dimanche 13 décembre 2020

Roma aeterna

 

544 pages - fix-up



Quatrième de couverture:

Et si l’Empire romain n’avait jamais disparu ?
Voici l’histoire parallèle d’un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana.
Le christianisme y est inconnu, ne serait-ce que parce que les Juifs n’ont jamais réussi à quitter l’Egypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’Empereur élimine un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’islam.
La technologie évolue plus lentement que dans notre continuum. Vers l’an 2650 A.U.C. (Ab Urbe Condita : depuis la fondation de la Ville), qui correspond à la fin de notre XIXe siècle, le téléphone existe et l’automobile fait son apparition.


Mon Post-it:

J'avais envie d'histoire et de fiction, je n'ai pas été déçu, dans Roma aeterna nous suivons l'évolution de l'empire romain pendant deux mille ans, ou vont se succéder les césars, les histoires de ce fix-up sont quasiment toutes semblables, elles sont vécues et racontées du point de vue d'un proche de l'empereur en place ou en tout cas de personnes dans les hautes institutions, les personnages nous font vivre leurs vies dans leurs époques, ainsi que toutes les mutations de la société, les tribulations et manigances.

Les récits sont extrêmement bien construits et l'auteur réussit facilement à nous immerger, on se prend au jeu de l'intrigue presque à chaque fois, et l'auteur est fort à ce jeu là, tellement, que parfois à la fin d'une époque, j'en voulais plus, et finir là comme ça, c'était dur !

On déambule dans les bas-fonds de Rome, on découvre la grandeur et les décors décrits sont incroyables, la tentative de conquête de la Nova Roma (nouveau monde) est originale et va donner du fil à retordre aux Romains, parfois au bord de la rupture, mais Rome garde le cap et rien n'est trop beau pour Urbs Roma, la mère de toutes les cités, la capitale du monde, la métropole impériale.

On peut reprocher à Roma aeterna un manque de montée en puissance, puisque les récits se suivent et se ressemblent finalement, même si chaque époque est différente sur la forme, la technologie n'évolue pratiquement pas, elle est d'ailleurs peu abordée, elle arrive en toute fin du livre, ce qui fait que l'on a une sorte de stagnation, comme un moyen-âge-renaissance tout du long, personnellement cela ne m'a pas gêné même si j'y ai pensé, mais on y est tellement bien ! Pour pinailler un peu, j'avoue aussi qu'une session gladiateur, ne m'aurait pas déplu, mais bon ...

Le deuxième et dernier texte sont à mes yeux les moins bons, surtout le dernier qui dénote avec le reste.

Si vous aimez l'histoire et l'imaginaire, n'hésitez pas, c'est un livre de haute couture qui brosse merveilleusement bien vingt siècles de ce qu'aurait pu être l'Imperium romanum, une uchronie de qualité.


Ma note: 8,5/10


Vous pouvez voir les avis de XapurL'aventurier des rêves, ...


29/52

c'est par ici


Côté jeu de plateau:

Carpe diem 

Rome, en l'an 1 avant J-C. En temps que patriciens influents, vous avez entrepris d’améliorer les quartiers de votre cité. 
Suivez la devise “carpe diem” et saisissez le bon moment pour vendanger et pêcher, puis vendez ces marchandises au marché pour gagner un maximum d’or. Construisez des logis pour vos serviteurs : ils seront plus diligents et plus productifs. Et n’oubliez pas votre propre villa ! Elle vous rapportera beaucoup de prestige.



de 2/4 joueurs, niveau de difficulté intermédiaire.





8 commentaires:

  1. Je n'ai jamais été tenté par ce livre... mais là, tu le vends bien !

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  2. "j'en voulais plus, et finir là comme ça, c'était dur" : et pourtant, dès les premières pages de la nouvelle suivante, tu avais déjà oublié l'absence de la précédente, c'est ça ? C'est une bonne preuve de qualité, et ça donne envie. C'est juste dommage de finir sur une moins bonne note. =/

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    1. c'est exactement ça, tu as bien analysé la chose, oui la dernière dénote vraiment, mais bon c'est pas bien grave, vu la qualité de l'ensemble.

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  3. Réponses
    1. tout à fait, tu aimes Silverberg il me semble, donc ça va passer comme une lettre à la poste.

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  4. Ah! je suis très enchantée de savoir que je vais le lire dès le mois de janvier.

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