vendredi 10 avril 2020

Les monades urbaines

253 pages - fix-up 

Quatrième de couverture:

En l’an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d’êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages, les monades urbaines, et jouissent d’une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l’utopie, la promiscuité, le bonheur.
Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.
Micael, l’électronicien, rêve pourtant de la Terre du passé, de l’océan, de la nature, qu’il a découverts à travers un film vieux d’un siècle. Il fuit.
Et Jason, l’historien, armé par son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie.

Mon Post-it:

La croissance démographique à la verticale produite dans des monades urbaines hautes de trois mille mètres, pouvant supporter plus de huit cent mille individus, dans un système de conscience collective centrée sur la croissance ordonnée et illimitée de la race humaine.
Dans ce monde du 24 ème siècle, l'humanité augmente chaque année au rythme de trois milliards d'individus, la puberté est précoce, pas de contrôle de la fécondité, pas d'intimité ni de jalousie, car dans une monade nul homme n'a le droit de refuser son épouse au désir d'un autre et se refuser est un péché !
Les moeurs sexuelles sont poussées à leurs paroxysmes, les libertés individuelles impossibles, les drogues accessibles en libre-service, l'idée de faire passer le bien commun au détriment de sa liberté d'expression et de pensée, sa liberté d'être soi est proscrit.
Chaque chapitre, développe et croise un ou des personnages qui nous montrent les possibilités, les limites et les absurdités d'un tel programme, mais aussi des idées intéressantes qui servent à faire tourner cette énorme "machine", comme les générateurs auxiliaires qui accumulent la chaleur corporelle en surplus pour produire de l'énergie, les quelques individus qui osent remettre en cause le système sont réprimés, le plus souvent tués.
Malgré des chapitres inégaux et parfois crus, l'ensemble fonctionne parfaitement, être un Homo urbmonadis au millieu de soixante quinze milliards d'individus, nous invite forcément à la réflexion sur cette promiscuité envahissante, la transformation fondamentale de l'esprit humain, l'évolution psychique.
Finalement, que sommes-nous prêt à accepter dans un monde en perpétuelle croissance démographique ?

Ma note: 9/10 

voir l'avis de Nevertwherele chien critique
Une très bonne interview de l'auteur sur Quoi de neuf sur ma pile

#13/52


le récap de tous les Blogopotes ici





7 commentaires:

  1. J'ai lu et aimé un paquet de Silverberg. Mais, bizarrement, je crois être passé complètement à côté de celui-ci dont je garde un souvenir assez médiocre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. dommage, mon prochain Silverberg sera " l'homme dans le labyrinthe "

      Supprimer
  2. Pour ma part c'est l'inverse. J'avais adoré ce roman, ces immenses tours et la vie au sein des monades. Je n'ai que quelques fragments de souvenirs mais c’était un bon Silverberg !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui c'est un bon roman, c'est vrai que les souvenirs s'effacent, je me rends compte que d'écrire permet de les conserver plus longtemps.

      Supprimer
  3. Je n'avais jamais fait attention que c'était un fix-up. Ça, en plus de ton avis positif et de sa réputation, le remonte dans ma liste d'envies tiens. ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ah, la liste d'envies c'est pas facile à gérer, ça me donne des noeuds au cerveau parfois ! mdr
      Je suis dans mon passage fix-up en ce moment, c'est rapide et efficace.

      Supprimer