vendredi 13 décembre 2019

L'oiseau d'Amérique

400 pages 

Quatrième de couverture:

Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?

Mon post-it:

Imaginez une grande partie du savoir de toute l’histoire de l’humanité dans un disque dur, et que celui-ci s’enraye et que tout s’efface; l’écriture, la lecture, la culture, le sens de la vie …

Dans l’oiseau d’Amérique , l’homme est devenu hébété, drogué, amorphe, suicidaire, l’humanité est réduite à peau de chagrin, les robots dirigent le monde (plus ou moins) et le reste des hommes déshumanisés qui s’occupent en fumant des joints, en faisant l’amour vite fait, bien fait, plus de travail, plus rien à faire, s’isoler, s’individualiser.

Nous suivons trois personnages, un robot de classe 9, le plus évolué du genre qui est une sorte de doyen du monde et qui a un objectif, une rebelle Mary-Lou qui apporte un espoir pour l’avenir et Paul un gentil bonhomme qui va occuper une grande partie du récit, que l’on suit dans sa renaissance de l'homme avec un grand H, ou les livres et la lecture auront une grande place.

Seront-ils retrouver le chemin ? 

Walter Tevis est un visionnaire, on espère juste que son intuition ne sera pas réalité parce que ce livre peut faire « peur ».
Écrit en 1980, l’auteur est déjà clairvoyant sur une société dépendante des technologies, de la robotique, et des drogues au sens large.

L’intrigue est bien faite, c’est vraiment facile à lire et je le conseille aux jeunes ( et aux autres aussi bien sûr ) tellement le message est substantiel et dans l’air du temps.

Ma note:  8/10

Voir aussi les avis de Le chien critiqueTmBmBaroona

Folio SF, cliquez ici






6 commentaires:

  1. Vraiment un excellent livre. Ravi qu'il t'ait plu !

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    1. J'ai suivi ton conseil et je l'ai mis en haut de la pile et pas déçu en effet, merci

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    2. Et un de plus pour l'oiseau moqueur.
      TmbM a lancé une belle boule de neige...

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    3. C’est clair, belle surprise ! Je suis happy de l’avoir lu

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  2. Réponses
    1. A l’occasion, si tu as d’autres bonnes idées comme celle-ci, n’hésites pas.

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