vendredi 25 septembre 2020

Vigilance

 

Novella - 176 pages 



Quatrième de couverture:


Trois tireurs armés jusqu’aux dents lâchés dans un « environnement » public aléatoire délimité. Un but : abattre le plus de personnes possible. Une promesse : un énorme paquet de fric pour celui qui quitte les lieux indemne. Si l’une des « cibles » met hors d’état de nuire l’un des tireurs et survit, une part du pactole lui échoit. Des règles simplissimes, et des dizaines de drones qui filment le tout pour le plus grand bonheur de millions de spectateurs hystérisés, d’annonceurs aux anges et de John McDean, producteur et chef d’orchestre de Vigilance, le show TV qui a résolu le problème des tueries de masses aux États-Unis…

Mon post-it:

Des milliers de candidats inscrits, prêts à en découdre, pour toucher le pactole et satisfaire leurs pulsions criminelles, mais attention, n'éteignez jamais votre téléphone, si vous voulez faire parti des trois sélectionnés pour le show TV.
Les tireurs choisissent leurs armes grâce aux points alloués, comme dans un jeu vidéo, puis ils sont déposés à l'entrée du lieu choisi, dévoilé au dernier momentque le spectacle commence. 
Spectateurs, pariés, misés, divertissez-vous, connectez-vous, faites monter les statistiques pour le plus grand plaisir des annonceurs publicitaires, et que les dollars coulent à flots sur la misère du monde.
Dans une Amérique vieillissante et à bout de souffle, VigilanceTM (tiens ça me rappelle quelque chose) peut être la réponse pour résoudre les tueries de masses et renflouer les caisses des centres commerciaux, gares, écoles à l'agonie.
Soyez vigilants lorsque vous pénétrez dans un centre commercial ou ailleurs annonçant par une pancarte que cet endroit, peut à tout moment faire l'objet de la vigilanceTM, devenir un huis clos sanglant !

C'est un récit violent, à l'instar du film " American nightmare " qui côtoient à quelques choses prés les mêmes sujets brûlants : les armes à feu, le racisme, le chômage, la surconsommation, le voyeurisme, la puissance des lobbies.
Je pense aussi que Bennett veut faire réagir sur la passivité et la normalisation, il le fait très bien avec la scène dans le bar et cette serveuse Delyna qui va déclencher une situation digne d'un bon western US.

J'ai aimé cette novella, coup de poing, un peu à la bonheurTM pour l'aspect brut, percutant, cependant, je n'ai pas non plus été surpris plus que ça par l'histoire, qui est bien écrite et reste à découvrir.

Ma note: 8/10


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