lundi 4 janvier 2021

Vita Nostra

Roman, 528 pages 


Quatrième de couverture:

Vita nostra brevis est, brevi finietur…
« Notre vie est brève, elle finira bientôt… »

C’est dans le bourg paumé de Torpa que Sacha entonnera l’hymne des étudiants, à l’« Institut des technologies spéciales ». Pour y apprendre quoi ? Allez savoir. Dans quel but et en vue de quelle carrière ? Mystère encore. Il faut dire que son inscription ne relève pas exactement d’un choix : on la lui a imposée… Comment s’étonner dès lors de l’apparente absurdité de l’enseignement, de l’arbitraire despotisme des professeurs et de l’inquiétante bizarrerie des étudiants ?

Mon Post-it:

Vita Nostra est un roman en trois parties, pendant trois ans, nous suivons Sacha, une adolescente de dix-sept ans dans sa vie familiale et étudiante, l'histoire se situe principalement au sein de l'institut spécial et de son internat.
Après une étrange sélection pour intégrer cette école particulière, l'enseignement débute, peu d'informations sur l'objectif, le but, le récit nous maintient volontairement dans le brouillard, même Sacha et ses camarades apprennent dans les matières spéciales des choses qu'ils ne comprennent pas. Comme le récit est centré sur Sacha, on a l'avantage de découvrir en même temps qu'elle les événements, les sensations, et j'ai trouvé ça ingénieux. Les professeurs sont assez froids et autoritaires, la vie dans l'internat est plutôt ordinaire dans ce genre d'établissement, la psychologie des personnages est bien développée, l'intrigue est excellente, et malgré que l'on nage dans l'inconnu, il y a un côté addictif et on tourne les pages pour avoir les réponses. Entre chaque semestre, année, Sacha prend le train pour rentrer chez sa mère et son beau-père, des retrouvailles parfois tendres, parfois compliqués.

Le rythme lent, linéaire et toujours ce flou à la moitié du livre, ça m'a un peu lassé, assommé, malgré tout, j'ai toujours cette curiosité de connaître la finalité de tout ça, la lecture est vraiment fluide, alors je continue.

Ils grandissent, deviennent adultes, avec toute cette période liée aux relations amoureuses, aux émotions, aux peurs, aux doutes, aux contradictions, aux échecs ... Même si on s'en doute, on comprend que Sacha a un potentiel hors norme, qui la place tantôt au creux de vague, tantôt au-dessus des autres, tout comme eux, on ne comprend toujours pas le but de cette instruction, théorique et pratique. 

La dernière partie nous éclaire, enfin presque, Sacha a pris de la puissance, sa métamorphose commence, son élévation est impressionnante, c'est subtil et déroutant en même temps, le problème, c'est que les auteurs utilisent parfois des concepts qui m'ont paru abstraits, métaphoriques, j'avoue ne pas avoir saisi toutes les subtilités, ou en tout cas, j'en fais une interprétation peut être erroné, de ce qui pour moi ressemble à l'expérience de la réalité, l'expérience de la vie ! 

Il vous faudra le lire pour vous faire votre propre interprétation de cette lecture originale, c'est vrai, il faut s'accrocher, il faut le vouloir, passer les étapes afin d'y découvrir le message qui se cache derrière, je suis content de l'avoir lu, c'est fin, subtil, captivant et en même temps, c'est déroutant, mystérieux, insaisissable !


Ma note:  7,5/10


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Russie  

C'est par ici



2020





 

10 commentaires:

  1. Je me signale : j'ai tenu 100 pages !!! Pas pour moi et pourtant j'aurais aimé aimé...

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    1. Quand ça veut pas, ça veut pas, faut pas insister, de mon côté, c'est surtout la curiosité qui l'a emportée.

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  2. Effectivement ça peut demander de lâcher prise (qui n'est pas la spécialité du Maki ci-dessus d'ailleurs !)
    Contente que ça t'ait plu !

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    1. Si je lâche prise, je tombe de l'arbre : instinct de survie, tout s'explique !

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    2. @lune, oui il faut parfois se laisser aller.

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  3. C'est en effet un livre qui peut être interprété de différentes façons, ce qui en fait un bouquin dont il est très intéressant de discuter.

    Contente que le voyage t'ai plu ^^

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    1. oui, j'ai vu sur les différentes blogs/sites que tout le monde avait plus ou moins une interprétation différente, même si dans le fond ça se rejoint (le côté métamorphose)

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  4. Moi je crois même qu'il ne faut pas l'interpréter, il faut le ressentir, le vivre. Ce qui explique que ça peut être compliqué si on recherche de "vraies" réponses claires. Content que tu aies tout de même réussi à l'apprécier malgré les difficultés, un vrai parcours à la Sacha. ^^

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    1. c'est exactement ça, même si je l'ai apprécié, j'ai dû faire l'effort pour aller au bout, j'aime bien en général avoir des réponses, c'est donc pour moi une " victoire ", tu as très bien cerné la chose.

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  5. Merci pour ton avis ! Ca fait plusieurs fois que je l'emprunte en bibliothèque sans le commencer, il m'impressionne ce roman. A voir s'il finira par être lu ou pas.

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