Ivanya, pousse la Fleur de Dieu. Ce remède à de nombreux maux est aussi un vecteur privilégié pour accéder au divin. Grâce à la Fleur de Dieu, l’Homme sait désormais ce qui advient de la mémoire après la mort. 
Alors qu’un impitoyable seigneur de la guerre fomente un coup d’état, la formule chimique de la Fleur de Dieu est dérobée par une organisation anarchiste paradoxalement très organisée. Au même moment, l’apparition sur  Sor’Ivanyia d’un enfant aux pouvoirs extraordinaires bouleverse toutes les certitudes scientifiques et religieuses de l’Empire. Qui est cet enfant ? Est-il seulement humain ? Est-il ce Messie que certaines religions ont cessé d’attendre ?

Mon post-it:

Après un début un peu laborieux dû aux allers-retours dans le glossaire (et, ils sont nombreux) ceci afin d’installer le décor et l’univers dans lequel l’auteur veut nous plonger, la suite va s’avérer beaucoup plus fluide et éclairante, l’intrigue prend forme, la fleur de Dieu va devenir le centre d’un tumulte et susciter bien des convoitises. (argent, pouvoir, psychotrope )
L’univers est vaste et les protagonistes, qu’ils soient Empereur, scientifique, religieux, anarchiste ou militaire vont à leurs façons tenter de s’accaparer les bienfaits et propriétés de la puissante et rare fleur, mais un enfant va contrecarrer leurs plans et ils vont découvrirent tour à tour l’énergie, la puissance et le mystère de celui-ci. 
Le premier tome plante le décor, j’avais un peu "peur" avant de commencer, je m’attendais à une lecture complexe qui tournerait essentiellement autour du politico-religieux, ce n’est pas le cas.
Il faut quand même un peu de motivation pour se plonger dans l’univers mais rien de rédhibitoire, certaines définitions dans le glossaire ne sont pas essentielles à l’histoire et certaines formules auraient pu être expliquées directement dans le récit, il aurait gagné en épaisseur, le déroulement de l’intrigue m’a paru assez simple et percutant, malgré quelques répétitions sur la découverte de l’enfant qui se raconte tour à tour dans chaque camp.
J’ai vraiment aimé le système des portes, les psychotropes, les transes, la biopuce … mais pour ne rien divulgâcher je ne vais pas aller plus loin.
je l’ai lu en 3 jours, c’est un tome court mais efficace, vivement la suite …

Ma note: 8,5/10

illustration: 8/10

de Pascal Casolari, colorée, dynamique et fidèle au livre, avec la fleur ou l'enfant ça m'aurait plu

Voir aussi l'avis de Le chien critique, de AnudarLes lectures du Maki

Albin Michel Imaginaire cliquez ici


lecture 1

challenge