vendredi 6 novembre 2020

Eriophora

 

224 pages

Quatrième de couverture:

Ils sont trente mille.
Ils voyagent depuis soixante millions d’années.
Leur mission : déverrouiller la porte des étoiles…

Avez-vous jamais pensé à eux ?

Aux Progéniteurs, aux Précurseurs — qu’importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine —, ces dieux anciens disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ? Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu’ils ont vécu ?

Pas d’hyperespace de seconde main pour eux. Pas d’épaules de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des millénaires, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un chantier d’un système solaire à l’autre. Ils vivent au fil d’instants répartis le long des millions d’années, au service d’ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n’ayant plus rien de commun avec eux. À vrai dire, ce ne sont pas des dieux mais des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels…


Mon Post-it:


Eriophora est un court roman de Hard SF qui nous propose de découvrir la vie à bord d'un imposant astéroÏde, accueillant en son sein trente mille personnes (des humains améliorés) en stases et réveillés par petit groupe pour construire une guirlande de portails permettant dans le futur de voyager plus rapidement dans la galaxie.

 Depuis soixante-cinq millions d'années qu'ils ont quitté la Terre, ils ont été réveillés que dix ou vingt ans en tout, et ils exécutent les tâches qui leur sont attribuées,  tout cela sous la houlette de l'IA du vaisseau, Chimp qui contrôle tout ou presque. 

Certains humains à bord de ce rocher mort pour un voyage jusqu'à la fin des temps, vont prendre conscience de leur piètre vie et vont fomenter une mutinerie, mais tout est compliqué quand vous êtes éveillés quelques jours tous les deux ou trois mille ans, et que le système remanie chaque fois les appelés !

Conspirer contre un ennemi qui ne dort jamais, qui voit tout, augmente encore la complexité du projet. Ils vont faire preuve d'imagination, utiliser des paroles de chansons, des messages encodés, des graffitis, des peintures, utiliser les zones blanches, les recoins hors champ des caméras, ils ne manquent pas de créativité.

Tout ne se passera pas comme prévu et cela malgré la minutie du projet, pendant que l'Eriophora poursuit son tour de la Voie lactée indéfiniment.

Globalement, l'idée de départ est juste excellente, c'est vertigineux pas de doute, mais tout est concentré sur l'intérieur de l'astéroïde dans un huis clos assez froid, les personnages ne m'ont pas enthousiasmés, l'intrigue finalement assez simple, on n'en saura pas plus sur les abominations, les démons aux abords des portails, l'ensemble dans un rythme lent et un poil long pour ce que propose le livre.

La clé ne se trouve-t-elle pas dans le recueil de nouvelles du même auteur " Au-delà du gouffre " situé dans le même univers ? (enfin pour certaines)

Après  Starfish qui ne m'avait pas emballé, je retrouve le même sentiment avec Eriophora, que ce soit dans les abysses ou dans la Voie lactée, Peter Watts, ça ne passe pas malheureusement.

La partie Hard Sf qui est accessible, va quand même demander un peu d'effort, cela sera plus complexe si vous ne lisez pas de SF.


Ma note:  5/10


Voir aussi les bons, très bons avis de,  l'épaule d'OrionApophis Le chien critiqueLuneYogoAlbédoGromovarJust a word, plus mitigé pour Lianne ...












2 commentaires:

  1. Il faut lire L'île qui est une nouvelle somptueuse. (la première écrite c'est peut être la clef qui te manque) Dommage !

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    1. je regarderai ça de plus près, merci pour l'info

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