dimanche 29 septembre 2019

La défense du paradis

464 pages



Quatrième de couverture:



Heinz a quinze ans quand il reçoit en cadeau d’an­niversaire quatre cahiers et des crayons Faber. Recueilli à l’âge de quatre ans avec son robot-fennec, aux 101 contes mémorisés dans un programme récréatif, il est le plus jeune d’une communauté de six membres, réfugiés dans les hauteurs des Alpes de­puis la « Chute ». Heinz, celui qui se croit le dernier enfant sur terre, entreprend alors de tenir son journal, où il est tour à tour personnage, historien, conteur, philosophe.
Et puis un jour, il leur faut quitter le chalet des roses…

« Mon sac à dos renferme, outre ma collection d’objets rares, l’ensemble des fascicules que Cornélius m’a offerts. Sitôt que nous aurons rallié le Camp A, que nous serons enfin libérés de la fournaise et des gangs assassins, je réunirai autour de moi mes compagnons éreintés, emmitouflés dans des couvertures. Fier et joyeux, je leur dévoilerai les pages d’écriture retraçant notre histoire, celle de notre survie. Tant que j’écrirai, nous survivrons. »

Thomas von Steinaecker est écrivain, réalisateur et journaliste. Il signe là un récit post-apocalyptique sans précédent, à la fois road-movie, ode éblouissante à la littérature, et mise en abîme des dérives de notre société face au réchauffement climatique et aux vagues de migrations en Europe. Et quand un enfant nous dit ce qu’est l’humanité, l’émotion nous gagne – parfois le rire, parfois les larmes : nous sommes à notre tour des enfants auxquels on raconte une histoire, un mythe… une réalité ?

Mon post-it :
La défense du paradis est un roman post-apocalyptique au déroulement classique, avec un blackout, un fléau qui nécessite de développer des capacités d’entraide pour faire face à la faim, la soif, au réchauffement climatique, aux ghettos et aux gangs.
Le but dans ces circonstances, trouver l’espoir d’un lieu épargné par la catastrophe, un lieu de vie digne !

Dans ce livre, nous suivons Heinz, jeune de 15 ans qui nous délivre un road-movie consigné dans quatre cahiers, quatre moments de vie, raconté à la manière d’un conte, un style qui lui est propre, des mots anciens pour ne pas oublier et des anglicismes rythment l'histoire, captive le lecteur.
On comprend assez vite ce que peut être un périple migratoire et toutes ces vicissitudes, les sacrifices à faire, l'on y découvre la vie de Zonbie ( habitant de la zone ) et c'est très bien décrit.
On y retrouve quelques atrocités humaines, la perversion d’une société en perdition, des moments touchants, révoltants.

Thomas von Steinaecker m’a perdu aux trois quarts du livre, le récit devient farfelu et ambigu, un mélange des genres qui ne m’a pas convaincu, et une ode éblouissante à la littérature que je n’ai pas ressenti comme tel, j'ai repris pied à la fin mais quel dommage, j'aurai aimé être captivé jusqu'au bout.

Au final c’est un livre émouvant, parfois violent, mais qui ne m’a pas totalement conquis.

Ma note:  6,5/10


Éditions l'Atalante cliquez ici


10 commentaires:

  1. J'en suis toujours au début, ce qui n'est pas bon signe après 3 jours de lecture. J'ai beaucoup de mal avec le narrateur trop jeune à mon goût, et je ne pense pas que je tiendrai sur la longueur.
    Comme tu dis que la fin est décevante, cela ne me rassure guère.

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    1. Personnellement jusqu’au trois quarts j’ai aimé, après soit tu seras comme moi, tu vas décrocher, ou alors au contraire tu vas y trouver un regain d’intérêt, mais ça, toi seul peux le savoir.

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  2. J'ai beau aimer le post-apo, ce que tu en dis (et qu'a l'air de confirmer l'ami canin) ne me donne pas vraiment envie de mettre mon nez dans celui-ci. Je passe.

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    1. Disons qu’il y a tellement de choix, qu’il faut faire l’impasse quand c’est nécessaire, je pense que dans le genre il doit y avoir mieux.

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  3. Zut. Je ne suis de base pas post-apo mais l'aspect "ode à la littérature" me tentait suffisamment pour lui laisser sa chance. Je doute un peu maintenant. ^^'

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    1. Pour « l’ode à la littérature » je suis passé un peu à côté ou alors c’est moi qui n’est pas réceptif à ce style, il y a de belles choses néanmoins et d’une personne à l’autre ça peut être différent.

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  4. J'ai pas accroché, abandonné après 50 pages.

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  5. Arf, dommage pour le pied dans le tapis, le sujet s'annonçait intéressant.

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    1. Oui, quel dommage ! même si tout n'est pas mauvais.

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